Aligote, tête de linotte

Me revoilà avec ma nouvelle copine, Miss Régularité. On verra combien de temps on reste amies. Enfin soit ! Je te l’ai dit la semaine dernière (iciiii), j’ai un nouvel environnement qui cultive l’imagination et qui pousse (jeudemotsautourdujardinagebonjour) à l’inspiration. Donc, voici en brut, sans trop de relecture ce qui est sorti pour une des consignes de mon atelier de quartier, une (légère) parodie de conte pour grands enfants ! Il faut croire que la Dordogne, ça vous gagne (gogne ??) ! Bref, bonne lecture, n’hésite pas à commenter, me lancer des fleurs (ou un râteau), me dire si c’est trop perché, même pour un chat lecteur et aventurier. Pour le reste, je t’en parle la semaine prochaine (spoiler, ça sera ptet la semaine d’après). Belle journée à toi et merci d’être passé.e par là ! PS : petite précision, des mots étaient bien entendu imposés dans ce texte sans queue ni tête (de Linotte). Sauras-tu les trouver ?? Re PS : pour les non connoisseurs (comme moi), Pécharmant est une commune et le nom d’un vin apparemment réputé par ici…

Aligote, tête de Linotte, frémit devant son miroir. C’était le jour J. Elle allait sortir. Enfin. Après ces mois enfermée dans sa tour de la résidence du Bosquet Ronflant. Elle appréhendait de mettre un pied dehors. Surtout qu’elle n’avait plus vraiment de chaussures, au fur et à mesure que les années avaient passé, elle en avait débarrassé le plancher, contre des objets plus utilitaires, peut-être même contre des denrées alimentaires. Elle se rabattit sur ce qu’il lui restait, des pantoufles de Vergt, la bourgade voisine. Elle observa ses cheveux qui lui tombaient maintenant à la taille. Les coiffeurs n’avaient pas défilé dans le logement ni effilé nombreux gens. Toute la résidence (7 humains au total) avait adopté le style Bob Marley sans se consulter, et l’on aurait pu croire au Bosquet Ronflant qu’une certaine nostalgie du reggae y régnait. Elle poussa un soupir de dépit. Elle n’avait plus de maquillage sous la main, et rien à se mettre sur les joues pour lui donner un air un peu plus pimpant. Elle ressemblait à un potiron périmé. Elle ramena sa chevelure épaisse en une tresse qu’elle s’attacha avec un fil dentaire qui traînait entre deux morceaux de savonnette cassée, et sèche comme la pierre. Peut-être qu’elle devrait se doucher ? Après tout, elle allait se frotter à d’autres humains. N’était-ce pas ainsi, que toute séduction commençait ? Par ces échanges olfactifs ? Oh, du parfum suffirait ! Zut, pensa Aligote, tête de linotte, je l’ai troqué contre un truc l’année dernière ! Elle se rua dans les toilettes. Le désodorisant était désespérément… vide. Même plus un pschitt dedans. Cela faisait des mois qu’elle devait le jeter au tri. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit, après le ménage, après le ménage. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit le ménage, le ménage, tout court. Elle se passa de l’eau sous les aisselles, et, avec un élan d’inspiration, elle se mit deux gouttes de dentifrice de part et d’autre. Parfum menthe. Si ça marchait pour les dents, il n’y avait pas de raison… Elle se regarda une dernière fois dans le miroir. Ragaillardie par la sensation de chaleur provoquée par la menthe fraîche sous ses aisselles, elle se trouva moins potiche, moins potimarron. Sa tresse lui donnait un air plus altier, et donnait à sa tenue une allure plus raffinée.

Elle était prête pour le grand soir. Pour la big nuit. Pour le Matari. La discothèque la plus célèbre de la ville qui rouvrait ses portes après mille et une soirées de fermeture. Elle trépignait d’impatience malgré son appréhension. Saurait-elle danser sur la musique ? Saurait-elle se rappeler comment battre la mesure, pour faire battre les cœurs des princes de Pécharmant, le village voisin ? Une escalade d’émotions la submergeait et Aligote, tête de linotte, faillit annuler et rester chez elle. Elle pourrait faire le ménage tiens, au lieu de se pomponner et d’aller parader. Elle regarda les vêtements sales qui s’amoncelaient sur le sol, et les verres qui un jour, avaient étincelé sous la poussière. Rappelle-toi le code, se psalmodia-t-elle pour se donner du courage « Chia, ouvre-toi, Chia ouvre-toi »… Elle prit son sac et machinalement, mit son masque sur le visage. Elle se mit à rire nerveusement. Non, ce soir, et tous les autres soirs, elle n’en aurait plus besoin ! Elle eut envie de pleurer. D’un geste de défi, elle jeta le masque par terre, à côté de ses verres point lustrés depuis belle lurette, et ferma la porte derrière elle. Elle descendit les marches quatre à quatre, l’excitation prenant le pas sur ses craintes.

– Libéréeeeee, délivrée !!! Je ne me masquerai plus jamaiiiiiiiiis !

Puis, patatras. Fin du conte de fées. Alors qu’elle pirouettait sur elle-même, dans ses pantoufles de Vergt, elle se retrouva nez-à-nez avec deux douaniers des gestes barrières.

Aligote, tête de linotte, s’était – hélas !- trompée de date de déconfinement. Les douaniers ne voulurent rien entendre, les deux agents étaient sourds de naissance.

Un jour, mon bailleur viendra, soupira-t-elle, dans sa cellule 404, où elle devrait attendre sagement qu’un des 7 humains du Bosquet Ronflant, vienne la secourir.

Et sans se rendre compte, ses pieds commencèrent à se mouvoir dans ses pantoufles de Vergt, sur une musique qu’elle n’était pas sûre de reconnaitre… Every little thing is gonna be all right…*

*(un petit air de Bobby Marley 🙂 )

Alors, si cette histoire t’a plu et si t’en redemandes, c’est par là qu’on s’abonne et en dessous qu’on commente 🙂 !

Image par Isabel Fernandez de Pixabay

Le fourre-tout littéraire

La leçon de peinture

Bonjour à toi, lecteur, lectrice, âme perdue sur le net en cette fin d’après-midi, enfin de retour après des semaines à nouveau intenses même si je pensais avoir passé le plus chia dur de l’année ! Voici donc un texte écrit pour l’Inventoire, lors du dernier atelier d’écriture en ligne proposé pour le mois de mai. Comme toujours, je lis la consigne, prends mon stylo, et essaie de pondre un petit truc qui se rapproche (du moins qui s’éloigne pas trop) de l’instruction de départ. Et comme toujours, j’ai dépassé et j’ai dévié (oups). En tout cas, j’espère que cette lecture te plaira ! Pour ma part, je me suis collé plein de post-it sur mon carnet pour « tenter d’essayer de m’efforcer de tâcher » d’être plus régulière par ici, malgré les projets qui s’accumulent, les idées qui pullulent et le jardin qui tubercule ( 😉 ). Car il y a du nouveau, côté écriture ! Oh rien de très grandiose (je n’ai toujours pas écrit Harry Potter ni éclairé l’Académie française de mes lumières ) mais plein plein de petites choses qui se mettent en place doucement pour la petite fourmi (ou cigale ?) qui « écrit » et que je suis. En effet, nous avons atterri, mon chat à poils courts, mon chaton à barbe longue et moi dans un lieu fort propice à l’inspiration, et qui n’acceptera nulle excuse ni procrastination… La suite au prochain épisode, dans un nouvel « Apprentie en herbe » où je parlerai de l’univers impiiiiiiiiitoyaaaaaaable de l’édition, et des astuces pour bien garder la tête sur les épaules et non pas en forme de melon (spoiler, métaphore du joggeur et du médaillé olympique). En attendant, si tu veux faire ta BA, c’est toujours par là. Belle lecture et bonne leçon de peinture !

Le fourre-tout littéraire

La foire au jargon

Bonjour à toi, je reviens enfin par ici alors que je m’étais promis plus de régularité sur le blog… Va falloir vraiment songer à s’organiser un poil mieux ma chère si tu veux percer dans la bulle littéraire ! Surtout qu’il y a du nouveau, l’autoédition de mon recueil avance à grands pas ainsi que les autres projets, je t’en parle bientôt (en l’an 2033) hihi, en attendant, si tu ne t’es pas procuré La complainte du belzébuth, c’est par là, une pièce courte et pratique à fourrer dans un sac de plage, qui ne prend pas l’eau (à vérifier tout de même)… Trêve de foin, aujourd’hui, je te partage un texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture de ma ville qui devrait bientôt se refaire en présentiel, ce qui confère quand même une atmosphère plus douillette que derrière son Machin Tosh. La consigne était de créer un dialogue un peu absurde entre un professionnel et un non-initié, où bien entendu le novice en la matière n’y entend rien justement… J’ai bien évidemment pensé au sketch des Inconnus « Les langages hermétiques » dont voici un extrait, que j’ai dû regarder un bon millier de fois dans ma prime jeunesse. Et quoi de mieux pour jargonner, que d’aller piocher dans mon cher métier, où les sigles, les définitions à rallonge ne manquent pas de nous éblouir chaque jour ! Voici donc ma foire au jargon, sauras-tu traduire en langage compréhensible par l’être humain ces inquiétudes d’institut… pardon, de professeure des écoles ? Spoiler : ceci est un texte à visée humorisitique, et insiste donc sur l’aspect sarcastique d’une caractéristique diabolique de notre métier tragico-comique, en gros, passe ton chemin, Melle polémique 🙂 ! Et belle lecture bien sûr !

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Hell yeah Bukowski !

Bonjour à toi ! Eh oui, je reviens déjà ici avec de la nouveauté ! Comment ça ??? Après des semaines d’absence, deux publications en 6 jours ?!! (Si t’as pas eu le temps de dire ouf, ni de lire mes derniers textes, c’est ici) Yes, oui, si, da, c’est tout ou rien en ce moment, soit j’ai la même présence qu’un fantôme fantaisiste, soit je me transforme en prolifique perroquet ! C’est les « vacances » (en vrai, j’ai une tonne de travail qui m’attend pour les jours à venir, mais j’ai adopté la position de l’autruche, une politique qui fonctionne pas plus mal qu’une autre) alors j’en profite pour te partager mes derniers textes en vue de l’atelier à venir. Deux consignes sont à l’honneur en ce jour, l’écriture d’un fait divers et un texte autour de la musique tout en jeux de jambes de mots qui commençait ainsi « Une partition ayant mal au dos cherchait une ligne où s’accrocher mais aucune n’était à sa portée. Alors qu’elle désespérait de… » . Bien entendu, en cette période morose, pas question de prendre tout ceci fort au sérieux, alors je me suis amusée à emberlificoter les istruziones et en avant la fanfare ! Parce que hein, « Some people never go crazy, what truly horrible lives they must lead (certains ne se lâchent jamais, quelles vies affreuses ils doivent mener). C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Bukowski !

Belle lecture à toi, merci d’avance pour ton passage, ton indulgence, ton commentaire d’admiration éternelle (rayer la mention inutile).

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Après l’hibernation, le printemps !

Bonjour à toi lecteur.rice (lecteurice ?) !

Me voilà enfin de retour par ici après des semaines d’hibernation littéraire, non point que l’imagination se soit fait la malle, (après tout, celle-ci a la chance de ne pas être confinée), mais car j’avais du « foin sur la manche » niveau professo-personnel 🙂 ! Je ne vais pas tergiverser longtemps, il fait si beau ce serait dommage de te scotcher sur cet écran par une belle journée de printemps, et te présente donc une myriade de 3 courts textes et exercices proposés ici et là pour les divers ateliers auxquels j’essaie tout de même de participer (avec peu de régularité…). Je te l’annonce tout de suite, c’est aussi décousu qu’une chemise bariolée qui aurait besoin d’un sacré ourlet ! Il faut croire que j’avais besoin d’aérer l’esprit lors de ces ateliers, censure THERE IS NOT ! C’est brut, ça bute (et butte), nom d’une babelutte (petit caramel belge, merci gogole.com), patience et indulgence seront de mise pour cette reprise de lecture, ça part dans tous les sens : Sapaar ! Dans tout, l’essence... Bref, tu l’auras compris, ne cherche point aujourd’hui (encore moins que d’habitude) lyrisme ascétique mais plutôt…. abstrait lunatique ! Bonne lecture ! (Pour des textes plus sérieusement conçus, attendre la prochaine éclipse ou aller sur l’Inventoire, où mon texte « Au passé composé » avait été sélectionné le mois dernier).


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Au bord de la Fontaine

Bonjour à toi, qui viens me lire en ce beau dimanche tout gris ! Une publication un peu hybride car aujourd’hui, je vais faire un point sur ce qui passe de mon côté en écriture après des mois en dents de scie sur le blog et (libérer) délivrer le dernier texte écrit pour l’atelier de ma ville de mardi soir prochain. Et pour l’occasion, j’ai décidé de m’attaquer à du lourd, du très lourd, attention, premier indice, c’est un auteur de fables qui étanche les soifs, deuxième indice, c’est un auteur qui aurait fait la paire avec Manon des Sources… Je te le donne en mille, aujourd’hui, je me fais plaisir et je parodie la célèbre fable du Corbeau et du Renard. Je me suis amusée à l’écrire, j’espère que tu le seras tout autant, à la lire ! (Scrolle tout en bas si tu veux passer directement dans ma version 2021 du Corniaud et du Roublard).

Alors côté écriture, où en suis-je donc ? Dans une nébuleuse de projets à vrai dire. You hou, y a quelqu’un ? C’est parti pour les giboulées de projets de mars !

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(pas) Au pied de la lettre

Bonjour à toi, je réalise avec effroi que mon dernier texte date d’il y a trois semaines ! Plus ça va, et moins je tiens le rythme ! Qu’à cela ne tienne ! Je suis en vacances, et cette première semaine, j’en profite pour rattraper tout mon retard sur mes projets ! En vrac dans mon sac (et dans mes rêves) : réécriture du recueil de nouvelles avant nouvelle salve d’envois dématérialisés, rattrapage de tous les ateliers d’écriture, envoi de la pièce de théâtre dédicacée (si intéressé.e, MP-moi) (oui la fameuse pièce ici qui circule déjà dans l’entourage) et création d’une consigne d’écriture pour la catégorie A vos styl’oh, largement délaissée depuis sa création (et c’est peu de le dire).

Face à cette oisiveté retrouvée, je me suis même essayée à l’enregistrement de quelques nouvelles (rubrique p’tit clic en bas à droite ça s’écoute ici), où je demande grande indulgence, car c’est brut de pomme pour les premiers essais, et je ne sais point si un jour ces pseudo-podcasts auront la saveur d’un bon cidre frais 🙂 ! Bien ! Au vu de la métaphore, je crois qu’il est temps de livrer le texte du jour. Au programme, une lettre demandée pour l’atelier d’écriture de ma ville, où il fallait écrire à son frère, et refuser de venir lui rendre visite en banlieue, dans un échange épistolaire ultra cliché (ou Clichy) ! Voilà donc ma production à lire, et à ne pas prendre bien sûr… au pied de la lettre !

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Tout un télégramme !

Bonsoir à toi ! Me revoici de retour, après deux semaines hautes en couleur ! Les premières commandes de la Complainte du Belzébuth ont été envoyées, (si tu ne te l’es pas encore procurée, j’en parle ici) et j’ai déjà eu un retour fort positif qui ne vient… ni de ma tante ni de mon chat analphabète ! Bref, aujourd’hui, je reviens avec un exercice réalisé dans le cadre de l’atelier que je suis dans ma ville. La consigne : écrire une histoire à partir du télégramme suivant ! 5h. Paul doit voir le juge. Echappe à des mafiosos. En danger à cause de la chloroquine. Se cacher dans une grotte. Ours en colère. Finit à l’hôpital. Evidemment, avec de telles péripéties, fallait pas s’attendre à autre chose que de l’absurde… Bonne lecture à toi et n’hésite pas à partager ton avis en commentaire 😉 !

5H. Paul lève son bras machinalement, la tête enfoncée dans son oreiller, un filet de bave ornant le tissu à fleurs un peu démodé du coussin.

 – Le juge ! est la première pensée de Paul, après « merde » et «  c’est quoi ça » en sentant la matière visqueuse  sur sa joue droite. Il allume la lumière. Pas le temps de traîner, il doit prendre sa douche et s’habiller. Où a-t-il mis son costard ? En même temps, est-ce qu’il faut mettre un costard pour passer devant le juge ? On s’en pose de ces questions existentielles dans le monde.  Il farfouille dans son placard, ne trouve rien. Plan B. Une cravate suffira.  Il en déniche une parmi ses slips, jaunis et élargis.

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Trois cafés pour la route !

C’est dimanche après les fêtes, et tu dois sans doute apprécier le calme et la sérénité de cette matinée sans pétillant sans déballage de cadeaux, sans hurlements cris de joie des petits (et des plus grands) et sans montage de jouets censé ne prendre qu’une petite demi-heure tout seul et qui finit à 5 cerveaux à se gratter la tête pour savoir d’où vient ce boulon restant dans les mains. Cette année, j’ai de quoi lire, de quoi écrire, (de quoi jouer en société) et de quoi entretenir my popotin, bref, aucune excuse pour ne pas reprendre mes habitudes du dimanche ! Après t’avoir parlé de mes maigres avancées dans l’édition, je te propose donc un dialogue un peu absurde, au café du coin, à la suite de la consigne proposée par mon atelier d’écriture du Collectif des Arts à souhaits. Il fallait rédiger un dialogue (jusqu’ici on a bien compris) où l’on détourne 5 expressions idiomatiques pour leur donner un tout autre sens : donner sa langue au chat, avoir la main verte, monter sur ses grands chevaux, raconter des salades, être lessivé. A la Devos quoi. Personnellement, je crois que ce dernier point est loin d’être atteint ici, tout simplement car, si je connais certains sketches du grand monsieur, j’ai plutôt été élevée auprès des Inconnus et je n’ai pas cherché à revoir ses sketches pour ne pas être influencée. Donc, on dira que j’ai fait un dialogue un peu absurde, avec des expressions qui n’ont pas le sens usuel… Tout ça pour dire, Joyeux Noël et bonne lecture ! PS : si ça t’inspire, n’hésite pas à t’amuser autour de cette consigne !

— Voilà qui qu’arrive de frais matin!

— Salut la compagnie !

— ‘Lut Hector !

— Un petit café plus plus, comme d’habitude.

— Et un café amélioré, un. Dis donc, tu tires une drôle de tronche ce matin, j’aimerais pas être ton miroir.

— M’en parle pas, je suis dans un de ces bordels ! Mais un affreux, où y a même pas une nénette pour s’remonter le moral. J’ai plus la main verte.

Le fourre-tout littéraire

Les trois petits contes

Bonsoir à toi, enfin je reviens sur le blog, pour partager de nouvelles consignes d’écriture après quelques semaines d’absence, c’est toujours la course niveau nouveau travail et je lutte pour trouver un moment pour écrire et venir lire ! Mais je suis partie pour un mois avec moins de responsabilité, alors je vais essayer de reprendre mon rythme d’un texte par semaine, surtout que j’en ai des projets à achever ! Aujourd’hui, je te présente les consignes d’écriture de l’atelier en ligne auquel je participe. Il fallait expliquer pourquoi un ou une célèbre méchante avait ainsi « tourné », comme dans Joker de Todd Phillips. Ensuite, il fallait s’amuser autour des onomatopées, comme dans la chanson Comic Strip de Gainsbourg. Et dernière mission raconter un fait extraordinaire dans un quotidien ordinaire. Et tout ça sous forme libre ! Une cueillette de textes fort variée que je te laisse apprécier… Quel est ton préféré ? Dis-le moi en commentaire ! Et comme toujours, n’hésite pas à partager et lire les anciens textes ici ! Belle soirée !

Consigne 1 : expliquer les raisons pour lesquelles un méchant devient méchant

– Non mais je rêve ! 

– Vous connaissez les règles…

– C’est absolument merveilleux de grotesque, d’absurde, je suis la reine !

– Au tribunal, seule la loi fait office de roi… 

– On marche sur la tête ! D’ailleurs, vous n’allez pas tarder à l’avoir coupée, votre tête !

Le fourre-tout littéraire

La porte ouverte à toutes les lettres ! (free style)

Bonsoir à toi, c’est dimanche soir et je reviens à mes bonnes vieilles habitudes ! Je souhaitais te faire part de mon avancée sur mon recueil de nouvelles (qui a été envoyé à une dizaine de maisons d’édition plus ou moins petites et qui a déjà reçu 3 réponses (spoiler : négatives, sinon j’aurais déjà écrit un article dessus / aurais filmé ma danse de la macarena / et aurais commencé ma nouvelle vie d’écrivaine célèbre dans un cottage anglais à l’abri des regards) mais j’attends encore de trouver les réponses à mes questions avant de me tourner vers l’autoédition. Je t’en parlerai donc la semaine prochaine dans un Apprentie en herbe avec moult précisions. Mais je ne suis pas restée inactive pour autant ! Le mardi, on continue notre atelier d’écriture dans ma ville, (j’en parlais ici ) mais sur Zoom Zoom. Alors, en prévision du webinaire à venir, je te livre en free style les deux exercices effectués à cette occasion, en avant-première. Et ouais, encore mieux qu’au cinéma ! Première consigne, il fallait donc libérer son écrit en écrivant une courte histoire où chaque mot commence par une lettre de l’alphabet. Deuxième consigne, c’est son esprit qu’il fallait délier à partir d’une porte ouverte, mais les yeux fermés… Tu vas voir, comme toujours, j’ai tordu un peu le cou à la règle imposée, que veux-tu, un rond a toujours du mal à devenir un carré ! Belle lecture à toi ! Et si tu veux t’amuser à la tournée de l’alphabet… n’hésite pas 🙂 !

Le fourre-tout littéraire

Une histoire banale (atelier L’Inventoire d’Aleph écriture)

Bonjour à toi cher lecteur ! J’ai enfin réussi à caser un petit créneau pour écrire un nouveau texte ! Comme je l’ai déjà mentionné, ma rentrée est menée tambour battant avec énormément à apprendre, et pas mal de pression sur les épaules… un début d’année bien chargé donc, où il est difficile de s’atteler à une table pour gratter du papier ! Mais quand j’ai vu passer la proposition de Aleph Ecriture, je n’ai pas pu résister ! Tous les mois, une nouvelle consigne d’écriture sera postée sur la plateforme où tous les passionnés peuvent poster leur texte et échanger autour avec leurs camarades d’écriture ! Certaines nouvelles pourront paraître dans leur revue littéraire l’Inventoire. Et le tout, gratuitement ! Bref, une belle initiative, à laquelle je me suis empressée de répondre. La consigne, inspirée du roman YOGA d’Emmanuel Carrère, est là, mais pour les flemmards, voici le résumé : décrire un moment de fort bouleversement sous forme de « je » (jeu ?) mais terminer sur une note plus positive et lumineuse. En 1500 signes ! Ecrite sur le gong, la voici ce matin !

C’est une histoire banale. Un gars, une fille. Ils s’aiment. Beaucoup. Puis plus. La fille, c’est moi. Le gars, c’est lui. Il est parti. La porte est fermée. Elle a même pas claqué. Il est parti et a refermé derrière lui. Presque sans bruit. Même notre fin est banale. Pas de vase fêlé, pas de vaisselle cassée, pas de verre fracassé. Juste nos cœurs brisés. Il a pris le sien, et un peu du mien.

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Qu’est-ce que t’es belle ! (concours Au féminin)

Bonjour à toi, cher lecteur.trice, je reviens ce dimanche, avec un peu plus de régularité et une nouvelle participation à un concours, celui de Au féminin ! Ce concours, tu le connais déjà car l’année dernière, je t’avais déjà sollicité.e ! Cette année, on prend les mêmes et on recommence ! 3000 signes, 4 thématiques et on se lance ! Il fallait choisir entre « Qu’est-ce que t’es belle // Fais ce qu’il te plaît // Dans le regard de ma fille // Escapade »… Pas difficile de voir vers quel thème je me suis tournée… Particularité cette année, je me suis rendu compte le 22 que le concours avait recommencé… et que la date butoir était au 26 😉 ! Alors, dans l’urgence des vacances, voilà ce que j’ai concocté, n’hésite pas à commenter, partager et aller voter ICIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! Reconnaissance éternelle offerte, comme toujours ! Beau dimanche à toi !

Qu’est-ce que t’es belle. 

Ils sont jetés. Ils ont franchi des lèvres. Ils sont suspendus dans les airs. Comme des volutes de fumée. Ces mots qu’on ne m’a jamais dits. Je les mâchonne. Je les savoure. Ça vaut le coup qu’on se bichonne. 

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V’là mon retour et ma tournée !

Me voilà enfin en vacances après une rentrée très rock and roll qui se termine sur une note très amère qui nous fait rappeler ô combien l’éducation à la tolérance, la bienveillance, l’esprit critique et la réflexion sont au cœur des enseignements pour construire un monde libre et libéré. Aujourd’hui, pour mon retour sur le blog après de trop longues semaines d’absence, je vous partage des travaux effectués dans un atelier d’écriture à côté de chez moi. On était cinq plumes autour d’une animatrice pétillante, d’âges et de passifs fort variés, tous réunis autour d’une même passion, l’amour des mots. Au programme : rires, douceur et jolies découvertes. Même si j’ai déjà effectué un atelier au long cours en ligne, la sensation n’est pas la même en live. Temps limité, et petite timidité… parce que ce qu’on a écrit… faut le partager… sans relecture, avec bavures et ratures ! Au final, je ne me suis pas défilée, les deux heures ont filé, et mes textes ont réussi à se faufiler parmi le groupe. Voilà donc un extrait du travail de mardi dernier. Il fallait partir d’une liste de nos petits plaisirs, puis en choisir deux que l’on devait dépeindre avec plus de minutie (30 minutes). Eh bien, de tous les participants, s’est échappé comme un besoin de fuite et de liberté, d’où la deuxième consigne : une poésie autour de ce mot LIBRE, que l’on revendique et que l’on égratigne au quotidien (15-20 minutes). Je vous les livre à peine retouchés, dans leur jus quoi.

Le fourre-tout littéraire