Qu’est-ce que t’es belle ! (concours Au féminin)

Bonjour à toi, cher lecteur.trice, je reviens ce dimanche, avec un peu plus de régularité et une nouvelle participation à un concours, celui de Au féminin ! Ce concours, tu le connais déjà car l’année dernière, je t’avais déjà sollicité.e ! Cette année, on prend les mêmes et on recommence ! 3000 signes, 4 thématiques et on se lance ! Il fallait choisir entre « Qu’est-ce que t’es belle // Fais ce qu’il te plaît // Dans le regard de ma fille // Escapade »… Pas difficile de voir vers quel thème je me suis tournée… Particularité cette année, je me suis rendu compte le 22 que le concours avait recommencé… et que la date butoir était au 26 😉 ! Alors, dans l’urgence des vacances, voilà ce que j’ai concocté, n’hésite pas à commenter, partager et aller voter ici (lien à venir, mon texte n’a pas encore été publié sur Auféminin) !!! Reconnaissance éternelle offerte, comme toujours ! Beau dimanche à toi !

Qu’est-ce que t’es belle. 

Ils sont jetés. Ils ont franchi des lèvres. Ils sont suspendus dans les airs. Comme des volutes de fumée. Ces mots qu’on ne m’a jamais dits. Je les mâchonne. Je les savoure. Ça vaut le coup qu’on se bichonne. 

Qu’est-ce que t’es belle, c’est pas grand-chose, des lettres qui forment des mots. Peut-être. Sans doute. Je pause. Ai-je bien entendu ?

Je ne devrais pas me plaindre. On m’accorde tellement d’autres qualités. À défaut d’être belle, on me trouve drôle. Je me demande parfois, entre deux rires soignés, si ce n’est pas “bizarre” qu’on voudrait dire vraiment. 

Bien sûr, il y a eu des garçons, des ébats, des émois. J’ai très vite vu que je ne laissais pas indifférent. Je possédais une beauté féroce, dérangeante, une beauté que l’on évite comme une vieille amante. 

Il y a eu ces confidences, guidées par les seuls phares d’une voiture, quand les nuits n’ont pas assez d’étoiles pour éclairer les hommes. C’est là, dans cette douce lueur pas plus grosse qu’une bougie, qu’un inconscient me soufflait que j’avais un charme fou. 

D’autres auraient sauté au plafond à ces mots d’un garçon, moi j’étais déjà pied au plancher : le mot “belle”, tu sais où tu peux te le carrer. 

Trouvez-moi futile, fantasque, frivole, j’ai toujours voulu qu’on me dise que je suis belle et qu’on n’attendait que moi. Comme dans la chanson. 

Je voulais être belle comme dans les magazines : les mêmes cheveux, les mêmes jambes, la même poitrine. J’ai appliqué des tonnes de conseils et tout autant de crèmes : crème de jour, crème de nuit, crème de marron, rien n’était trop cher, rien n’était trop con. J’ai appris à tricher, à me mettre en valeur. À me maquiller, à cacher ma profonde laideur. Véritable cour des miracles que ma salle de bain, même si aucune prière ne fait pousser les seins. 

Heureusement Dieu, ou un autre, a créé les chaussettes. Des chaussettes rayées dans un rond 95D, sacrée ambition pour mes pauvres nichons. Comment aurais-je su ? Quand j’ai troqué ma silhouette plate et sans aspérité pour le format en 3D, j’ai jubilé. J’étais de l’autre côté. J’ai commencé à me pavaner avec mes soutifs rembourrés. Les regards ont changé. Le mien aussi. J’ai pas pu m’arrêter. 

J’ai piqué des talons-aiguilles. J’ai mis du coton au bout, parce que ma mère, elle a de sacrés grands pieds. 

Je voulais être belle comme ma mère qui a des pieds hors-normes qu’elle range dans des chaussons informes. 

Je voulais être belle comme sur le red carpet, le corps couvert de paillettes. J’ai pris une robe dans son armoire, sans bretelles. Sans paillettes. Un soir. Pour essayer. Devant le miroir. Un samedi. Pour sortir. Profiter de la nuit, me montrer sous mon vrai jour. Là, sous les lumières des néons, au milieu de ces corps à l’abandon, embrasser l’illusion. 

Je sais que je ne veux pas juste être belle. Je sais que je ne veux pas être belle juste le samedi. 

Parce qu’on m’a toujours dit “qu’est-ce que t’es beau” alors que mon cœur criait “qu’est-ce que t’es belle !” 

Si ça te plaît, et pour ne rien manquer, c’est par ici !

Crédit photo : site Au féminin, thématique « Qu’est-ce que t’es belle »

Le fourre-tout littéraire

V’là mon retour et ma tournée !

Me voilà enfin en vacances après une rentrée très rock and roll qui se termine sur une note très amère qui nous fait rappeler ô combien l’éducation à la tolérance, la bienveillance, l’esprit critique et la réflexion sont au cœur des enseignements pour construire un monde libre et libéré. Aujourd’hui, pour mon retour sur le blog après de trop longues semaines d’absence, je vous partage des travaux effectués dans un atelier d’écriture à côté de chez moi. On était cinq plumes autour d’une animatrice pétillante, d’âges et de passifs fort variés, tous réunis autour d’une même passion, l’amour des mots. Au programme : rires, douceur et jolies découvertes. Même si j’ai déjà effectué un atelier au long cours en ligne, la sensation n’est pas la même en live. Temps limité, et petite timidité… parce que ce qu’on a écrit… faut le partager… sans relecture, avec bavures et ratures ! Au final, je ne me suis pas défilée, les deux heures ont filé, et mes textes ont réussi à se faufiler parmi le groupe. Voilà donc un extrait du travail de mardi dernier. Il fallait partir d’une liste de nos petits plaisirs, puis en choisir deux que l’on devait dépeindre avec plus de minutie (30 minutes). Eh bien, de tous les participants, s’est échappé comme un besoin de fuite et de liberté, d’où la deuxième consigne : une poésie autour de ce mot LIBRE, que l’on revendique et que l’on égratigne au quotidien (15-20 minutes). Je vous les livre à peine retouchés, dans leur jus quoi.

Le fourre-tout littéraire Non classé

Plage de rêve (Agenda Ironique août 2020)





Hello, hello, c’est dimanche, et je suis encore en semi-vacances (parce qu’en vrai, je suis déjà en train de penser à ma rentrée qui approche à grands pas de loup). J’en profite pour rappeler à tous les vacanciers ou non, auteurs confirmés ou non, amoureux des mots ou non si, que vous avez encore une belle semaine pour vous essayer à ma première consigne d’écriture de ma nouvelle catégorie à vos styl’oh ! (je remercie déjà ceux qui ont proposé leur texte, ils pourront vous dire que je ne mords pas). Pour l’heure, me revoilà avec une nouvelle participation à l’Agenda Ironique, (je vous en ai parlé il y a longtemps ICI et ), qui est hébergé chez IOTOP. Pour le joli mois d’août, il fallait évoquer la plage (n’importe laquelle, vous verrez celle que j’ai choisie), incorporer des mots qui y font sacrément penser comme MONOÏ / ARGILE / FLOT / PERCHE ( et on pouvait les transformer itou itou, je me suis d’ailleurs amusée à en détourner un, car oui argile, ça peut former un glaire). Cessons de bavasser, et partons rêvasser !

—  Putain, mais t’en as trop mis là ! T’es sérieuse ? s’écrie Zora en regardant avec horreur son amie. 

— Ben quoi, tu m’as dit qu’il fallait se protéger la face, alors je me protège ! proteste Cléa, les mains si poisseuses qu’elle doit s’essuyer à un bout de t-shirt qui dépasse de son sac. 

— Non, mais là, avec la crème que t’as foutu sur la tronche, tu peux te faire un croissant meuf ! 

— Ouais, ben moi, j’ai pas ta peau, j’te signale, je me fous au soleil, c’est mort, je crame sans passer par la case départ ! J’suis une putain d’écrevisse, prête à m’étaler sur les stands à côté des moules et des huit ch’ais pas quoi !

— T’es gravos ma parole ! C’est pas des chiffres qu’ils vendent, c’est des HUÎ-TRES ! corrige Zora en pouffant de rire.

—  Oh ça va, on est pas tous « culturés » comme toi ! Toute façon, c’est trop chelou ces trucs, t’as vu on dirait un mollard de ouf ! 

—  ‘tain, mais faut tout lui apprendre à celle-là ! C’est le summum du raffiné, les adultes, ils adorent, ils kiffent, ils bavent rien qu’à penser à ce glaire qui dégouline dans leur gosier… 

— Ouais, ben mon bro, il t’en fait direct des mollards comme ça, sans chichis, sans rien, en direct du producteur et tout et tout… rétorque Cléa, qui ne comprend visiblement pas les subtilités gastronomiques.

— Elle est guedin c’te meuf ! Vas-y, t’as pas d’autres sujets de discussion que la morve de ton frangin franchement ? reprend Zora avec une mine de dégoût.

— C’est toi qui fais ta dame, genre tu bouffes des huîtres, alors que dès que t’as des morceaux dans ton yaourt, tu dégueules à moitié !

— Non, mais, tu joues pas dans la même cour là, les huîtres, c’est les embruns, la mer, les algues, l’iode, c’est tout un mélange de saveurs, alors que tes yaourts, c’est clairement le mec à la tête du yaourt qu’a merdé ! Faut choisir les gars, soit t’es liquide, soit t’es solide, mec, t’es pas entre les deux quoi, la vie, elle fait pas de cadeau aux indécis bordel !

— Grave ! Teh, file-moi une clope d’ailleurs, j’en ai plus !  réclame Cléa en ne trouvant pas les siennes dans son sac.

— Je croyais que t’avais arrêté ? 

— Oh, t’es pas ma mère ! C’est les vacances ! J’arrête en septembre, juillet, t’as pas pire pour arrêter de fumer !

— Ouais, t’as raison, en plus avec le soleil qu’il fait, tu vas même pas avoir besoin de briquet, elle va se transformer en Salamèche ta tige…

— Comment tu m’as tuée !! Tu pourrais faire du one-man show toi j’t’assure, t’es ouf !

— One-woman show alors ! reprend Zora en rigolant. Cléa a toujours eu du mal avec l’anglais, et un peu toutes les matières en fait. 

— Hein ? Qu’est-ce que tu racontes ? 

— Ben, woman, faut dire woman ! J’ai l’air d’un mec peut-être ? ajoute Zora en se tâtant exagérément les seins comprimés dans son maillot une pièce. T’es pas allée à l’école toi ou quoi ? 

— J’te signale que je suis dans la même classe que toi et qu’on est assises à côté à tous les cours !

— Ouais, ben c’est pas la 5G dans ton cerveau alors ! 

— Vas-y, c’est pas cool c’que tu dis franchement ! peste Cléa, qui met un peu de temps à comprendre la blague de sa pote.

— Tu m’as tendu une perche ma vieille ! Allez, fais pas la gueule, passe-moi le Closer, qu’on se marre un peu ! C’est l’été, c’est cellulite party ! Je suis sûre qu’en vrai, Emilia Clarke, elle a les fesses aussi rugueuses que son dragon ! se moque Zora, pour que Cléa ne commence pas à tirer la tronche de trop. (Elle est un tantinet susceptible.)

— Obligé meuf ! C’est pas possible toute façon, y a un truc, genre les stars, même quand elles pondent un gosse, elles portent un bikini 2 mois après, ch’ais pas, c’est pas normal quoi !

(Mais pas rancunière).

— C’est sûr que toi en bikini, ça ferait pas vendre beaucoup de numéros à Closer ! En plus, t’es blanche comme un cul !

 — J’y peux rien putain, j’aurais dû acheter du Monoï, tu ferais moins la belle ! On me prendrait pour ta sista ! s’excite Cléa. Faut pas la chatouiller sur son poids, ça la rend dingue. 

— Tu ressemblerais quand même bien à une baleine qui surgit des flots… pour aller s’échouer sur sa serviette remplie de sable… du sable fin et chaud qui s’inscruste bien, surtout dans la raie des fesses rebondies… s’amuse quand même Zora, parce qu’elle adore au fond la mettre en rogne. 

— T’es relou, c’est les 5 kilos que j’ai pris quand j’ai arrêté la clope !

— T’as arrêté 2 jours !

— J’te jure, c’est la clope, j’ai même pas pris un pet de nichon, j’ai la malédiction de la guitare, ça se fout toujours sur le cul !

— Morte de rire, ce qu’il faut pas entendre ! Bon, ma reum va pas tarder à rentrer, on plie tout ?

— Wesh, ‘toute façon, il est nul ce Closer, on parle que de Céline Dion qu’est méga maigre, tu parles d’un scoop, répond Cléa en repliant sa serviette. 

— Attends, j’ai Emilia Clarke en bikini sur Insta ! s’exclame Zora soudainement. Oh merde ! 

— Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ? s’inquiète Cléa en fourrant sa serviette dans son sac. 

— Elle est méga bonne. 

— Pff, putain, on naît pas tous sous le même soleil. 

— Tu l’as dit bouffie, même plage horaire demain ? demande Zora en remettant son T-shirt et son bas de jogging.

— Ouaip. À demain, grosse.

— Fais gaffe au sable entre les fesses. 

— Trop comique toi, t’as vraiment bouffé un clown ! lâche Cléa en refermant la porte de la chambre de Zora, qui planque les magazines Closer sous son lit et qui ouvre encore plus grandes les fenêtres. Pour évacuer l’odeur de cigarette… et pour laisser passer les derniers rayons de soleil qui baignent sa chambre du 9ème étage de la cité des Tournesols de Pierrefitte-Sur-Seine, quartier des poètes.

Alors, que penses-tu de ma plage ? N’hésite pas à me commenter et à t’abonner pour les futures histoires à venir !

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La vieille aux mouettes

Bonjour à tous ! Après moult péripéties, jai enfin réussi à retranscrire sur smartphone une nouvelle écrite au bord de Péniche, au Portugal ! Comme j’ai bien bataillé avec la dictée vocale, la correction derrière des hypothèses de googueul et la mise en page ultra limitée sur l’appli WP, je vous laisse lire mon texte fortement inspiré par notre environnement du moment, sans m’épancher davantage. Belle lecture à vous 😉 et à bientôt pour d’autres publications plus policées !

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Docteur, chat va pas ! (free style, viens participer ! )

Bonjour à tous, je suis comme souvent ces derniers temps en retard total sur mon challenge du dimanche. Alors, cette fois-ci, pas d’Absinthe, ni de Chartreuse ni de Champomy, mais un nouvel exercice à « main levée » tiré du lire Écrire de Faly Stachak (j’en parlais déjà ici). Comme toujours, je n’ai pas suivi une méthode très alambiquée pour choisir l’exercice, j’ai ouvert une page, et j’ai lu les propositions avant ou après. Mais celle-ci m’a de suite tapé dans l’oeil : L’interphone. Zoé Rey /Drissa Keita / Médium /Dr U Meyer, Psychanaliste Animalier /Maître Gadin, Avocat / Marc Louis Alice Cloé Martin et Pierre Clerc / Chris Fleurs / Gardienne. Tous ces noms ont été tirés d’une publicité, il faut donc imaginer l’immeuble dans lequel ils habitent, se choisir un personnage… et écouter à la porte… et même plus, imaginer que l’on peut voir à travers les murs… Que se passe-t-il ? Voilà ce qui se passe chez moi (oui, c’est absurde, mais faut pas me laisser un crayon) ! Comme dans le dernier free style, je vous invite à poster votre texte en commentaire. N’hésitez pas à chercher dans un annuaire (un quoi ???), ou aller fureter les noms des immeubles voisins, et laissez-vous (télé)porter ! C’est normalement un texte qui demande préparation, je me suis juste donné 25 minutes, for fun ! Ouf, beaucoup de « comme » dans cette intro, pas sûr que ce soit bon pour ma com’ !

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Dans le grenier (free style)

Bonjour, c’est lundi, j’ai un jour de retard, je sais, je ne vous oublie pas. Me revoici avec un article un peu particulier pour 2 raisons. En ce moment, je suis sacrément un peu la tête dans le guidon (pourtant je n’ai toujours pas de vélo) avec mon recueil (dont j’approche de la fin yihaaaa) donc je n’ai pas vraiment le temps de me consacrer à l’écriture de nouvelles historiettes. Et comme hier j’ai passé la journée à table – un long dimanche de victuailles terminé par une belle dose de liqueur – et qu’il paraît que les plus grands auteurs ont écrit des merveilles sous absinthe, sous opium ou sous colle UHU, je me suis donné un petit défi, celui de réaliser un exercice du livre Écrire de Faly Stachak sous chartreuse et génépi (que des plantes 🙂 ! ). La consigne : visualiser un grenier et décrire ce que l’on y trouve, le tout au fil de la plume en 20 minutes. Je dois avouer que je suis pas trop carrée j’ai tellement aimé l’activité que j’ai dépassé de 3 minutes car je n’arrivais pas à poser le stylo malgré les remontrances de mon compagnon-chronomètre (mon réel compagnon, pas un personnage tout droit sorti de la Belle et la Bête). Voilà ce qui en ressort donc, en version un peu brute surtout qu’au moment de mettre le point final, tout mon texte s’est effacé sur WP !!!! Put** de bord*** de mer***! Je suis bien sûr restée Zen, Yin, Yang et tofu et ai tout recopié, à nouveau, sans grosse réécriture. Bref, n’hésitez pas à me partager votre avis en commentaire, ou qui sait, votre propre texte, si la tâche vous inspire… (Merci à ceux qui ont osé poster déjà leurs textes ! Découvrez-les en commentaire).

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Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

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La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

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Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

Le fourre-tout littéraire

Wild Wild World

Bonjour à tous, c’est dimanche, jour du confinement ! Comme le coronavirus ne s’attaque pas encore à la créativité, j’en profite pour vous offrir un texte qui ne rentre dans aucune case, ni celle du Zodiac, ni celle de l’Agenda Ironique, ni du Bric à Book. Je n’en dis pas plus pour ne rien vous dévoiler, et j’attends vos commentaires en fin de lecture. De mon côté, préparation d’un nouvel Apprentie en herbe, et travail sur mon recueil en parallèle. Si vous ne savez pas quoi faire, et que vous avez maté tout Netflix, parcourez les diverses catégories, la nouvelle (La Bibli roulante) avec mes lectures et je suis en train de réfléchir à une autre dans le futur, dont je vous parlerai en temps voulu ! Beau dimanche à vous, Sabrina.

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Calme avant les tempêtes

Une histoire très courte aujourd’hui, pour ma première participation à l’atelier d’écriture Bric à Book, un site très sympathique avec une proposition d’écriture chaque semaine lancée à partir d’une photo. N’hésitez pas à y jeter un oeil, pour découvrir des auteurs, le site, ou pour participer, la communauté est fort agréable ! Je me lance et vous laisse découvrir, ce que la photo m’a inspiré. Belle lecture à vous. Sabrina.

— Et les vaches, comme elles étaient mignonnes ! Hautes comme ça ! Et leurs yeux si doux ! On aurait dit des biches ! Puis, on a bien mangé !

Lui repense à la Jacket Potato, une immense pomme de terre garnie –recouverte !– de fromage fondu, et aux haricots infects de leur English Breakfast. On peut dire que les Britanniques sont doués… pour la cuisine étrangère ! Il ne lui répond pas. Les deux regardent à travers la vitre la terre ferme qui se rapproche.

Le fourre-tout littéraire

La ferme ! Aux crocodiles.

Bonjour à tous, un petit moment depuis ma dernière publication, mais beaucoup de projets de mon côté qui s’amoncellent, et parfois, il faut se concentrer pour éviter de s’éparpiller. Aller à l’essentiel quoi. Grâce à cette méthode, j’ai pu écrire deux textes, un pour le Zodiac Challenge (que je ne partagerai pas ici, exceptionnellement) et celui-ci, tout droit inspiré par… Je vous laisse deviner. Attention, lecture engagée, parce qu’écrire, c’est aussi décrire, et décrier… Belle soirée à vous, Sabrina. N’hésitez pas à partager vos ressentis (je ne mords toujours pas, malgré ce récit fictionnel), ou à faire tourner chez des amis lecteurs :).

8h05. Breaking news ! Un terrible accident s’est produit dans une ferme aux crocodiles en Australie où un alligator de trois mètres de long aurait sauvagement attaqué le gardien de la ferme. Nous sommes les premiers sur cette nouvelle, les images ne nous sont pas encore parvenues, mais on peut déjà imaginer la cruauté d’une telle vidéo, tenez vos enfants éloignés des postes de télévision. On me prévient dans l’oreillette que l’alligator aurait été neutralisé…

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Le monde de Bellaria (concours Short Edition)

Bonsoir à tous, je vous retrouve ce soir, après des jours agités où je n’ai pas avancé dans mon écriture de nouvelles, car je suis focalisée sur la réécriture de ça en un format d’album jeunesse et je ne pensais pas (à ma grande honte) que ça me prendrait autant de temps ! Et il faut dire que la troisième version est absolument différente de celle proposée il y a un an de cela, c’est fou ce que l’on peut extirper d’un texte qu’on pensait abouti (à peu près). Je dois, pour ce travail harassant, remercier mon compère, qui devient de plus en plus exigeant, et qui ne me laisse passer aucun relâchement (comment ça, ça manque de péripéties, comment ça, la fin n’est pas assez piquante pour le lecteur ???). Dure dure la vie d’auteure en herbe quand pour espérer devenir un arbre, faut se faire secouer les branches 😉 ! Bref, tout ce laïus pour dire quoi ? Que le concours auquel j’ai participé sur short-édition est tombé, et que mon texte, peut-être trop sucré, n’a pas été retenu. Ça tombe bien, je vous l’offre sur le blog, et vous garantis que tout ce glucose ne viendra ni embêter votre foie ni vos poignées d’amour ! En gros, il fallait une histoire de prince, oublié – le pauvre !- en référence au film de Michel Haza…Hava… Hazanavicius ! Pour mieux comprendre mon histoire, c’est . Chaque nuit, le père de Sofia invente des histoires fantastiques où Sofia est la princesse, et lui le Prince prêt à la secourir. Bonne lecture, n’hésitez pas à me faire un compte-rendu salé, ou sucré…

Il ne pouvait ouvrir ses yeux. Ses paupières semblaient scellées avec… du miel ! Son nez ne pouvait s’y tromper. Il essaya de bouger. Impossible. Il était enlisé dans une épaisse soupe sirupeuse. De la guimauve !

— Vous voilà dans un sacré pétrin !

La voix semblait venir au-dessus de lui. Il parvint à entrouvrir un oeil, le droit. Une tête ronde et rose l’observait avec un certain amusement.

— Dans chwoi che me chuis fourré ? demanda-t-il avec la bouche remplie de… marshmallows ?

— Ça mon vieux, c’est une belle crevasse à la mélasse ! Un excès de friandises hier soir ? Je juge pas, j’travaille dans un bar à céréales ! Allez, donnez-moi la patte, on va pas épiloguer dans de la guimauve !

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Demain est un autre jour (Zodiac challenge 2020)

C’est mon anniversaire, paraît-il ! J’ai atteint l’âge de Jésus-Christ, ou d’une vieille marque de binouze, je ne sais lequel est le plus glorieux des deux. Alors, comme je suis d’une générosité sans faille, je vous offre le premier Zodiac de 2020 (certains ont peut-être vu passer l’info sur ma NoFakeNewsLetter, pour s’y abonner, c’est en bas de cette nouvelle), non parce que j’ai l’âge de Jee Zeus, mais parce que je rempile pour une année de défis littéraires (comme ici), pour éviter que mon écriture ne rouille. On embarque pour les thématiques de janvier : – Retour à la case départ- Une bonne résolution- Errance – Demain sera toujours demain. Pour ceux qui ont oublié mon anniversaire, vous avez quelques heures pour vous rattraper, quoi qu’il soit, sachez que si vous ne le saviez pas, je vous pardonne mes enfants. Et si vous buvez un coup à ma santé, faites-moi plaisir, achetez-vous une vraie bière :)! Belle lecture à vous.

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