Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

Truman relut les différentes plaintes. Vol à l’étalage, entrée par effraction dans le jardin, certes public, mais fermé, altercation avec le gardien de nuit. Des bricoles en somme, mais qui mises bout à bout, rendaient la liste aussi chargée qu’une lettre au père noël. Il planta ses yeux dans ceux, francs et frondeurs du gamin qui ne répondait rien.

— Fils des étoiles, c’est un joli surnom pour un voleur, ironisa le policier, qui n’avait pas envie de s’éterniser.

— Je suis pas un voleur ! s’insurgea Gaël, qui s’exprimait enfin.

— Et comment tu appelles quelqu’un qui vole, attends… que je ne me trompe pas… deux sandwiches, un au poulet, un autre au thon ? On s’en fait pas dis donc ! Mais c’est pas tout, on a pris le temps de fourrer dans son sac, un lot de briquets ? Des cubes de feu ? énuméra Truman.

— J’ai juste… emprunté, souffla le garçon en baissant la tête. 

— Emprunté ! Tu ne manques pas d’aplomb ! Et les sandwiches au thon-poulet ? Eux aussi, ils sont simplement empruntés ? Tu vas pouvoir les “rendre”, n’est-ce pas ? 

— J’avais… j’avais faim, murmura Gaël. 

— Ah, mais mon petit, on vit dans un monde où malheureusement il faut payer pour pouvoir prendre de la nourriture au supermarché ! Si on veut se taper un bon oeuf-mayo, on aligne les euros !

— J’avais pas assez dans ma tirelire !

— Mais fallait y penser avant jeunot ! Parce que là, avec le gardien qui était fou de colère, et les vigils qui font du zèle, je me retrouve avec ton cas sur les bras ! Et j’aimerais bien rentrer chez moi, et pas y passer la nuit !

— Je voulais rien faire de mal…

— Je veux bien te croire mon p’tit, mais je mets quoi dans le dossier moi ? Tu te rends compte de ce que tu as fait bon sang ? s’agita Truman, sentant une douleur encore plus aiguë lui étreindre le rein gauche. 

Truman n’avait qu’une hâte, rentrer à la maison, prendre une douche chaude et qu’on en finisse avec cette histoire. Fils des étoiles ! Les jeunes ne savaient plus quoi inventer.

— Bon, passons pour les sandwiches. Mais qu’est-ce qui t’a pris de te battre avec le gardien ? 

— Je me suis pas battu ! Il a pas voulu me laisser passer !

— Il a déclaré que tu lui avais donné, selon ses propres mots, un « vilain coup de pied ». 

— J’étais sur la grille et il a essayé de me prendre la jambe, sauf que j’allais pas me laisser faire quand même ! Mais j’ai pas visé la tête ! Je l’ai même pas touché !

— Tu l’aurais couronné de jolis noms d’oiseaux !

— J’ai juste dit merde, parce qu’en me dégageant, j’ai déchiré un bout de mon pantalon. Je l’avais mis exprès. C’est mon plus joli. 

— Mais enfin, qu’est-ce que tu foutais dans ce jardin public, et tout seul ! T’avais pas vu qu’il était fermé ? Comme tous les jours en hiver, à 18h30 ? s’impatienta Truman.

— Ben si, sinon j’aurais pas escaladé, lâcha le garçon. 

Toujours cet aplomb. 

— Tu sais que c’est une effraction ça ? 

— Je savais pas qu’il y avait des horaires pour visiter la nature… rétorqua Gaël. 

— Tu n’as pas forcément tort mais tu saisis bien que là n’est pas la question, n’est-ce pas ? Il y a des règles, et il faut les respecter. On ne peut pas agir comme bon nous chante. Si tu veux aller au parc, t’y vas avant 18h30 ou tu attends l’été que les jours rallongent et les heures d’ouverture aussi !

— Ma mère m’a toujours dit “quand on veut, on peut”, se renfrogna le jeune Gaël. 

— Ah ça, c’est un bel adage ! Je suis désolé de te jeter ça comme ça, mais ce n’est pas vrai, parfois la volonté ne suffit pas.

— C’est pas une menteuse ma mère ! se récria le garçon, dont les joues s’étaient empourprées.

— Ce n’est pas ce que j’ai dit. 

Il y eut un long silence.

Truman l’observa pour la première fois. Le gamin le fixait toujours de ses grands yeux qui ne pouvaient pas avoir le même âge que sa carte d’identité. 12 ans. Ils en avaient au moins 16.

Le policier repensa à son fils Niels et il remarqua une ressemblance troublante avec le jeune assis en face de lui.

Truman reprit ses notes : des briquets et des cubes de feu ! Gaël était mineur, le père en route, l’histoire n’irait pas plus loin, le garçonnet en était à son premier forfait. Il se radoucit un peu.

— Tu me fais penser à mon fils. 

— Pourquoi, il aime escalader les grilles, lui aussi ? 

— Non, c’est pas un cascadeur comme toi, non mon Niels, lui, il vit à travers la poésie. 

— Comme mon père.

— Ton père aussi admire la poésie ? 

— Ouais, c’est comme s’il était absorbé. Il décroche plus. J’ai l’impression qu’il me voit même pas. Je suis sûr qu’il s’en est même pas rendu compte que je me suis taillé… glissa Gaël.

— Il ne va pas tarder, il s’inquiétait, tu sais. 

— Qu’est-ce que vous en savez d’abord ?

— Je sais ce que c’est d’être père. Et d’avoir un garçon qui se sent délaissé… On fait des conneries, on veut tester les limites… 

— Je voulais rien tester du tout ! Moi je souhaitais juste qu’il redevienne comme avant, avant qu’il devienne un fantôme de la poésie. 

— Tu ne connaissais pas d’autres moyens que grimper des grilles à la nuit tombée ? Qu’est-ce qu’elle en pense ta mère ?

— C’est exactement ce que je cherchais à savoir ! Fallait qu’elle m’aide ! Mais comme elle me répond jamais, j’ai regardé sur internet comment communiquer avec elle !

— Sur internet ? s’étonna Truman.

— Ouais, sur Wikihow, on trouve tout. Et c’est là que j’ai vu que le feu, la fumée, c’est le meilleur moyen pour faire des signaux. 

— Des signaux ?!

— Je vous ai dit que j’étais le fils des étoiles, vous m’écoutez pas ! Ma mère m’a dit avant d’aller là-haut que je pouvais lui parler quand je voulais, que je devais juste attendre la nuit, pour qu’elle brille bien et qu’elle soit prête à me répondre. Je voulais juste… que mon père soit à nouveau lui-même, parce que vous pouvez pas savoir, mais c’est pas facile d’être le fils des étoiles. 

Gaël se mit à pleurer à chaudes larmes tandis que Truman, coincé dans son fauteuil avec son mal de reins, se sentit vieux et triste comme le monde. Il imaginait son petit Niels, seul face à l’immensité du ciel lacté.

Si cette historiette vous a plu, cliquez ici pour recevoir les suivantes !

Crédit Phot @Sri Lanka Lights by Sabrina P.

Le fourre-tout littéraire

La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

Il passa ainsi son enfance et son adolescence, un peu potache, sans panache, sans attache. Dans sa famille de 5 frères et sœurs, les parents répondaient toujours 4, pardon 5, quand on s’informait sur le nombre de leurs progénitures. À vrai dire, cet être ne faisait rien de spécial pour se faire remarquer, il ne faisait rien de mal non plus, il ne faisait rien du tout, tout court. En fait, il glandait. Il glandait tant et si bien qu’on le surnomma le glandeur. Vous pouvez penser que ce sobriquet l’affecta au plus point. Ce fut tout le contraire ! Pour une fois, on lui reconnaissait une identité ! Alors, il continua à glander. S’il put se permettre de glander jusqu’aux classes de lycée, au baccalauréat, il eut moins de succès. Il essuya plusieurs échecs à l’examen national, au point que l’éducation, nationale elle aussi, émit l’idée de lui donner le diplôme pour que le glandeur débarrasse le plancher, et les bancs du lycée. La proposition fut bien sûr jugée anticonstiut… anticonstitution… anticonstell… non recevable, et au bout de la 5e année, le glandeur dut se résigner.

Si jusque-là, les parents avaient toléré la présence de ce 5e élément dans leur foyer, ils décidèrent que trop, c’était trop, et qu’il était temps pour lui de se dégoter un boulot. Il faut penser que les planètes étaient fort bien alignées, on cherchait un cireur de banc en freelance dans la région. Il accepta le poste, mais à temps partiel, pour pouvoir continuer à glander l’autre moitié du temps. Il ne tarda pas à déménager dans un studio petit mais fonctionnel, où le lit servait aussi de canapé et de table à manger. On approchait des années 2000 quand il découvrit Internet et les possibilités multiples qui s’ouvraient à lui dans le domaine de la glande. Avant cela, il se contentait de jouer au FreeCell ou au démineur sur son ordinateur. Un jour qu’il glandait sur voila.fr, il reçut un message.

Toi aussi, tu glandes ?

Une telle approche ne manquait pas d’accroche. Il répondit « oui ». Il tremblait. Très vite, la discussion se poursuivit, abreuvée de smileys et de mots bienveillants. Seul glandeur qu’il se croyait, il découvrit qu’en fait, ils étaient plusieurs ! Bientôt, il passa toutes ses heures en ligne dans cette communauté. On l’écoutait, on l’épaulait, on l’estimait. Bref, pour une fois, on le voyait ! Sa conscience augmenta. Sa réalité aussi. Très vite, il participa à des réunions secrètes qui se tenaient la nuit, dans l’arrière-boutique d’un vidéoclub. Oui, pour voir ce que c’est, faut être né déjà depuis un sacré temps. Il se mêla aux nombreux adeptes, cachés sous d’épaisses casquettes, rassemblés autour de Glosho, le Glandeur Suprême, qui répandait sa lumière ultra-violette et extra-lucide. L’être voulut connaître l’illumination dont parlait Glosho dans toutes ses interventions interstellaires. Il lui acheta son anthologie de la glande en sept tomes. Ça ne lui suffit pas. Il s’investit de plus en plus. Son porte-monnaie aussi.

— Tu es en chemin, mais encore loin de la glande universelle. Il faut revenir à l’essentiel. Posséder des biens te dépossède du bien.

Le glandeur ne fut pas sûr de comprendre mais il revint à l’essentiel. Il se débarrassa de tous ses meubles et les offrit à la Fondation des Glandeurs. Il ne garda que son ordinateur. Il bazarda même son lit, pour dormir sur le sol, au plus près de la terre, et de la vérité.

— Le travail te pervertit et t’abrutit, il te rend tout petit alors que ton pouvoir de la glande est grand.

Il ne se présenta plus à son travail. Puis, délivré du rythme journalier imposé par son emploi, il cessa de se nourrir à chaque repas. Manger l’éloignait de la lucidité. C’est comme s’il trichait.

— Écoute cette compilation si tu veux accéder à l’illumination. Tu comprendras pourquoi quand tu seras prêt à l’entendre, lui avait soufflé Glosho.

Sans le réaliser, concentré à toujours plus glander et à écouter son CD, il arrêta de manger un jour, puis deux, puis six.

Le 8e jour, le glandeur fit une mauvaise manipulation sur son ordinateur et se mit à écouter toutes les musiques à l’envers. Ça ne le gêna pas plus que ça lorsqu’il déchiffra les premiers mots. Jamais… Avoir… Vécu… Être… Leurre. Il eut LA Glande Révélation !

Le reste, vous l’avez lu sans doute dans les journaux à l’époque, pour peu que vous étiez déjà né au début des années 2000. Un garçon sans nom sans vie dans un minuscule appartement jonché de feuilles gribouillées de remerciements à Glosho et… Barbelivien. Apparemment, en écoutant ses chansons à l’envers, le glandeur avait compris le message : l’illumination viendrait par l’absorption de l’eau de javel. Les antieaudejavellistes ont fait passer un sale quart d’heure aux vendeurs du produit ! Et ce Glosho, vous allez me demander ?! Jamais poursuivi ! Le Glandeur Suprême assura n’être qu’un vecteur terrestre dans la recherche de la Glande Vérité ! Glosho roule aujourd’hui sur l’or, et dans une belle décapotable. Il continue à offrir ses savoirs cosmiques, mais en live, sur Facebook ou Instagram. Ses adeptes ont passé la barre du million. Et moi, je n’ai jamais eu la force d’écouter Barbelivien, à l’envers, ni à l’endroit.

Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ? N’hésite pas à me laisser un commentaire, et si tu veux suivre l’actu de ce blog, suis le bouton rose !

Crédit photo Monsters by Sabrina P.

Le fourre-tout littéraire

Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

Le fourre-tout littéraire

Wild Wild World

Bonjour à tous, c’est dimanche, jour du confinement ! Comme le coronavirus ne s’attaque pas encore à la créativité, j’en profite pour vous offrir un texte qui ne rentre dans aucune case, ni celle du Zodiac, ni celle de l’Agenda Ironique, ni du Bric à Book. Je n’en dis pas plus pour ne rien vous dévoiler, et j’attends vos commentaires en fin de lecture. De mon côté, préparation d’un nouvel Apprentie en herbe, et travail sur mon recueil en parallèle. Si vous ne savez pas quoi faire, et que vous avez maté tout Netflix, parcourez les diverses catégories, la nouvelle (La Bibli roulante) avec mes lectures et je suis en train de réfléchir à une autre dans le futur, dont je vous parlerai en temps voulu ! Beau dimanche à vous, Sabrina.

Le fourre-tout littéraire

Calme avant les tempêtes

Une histoire très courte aujourd’hui, pour ma première participation à l’atelier d’écriture Bric à Book, un site très sympathique avec une proposition d’écriture chaque semaine lancée à partir d’une photo. N’hésitez pas à y jeter un oeil, pour découvrir des auteurs, le site, ou pour participer, la communauté est fort agréable ! Je me lance et vous laisse découvrir, ce que la photo m’a inspiré. Belle lecture à vous. Sabrina.

— Et les vaches, comme elles étaient mignonnes ! Hautes comme ça ! Et leurs yeux si doux ! On aurait dit des biches ! Puis, on a bien mangé !

Lui repense à la Jacket Potato, une immense pomme de terre garnie –recouverte !– de fromage fondu, et aux haricots infects de leur English Breakfast. On peut dire que les Britanniques sont doués… pour la cuisine étrangère ! Il ne lui répond pas. Les deux regardent à travers la vitre la terre ferme qui se rapproche.

Le fourre-tout littéraire

La ferme ! Aux crocodiles.

Bonjour à tous, un petit moment depuis ma dernière publication, mais beaucoup de projets de mon côté qui s’amoncellent, et parfois, il faut se concentrer pour éviter de s’éparpiller. Aller à l’essentiel quoi. Grâce à cette méthode, j’ai pu écrire deux textes, un pour le Zodiac Challenge (que je ne partagerai pas ici, exceptionnellement) et celui-ci, tout droit inspiré par… Je vous laisse deviner. Attention, lecture engagée, parce qu’écrire, c’est aussi décrire, et décrier… Belle soirée à vous, Sabrina. N’hésitez pas à partager vos ressentis (je ne mords toujours pas, malgré ce récit fictionnel), ou à faire tourner chez des amis lecteurs :).

8h05. Breaking news ! Un terrible accident s’est produit dans une ferme aux crocodiles en Australie où un alligator de trois mètres de long aurait sauvagement attaqué le gardien de la ferme. Nous sommes les premiers sur cette nouvelle, les images ne nous sont pas encore parvenues, mais on peut déjà imaginer la cruauté d’une telle vidéo, tenez vos enfants éloignés des postes de télévision. On me prévient dans l’oreillette que l’alligator aurait été neutralisé…

Le fourre-tout littéraire

Le monde de Bellaria (concours Short Edition)

Bonsoir à tous, je vous retrouve ce soir, après des jours agités où je n’ai pas avancé dans mon écriture de nouvelles, car je suis focalisée sur la réécriture de ça en un format d’album jeunesse et je ne pensais pas (à ma grande honte) que ça me prendrait autant de temps ! Et il faut dire que la troisième version est absolument différente de celle proposée il y a un an de cela, c’est fou ce que l’on peut extirper d’un texte qu’on pensait abouti (à peu près). Je dois, pour ce travail harassant, remercier mon compère, qui devient de plus en plus exigeant, et qui ne me laisse passer aucun relâchement (comment ça, ça manque de péripéties, comment ça, la fin n’est pas assez piquante pour le lecteur ???). Dure dure la vie d’auteure en herbe quand pour espérer devenir un arbre, faut se faire secouer les branches 😉 ! Bref, tout ce laïus pour dire quoi ? Que le concours auquel j’ai participé sur short-édition est tombé, et que mon texte, peut-être trop sucré, n’a pas été retenu. Ça tombe bien, je vous l’offre sur le blog, et vous garantis que tout ce glucose ne viendra ni embêter votre foie ni vos poignées d’amour ! En gros, il fallait une histoire de prince, oublié – le pauvre !- en référence au film de Michel Haza…Hava… Hazanavicius ! Pour mieux comprendre mon histoire, c’est . Chaque nuit, le père de Sofia invente des histoires fantastiques où Sofia est la princesse, et lui le Prince prêt à la secourir. Bonne lecture, n’hésitez pas à me faire un compte-rendu salé, ou sucré…

Il ne pouvait ouvrir ses yeux. Ses paupières semblaient scellées avec… du miel ! Son nez ne pouvait s’y tromper. Il essaya de bouger. Impossible. Il était enlisé dans une épaisse soupe sirupeuse. De la guimauve !

— Vous voilà dans un sacré pétrin !

La voix semblait venir au-dessus de lui. Il parvint à entrouvrir un oeil, le droit. Une tête ronde et rose l’observait avec un certain amusement.

— Dans chwoi che me chuis fourré ? demanda-t-il avec la bouche remplie de… marshmallows ?

— Ça mon vieux, c’est une belle crevasse à la mélasse ! Un excès de friandises hier soir ? Je juge pas, j’travaille dans un bar à céréales ! Allez, donnez-moi la patte, on va pas épiloguer dans de la guimauve !

Le fourre-tout littéraire

Demain est un autre jour (Zodiac challenge 2020)

C’est mon anniversaire, paraît-il ! J’ai atteint l’âge de Jésus-Christ, ou d’une vieille marque de binouze, je ne sais lequel est le plus glorieux des deux. Alors, comme je suis d’une générosité sans faille, je vous offre le premier Zodiac de 2020 (certains ont peut-être vu passer l’info sur ma NoFakeNewsLetter, pour s’y abonner, c’est en bas de cette nouvelle), non parce que j’ai l’âge de Jee Zeus, mais parce que je rempile pour une année de défis littéraires (comme ici), pour éviter que mon écriture ne rouille. On embarque pour les thématiques de janvier : – Retour à la case départ- Une bonne résolution- Errance – Demain sera toujours demain. Pour ceux qui ont oublié mon anniversaire, vous avez quelques heures pour vous rattraper, quoi qu’il soit, sachez que si vous ne le saviez pas, je vous pardonne mes enfants. Et si vous buvez un coup à ma santé, faites-moi plaisir, achetez-vous une vraie bière :)! Belle lecture à vous.

Le fourre-tout littéraire

Mary Christmas

Bonsoir à tous, j’espère que vous avez passé de magnifiques fêtes de Noël, entourés des vôtres et de ceux qui vous sont le plus cher, à votre coeur, et non à votre porte-monnaie 😉 ! Je reviens vers vous avec une chouette nouvelle, celle de voir une de mes histoires courtes du Zodiac en lice pour le prix du Grand Court sur Short Edition! Vous pouvez la retrouver, la lire et voter sur ce lien Au bout de l’arc-en-ciel. Mais pour l’heure, voici une de mes dernières histoires créées autour de la thématique de Noël, que j’avais envie de vous partager, pour ne pas oublier que frénésie rime avec hérésie… Bonne lecture à vous, et merci d’avance pour vos retours. Je vous concocte très vite un Apprentie en Herbe, et pour ceux qui veulent plus de lecture entre deux chocolats, les publications autour du voyage et d’une carte au trésor sont ici, chez Carnets Paresseux.

Le fourre-tout littéraire

Calico Jack (Agenda Ironique de décembre)

Le mois de décembre est fou, au niveau de l’écriture et des nouvelles ! Mais je tiens la cadence comme on peut ! Pour rappel, le Zodiac Challenge est bouclé, terminé, achevé (yihaa !), pour lire la dernière bulle des signes astrologiques, cliquez donc ici ! D’un autre côté, les heureux receveurs de ma NoFakeNewsletter (abonnez-vous en bas si vous souhaitez la voir dans votre boîte) ou les bons observateurs ont remarqué une nouvelle catégorie sur mon blog Recueil Edité Esprit Livre, où vous pouvez commander le chouette recueil où j’ai eu la chance de voir deux de mes nouvelles éditées. Mais aujourd’hui, voici ma participation pour l’Agenda Ironique de décembre chez Carnets Paresseux, où il fallait inclure partir d’un détail de l’atlas nautique du monde, deux dates, et les mots tatillon / Noël / demain / gouffre / échelle / demain, bref, tout est mieux expliqué ici !! J’espère que la consigne est respectée, et que mon récit vous fera… voyager ! Suivez mon Calico Jack !

Le fourre-tout littéraire

Glow-Bulle (Zodiac Challenge)

Qui l’eût cru par la foi de Lustucru ! Le Zodiac Challenge est terminé après une course contre la montre et les mois déjà croqués du défi pris en cours ! Quel plaisir de vous partager aujourd’hui le dernier texte de ma série Zodiac, pour le mois de décembre. Les thèmes étaient : théâtre / l’exil / bulle / la ville invisible / séchoir à linge. J’étais partie sur l’idée du théâtre, puis une balade en montagne m’a totalement déviée de mon chemin, et est apparue, presque comme une vision biblique, ma nouvelle Glow-Bulle ! Encore une fois, je remercie tous les initiateurs de ce challenge fort sympathique (ici pour les infos), qui m’ont aidée non seulement à garder le rythme mais encore à me frotter la plume sur un tel format pendant 12 nouvelles toutes différentes où tout (ou presque) était permis ! Pour les retrouver ou les relire, c’est par là, dans la catégorie Zodiac Challenge ! Je vous remercie bien chaleureusement de votre lecture au fil des signes astrologiques !

Le fourre-tout littéraire

Ma sorcière bien-aimée

Voilà enfin décembre qui descend sur nous, prêt à déferler avec son effervescence habituelle ! Pour moi, cela signifie enfin les résultats des lauréats du concours Aufeminin ! Rappelez-vous, je vous en ai parlé ici avec ma première participation Chamallow. J’en profite encore pour remercier tous ceux qui ont pris le temps d’aller y jeter un oeil et même d’apposer une jolie note ! MERCI ! THANK YOU ! GRACIAS ! DANKE et autres GRAZIE MILLE ! Malheureusement, cela n’a pas suffi pour le vote des lecteurs (il fallait plus de 500 votes !!!) ni pour le jury ! Alors bravo aux gagnants, et de mon côté, je suis ravie d’avoir participé et proposé des textes qu’il m’a plu d’écrire et de défendre, et cela me permet de créer un nouveau post sur mon blog, sans empiéter trop sur mon emploi du temps méga chargé de fin d’année ! Donc, voici la deuxième nouvelle proposée pour le concours, avec le thème : tremblez tremblez, la sorcière est de retour… Pour ce texte-ci, j’avoue m’être énormément amusée, mais je vous laisse la découvrir et comprendre pourquoi… Saurez-vous trouver la contrainte que je me suis imposée ? Belle soirée à vous, je me remets à l’écriture, il n’y a que ça à faire, encore et toujours 🙂 !

Le fourre-tout littéraire

Le cimetière des animaux

Bonjour à tous, le Nanowrimo est bien entamé, tout est expliqué par ici à peu près sur Apprentie en Herbe 5 je fais fi à la règle d’écrire sans réviser puisque j’ai quelques obligations (que je me suis seule obligée à faire) en termes d’écriture car le Zodiac continue, avec de nouvelles thématiques pour novembre, inspirées et inspirantes ! Ni une ni deux, je vous propose donc les 4 thèmes du mois : Utopie / Le cimetière / Mon pays / Perdu, et je vous laisse imaginer celui que j’ai décidé d’explorer ce mois-ci ! Ca me fait 758 mots de plus pour le NANO, et plus qu’un mois, un texte pour boucler le défi du Zodiac ! Fiouuu ! Ca a dépoté depuis cet été ! Ne vous inquiétez, après, je me consacre au Nano, donc, je reste dans une grotte, sans téléphone, sans amis, sans chat, sans rien (ou presque) à vous mettre sous les yeux ! Belle journée à vous et belle lecture !

Le fourre-tout littéraire

Agenda ironique d’octobre, suite et fin (résultats dés voiles eh !)

Brr, que ça fait.

Crr, que ça trait.

C’est Allo Win ! Et l’heure des résultats ! Pour mon premier hébergement de l’Agenda Ironique, je m’en sortais pas trop mal avec des délais et les consignes, puis est arrivée la mise en place des votes, et évidemment, y’a eu de la bafouille et de la cafouille ! Mais comme toute solution a son problème (comme dirait une très chère ancienne prof de théâtre), j’ai plus ou mois réussi à rectifier le tir.

Scribes du Pef, plus d’impatience, il est l’heure de révéler THE texte préféré pour le mois d’octobre, qui se termine avec pour les plus chanceux, par du découpage de citrouille.

Le fourre-tout littéraire