Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

Truman relut les différentes plaintes. Vol à l’étalage, entrée par effraction dans le jardin, certes public, mais fermé, altercation avec le gardien de nuit. Des bricoles en somme, mais qui mises bout à bout, rendaient la liste aussi chargée qu’une lettre au père noël. Il planta ses yeux dans ceux, francs et frondeurs du gamin qui ne répondait rien.

— Fils des étoiles, c’est un joli surnom pour un voleur, ironisa le policier, qui n’avait pas envie de s’éterniser.

— Je suis pas un voleur ! s’insurgea Gaël, qui s’exprimait enfin.

— Et comment tu appelles quelqu’un qui vole, attends… que je ne me trompe pas… deux sandwiches, un au poulet, un autre au thon ? On s’en fait pas dis donc ! Mais c’est pas tout, on a pris le temps de fourrer dans son sac, un lot de briquets ? Des cubes de feu ? énuméra Truman.

— J’ai juste… emprunté, souffla le garçon en baissant la tête. 

— Emprunté ! Tu ne manques pas d’aplomb ! Et les sandwiches au thon-poulet ? Eux aussi, ils sont simplement empruntés ? Tu vas pouvoir les “rendre”, n’est-ce pas ? 

— J’avais… j’avais faim, murmura Gaël. 

— Ah, mais mon petit, on vit dans un monde où malheureusement il faut payer pour pouvoir prendre de la nourriture au supermarché ! Si on veut se taper un bon oeuf-mayo, on aligne les euros !

— J’avais pas assez dans ma tirelire !

— Mais fallait y penser avant jeunot ! Parce que là, avec le gardien qui était fou de colère, et les vigils qui font du zèle, je me retrouve avec ton cas sur les bras ! Et j’aimerais bien rentrer chez moi, et pas y passer la nuit !

— Je voulais rien faire de mal…

— Je veux bien te croire mon p’tit, mais je mets quoi dans le dossier moi ? Tu te rends compte de ce que tu as fait bon sang ? s’agita Truman, sentant une douleur encore plus aiguë lui étreindre le rein gauche. 

Truman n’avait qu’une hâte, rentrer à la maison, prendre une douche chaude et qu’on en finisse avec cette histoire. Fils des étoiles ! Les jeunes ne savaient plus quoi inventer.

— Bon, passons pour les sandwiches. Mais qu’est-ce qui t’a pris de te battre avec le gardien ? 

— Je me suis pas battu ! Il a pas voulu me laisser passer !

— Il a déclaré que tu lui avais donné, selon ses propres mots, un « vilain coup de pied ». 

— J’étais sur la grille et il a essayé de me prendre la jambe, sauf que j’allais pas me laisser faire quand même ! Mais j’ai pas visé la tête ! Je l’ai même pas touché !

— Tu l’aurais couronné de jolis noms d’oiseaux !

— J’ai juste dit merde, parce qu’en me dégageant, j’ai déchiré un bout de mon pantalon. Je l’avais mis exprès. C’est mon plus joli. 

— Mais enfin, qu’est-ce que tu foutais dans ce jardin public, et tout seul ! T’avais pas vu qu’il était fermé ? Comme tous les jours en hiver, à 18h30 ? s’impatienta Truman.

— Ben si, sinon j’aurais pas escaladé, lâcha le garçon. 

Toujours cet aplomb. 

— Tu sais que c’est une effraction ça ? 

— Je savais pas qu’il y avait des horaires pour visiter la nature… rétorqua Gaël. 

— Tu n’as pas forcément tort mais tu saisis bien que là n’est pas la question, n’est-ce pas ? Il y a des règles, et il faut les respecter. On ne peut pas agir comme bon nous chante. Si tu veux aller au parc, t’y vas avant 18h30 ou tu attends l’été que les jours rallongent et les heures d’ouverture aussi !

— Ma mère m’a toujours dit “quand on veut, on peut”, se renfrogna le jeune Gaël. 

— Ah ça, c’est un bel adage ! Je suis désolé de te jeter ça comme ça, mais ce n’est pas vrai, parfois la volonté ne suffit pas.

— C’est pas une menteuse ma mère ! se récria le garçon, dont les joues s’étaient empourprées.

— Ce n’est pas ce que j’ai dit. 

Il y eut un long silence.

Truman l’observa pour la première fois. Le gamin le fixait toujours de ses grands yeux qui ne pouvaient pas avoir le même âge que sa carte d’identité. 12 ans. Ils en avaient au moins 16.

Le policier repensa à son fils Niels et il remarqua une ressemblance troublante avec le jeune assis en face de lui.

Truman reprit ses notes : des briquets et des cubes de feu ! Gaël était mineur, le père en route, l’histoire n’irait pas plus loin, le garçonnet en était à son premier forfait. Il se radoucit un peu.

— Tu me fais penser à mon fils. 

— Pourquoi, il aime escalader les grilles, lui aussi ? 

— Non, c’est pas un cascadeur comme toi, non mon Niels, lui, il vit à travers la poésie. 

— Comme mon père.

— Ton père aussi admire la poésie ? 

— Ouais, c’est comme s’il était absorbé. Il décroche plus. J’ai l’impression qu’il me voit même pas. Je suis sûr qu’il s’en est même pas rendu compte que je me suis taillé… glissa Gaël.

— Il ne va pas tarder, il s’inquiétait, tu sais. 

— Qu’est-ce que vous en savez d’abord ?

— Je sais ce que c’est d’être père. Et d’avoir un garçon qui se sent délaissé… On fait des conneries, on veut tester les limites… 

— Je voulais rien tester du tout ! Moi je souhaitais juste qu’il redevienne comme avant, avant qu’il devienne un fantôme de la poésie. 

— Tu ne connaissais pas d’autres moyens que grimper des grilles à la nuit tombée ? Qu’est-ce qu’elle en pense ta mère ?

— C’est exactement ce que je cherchais à savoir ! Fallait qu’elle m’aide ! Mais comme elle me répond jamais, j’ai regardé sur internet comment communiquer avec elle !

— Sur internet ? s’étonna Truman.

— Ouais, sur Wikihow, on trouve tout. Et c’est là que j’ai vu que le feu, la fumée, c’est le meilleur moyen pour faire des signaux. 

— Des signaux ?!

— Je vous ai dit que j’étais le fils des étoiles, vous m’écoutez pas ! Ma mère m’a dit avant d’aller là-haut que je pouvais lui parler quand je voulais, que je devais juste attendre la nuit, pour qu’elle brille bien et qu’elle soit prête à me répondre. Je voulais juste… que mon père soit à nouveau lui-même, parce que vous pouvez pas savoir, mais c’est pas facile d’être le fils des étoiles. 

Gaël se mit à pleurer à chaudes larmes tandis que Truman, coincé dans son fauteuil avec son mal de reins, se sentit vieux et triste comme le monde. Il imaginait son petit Niels, seul face à l’immensité du ciel lacté.

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Crédit Phot @Sri Lanka Lights by Sabrina P.

Le fourre-tout littéraire

Carnet de voyage #3, l’avant du top-départ

Bonjour, c’est dimanche, le jour du Tofu rôti, et je me remets derrière le clavier. En ce moment, je suis la tête dans le guidon, sans avoir de vélo, (ce qui est fort) et suis en pleine réécriture de mon recueil de nouvelles après l’avoir soumis en bêta-lecture (je t’en parlais là). Un apprentie en herbe spécial Bêta-Lecture sortira bientôt d’ailleurs ainsi qu’une nouvelle plus littéraire (hésite pas à rattraper ton retard ici). Pour l’heure, nous nous apprêtons à quitter les Alpes pour rentrer au bercail, ce qui signifie ressortir les valises et les cartons et remballer nos affaires, sans oublier le petit gros chaton. Le sujet me semble tout trouvé pour cette sainte journée, voici donc un nouvel extrait de mes anciens carnets de voyage où je replonge dans les souvenirs et te livre un aperçu de ce qui se passe dans la tête d’un futur roadtripeur...

Quand on entame un nouvel apprentissage, et qu’on ne possède ni le génie de Mozart, ni la lumière de Thomas Edison (ni ce talent pour les jeux de mots douteux), on repart à zéro et on apprend petit à petit : de ses anciens d’abord, de ses expériences ensuite, de ses erreurs surtout. Certes, porter une banane en plein centre-ville de Cairns ne pouvait être excusé en 2009 mais pouvait s’expliquer par l’ignorance heureuse et l’enthousiasme juvénile que procurait notre premier départ en road trip en Australie. De mon côté, j’avais osé – comble de la joie béate ! – porter l’infâme chapeau de cow-boy en paille qui informe à trois miles à la ronde que vous êtes une touriste. Par pitié, ne nous jetez pas la pierre, tout le monde n’a pas la prétention de s’appeler Amadeus.

Pour ce premier voyage austral, on avait sorti l’artillerie lourde : on avait comparé tous les Rides du Goûtard ; écumé tous les blogs de globetrotteurs pour savoir ce qui nous attendait du côté des kangourous (à part des kangourous) ; flippé de ce pays qui réunit sur son sol toutes les espèces animales les plus dangereuses (même les émeux ne sont pas tes amis) ; investi dans une belle trousse de pharmacie avec betadine, suppositoires, bandelettes de gaze, la base tutti quantique du voyageur. Ne me demandez pas ce qu’on aurait fait face à un crocodile des mers avec notre crème anti-moustiques ! Sans parler du sac ! Le sac, cette angoisse permanente qui fait perler sur votre front des gouttes de sueur et qui vous hante des semaines avant le départ ! La collection Chaire d’Ampoule, à côté, c’est de la gnognotte !
Et ces questions qui vous taraudent et qui vous minent : Je-prends-ce-short-ou-l’autre?-Ou-j’en-prends-qu’un-parce-qu’en-fait-celui-là-il-est-troué-au-niveau-des-poches?-Mais-en-vrai-j’aime-pas-trop-les-shorts-je-vais-finalement-prendre-que-des-robes!Tu-crois-que-je-prends-laquelle?-Non-pas-celle-là-elle-me-fait-des-petits-seins-et-ne-me-dis surtout-pas-que-c’est-parce-que-j’ai-des-petits-seins!!!! Et vous répétez la même litanie pour toutes les catégories de vêtements, du tricot de peau à la culotte à pois qui se décline en 50 nuances d’ennui. J’exagère bien sûr… plus personne ne porte de tricot de peau de nos jours ! Le sac, la torture par excellence quand on s’élance pour plusieurs mois : il nous force à faire des choix stratégiques dans une garde-robe toujours trop chargée sans froisser ces pauvres vêtements laissés sur le carreau, au fond d’un vieux placard, victimes de leur extravagance, tandis que le pantalon déperlant se fait la malle sous les cocotiers. Il faut trouver un équilibre entre des affaires pas trop chaudes « mais un peu quand même » pour les soirées de brise légère, des chaussures pratiques et sportives mais qui ne se font pas refouler à l’entrée d’endroits huppés et des T-shirts qui peuvent supporter trois jours d’activité sans porter non plus le slogan « à Donf la Morf » derrière. Tout ceci pour qu’au final, on n’atterrisse jamais dans ces endroits huppés (hors budget) et que la moitié des affaires se retrouvent abandonnées en route dans une auberge, (pour les plus chanceuses d’entre elles) et, pour les moins bien loties, remplacées par d’autres opportunistes dégotées à la va-vite dans une charité du coin, au moindre changement de saison.

Aujourd’hui, forts de notre expérience et de nos nombreux voyages effectués, le sac… reste toujours le même bordel sempiternel. Mais, on le prépare deux jours avant, ou la veille ! Ainsi, on peste au Pérou en retournant notre backpack contre les perfides voleurs qui ont dérobé notre sac de couchage tout neuf, pour se rendre compte au retour, qu’il n’avait jamais quitté l’armoire où on l’avait rangé à son achat… On n’achète plus les Lovely Pallettes qui finissent toujours en papier toilette, on ne regarde SURTOUT plus le site du Ministère qui suggère en substance de rester chez soi bien cloîtrés parce que dehors, ça fait peur ! Et on n’a plus qu’à prier sa Sainteté de la Santé s’il nous arrive malheur car à part le sympathique Duo Imossel, notre trousse à pharmacie fait triste figure…

J’imagine que notre déménagement n’échappera pas à la règle, même si on essaiera de ne pas laisser traîner derrière soi de chaussettes trouées, gardées en cas, pour faire des marionnettes ou le ménage…

Pour terminer ce carnet et renouer avec mes premières amours et l’essence de ce blog, je vous glisse une citation de Jack Kerouac, parce que ça fait intelligente 🙂 !

« ​Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe: la route, c’est la vie.​ » ​(​On the road, Jack Kerouac, 1957)

Enfin, je vous dirais ça dimanche prochain après 12 heures de route coincés à 105 kms/h !

Mince, où est passé le chat ?

Beau dimanche, Sabrina.

@Crédit Photo Sabrina P.

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Carnets de voyage

Carnet de voyage #2, la vie à 2 dans un 6m2

Bonjour, c’est dimanche, il pleut, j’ai un masque aux vertus soi-disant éclaircissantes sur la tête, le film Danse avec les Loups à terminer et un découpage en séquences de mon premier truc conte machin roman à terminer. Le premier what ? Oui, je sais, moi-même, j’ai du mal à donner ce nom à mon papier. Mais comment appelle-t-on une nouvelle qui n’a plus les codes de la nouvelle et qui s’avère méga long ? Ne mettons pas la cariole avant les poneys, je vous en parlerai plus en détails quand le moment viendra, (si c’est comme le Prince Charmant, merci la blague). Bon, comme on est encore confinés, j’ai remanié un texte de mon ancien blog qui parle de la vie à deux, dans un cube encore plus petit que notre appart. Pour relativiser, en attendant… la délivrance ! AHHHHH (indication scénaristique : imaginer une voix haut perchée qui tient la note du SI ou du DO). Je vous laisse donc avec des souvenirs que peut-être mon compagnon aurait préféré ne jamais voir rejaillir. Certaines scènes décrites ci-dessous pourraient en effet heurter la sensibilité des personnes sensibles et sensiblement froisser les sentiments des plus hyper-sensibles d’entre vous.

Carnets de voyage

La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

Il passa ainsi son enfance et son adolescence, un peu potache, sans panache, sans attache. Dans sa famille de 5 frères et sœurs, les parents répondaient toujours 4, pardon 5, quand on s’informait sur le nombre de leurs progénitures. À vrai dire, cet être ne faisait rien de spécial pour se faire remarquer, il ne faisait rien de mal non plus, il ne faisait rien du tout, tout court. En fait, il glandait. Il glandait tant et si bien qu’on le surnomma le glandeur. Vous pouvez penser que ce sobriquet l’affecta au plus point. Ce fut tout le contraire ! Pour une fois, on lui reconnaissait une identité ! Alors, il continua à glander. S’il put se permettre de glander jusqu’aux classes de lycée, au baccalauréat, il eut moins de succès. Il essuya plusieurs échecs à l’examen national, au point que l’éducation, nationale elle aussi, émit l’idée de lui donner le diplôme pour que le glandeur débarrasse le plancher, et les bancs du lycée. La proposition fut bien sûr jugée anticonstiut… anticonstitution… anticonstell… non recevable, et au bout de la 5e année, le glandeur dut se résigner.

Si jusque-là, les parents avaient toléré la présence de ce 5e élément dans leur foyer, ils décidèrent que trop, c’était trop, et qu’il était temps pour lui de se dégoter un boulot. Il faut penser que les planètes étaient fort bien alignées, on cherchait un cireur de banc en freelance dans la région. Il accepta le poste, mais à temps partiel, pour pouvoir continuer à glander l’autre moitié du temps. Il ne tarda pas à déménager dans un studio petit mais fonctionnel, où le lit servait aussi de canapé et de table à manger. On approchait des années 2000 quand il découvrit Internet et les possibilités multiples qui s’ouvraient à lui dans le domaine de la glande. Avant cela, il se contentait de jouer au FreeCell ou au démineur sur son ordinateur. Un jour qu’il glandait sur voila.fr, il reçut un message.

Toi aussi, tu glandes ?

Une telle approche ne manquait pas d’accroche. Il répondit « oui ». Il tremblait. Très vite, la discussion se poursuivit, abreuvée de smileys et de mots bienveillants. Seul glandeur qu’il se croyait, il découvrit qu’en fait, ils étaient plusieurs ! Bientôt, il passa toutes ses heures en ligne dans cette communauté. On l’écoutait, on l’épaulait, on l’estimait. Bref, pour une fois, on le voyait ! Sa conscience augmenta. Sa réalité aussi. Très vite, il participa à des réunions secrètes qui se tenaient la nuit, dans l’arrière-boutique d’un vidéoclub. Oui, pour voir ce que c’est, faut être né déjà depuis un sacré temps. Il se mêla aux nombreux adeptes, cachés sous d’épaisses casquettes, rassemblés autour de Glosho, le Glandeur Suprême, qui répandait sa lumière ultra-violette et extra-lucide. L’être voulut connaître l’illumination dont parlait Glosho dans toutes ses interventions interstellaires. Il lui acheta son anthologie de la glande en sept tomes. Ça ne lui suffit pas. Il s’investit de plus en plus. Son porte-monnaie aussi.

— Tu es en chemin, mais encore loin de la glande universelle. Il faut revenir à l’essentiel. Posséder des biens te dépossède du bien.

Le glandeur ne fut pas sûr de comprendre mais il revint à l’essentiel. Il se débarrassa de tous ses meubles et les offrit à la Fondation des Glandeurs. Il ne garda que son ordinateur. Il bazarda même son lit, pour dormir sur le sol, au plus près de la terre, et de la vérité.

— Le travail te pervertit et t’abrutit, il te rend tout petit alors que ton pouvoir de la glande est grand.

Il ne se présenta plus à son travail. Puis, délivré du rythme journalier imposé par son emploi, il cessa de se nourrir à chaque repas. Manger l’éloignait de la lucidité. C’est comme s’il trichait.

— Écoute cette compilation si tu veux accéder à l’illumination. Tu comprendras pourquoi quand tu seras prêt à l’entendre, lui avait soufflé Glosho.

Sans le réaliser, concentré à toujours plus glander et à écouter son CD, il arrêta de manger un jour, puis deux, puis six.

Le 8e jour, le glandeur fit une mauvaise manipulation sur son ordinateur et se mit à écouter toutes les musiques à l’envers. Ça ne le gêna pas plus que ça lorsqu’il déchiffra les premiers mots. Jamais… Avoir… Vécu… Être… Leurre. Il eut LA Glande Révélation !

Le reste, vous l’avez lu sans doute dans les journaux à l’époque, pour peu que vous étiez déjà né au début des années 2000. Un garçon sans nom sans vie dans un minuscule appartement jonché de feuilles gribouillées de remerciements à Glosho et… Barbelivien. Apparemment, en écoutant ses chansons à l’envers, le glandeur avait compris le message : l’illumination viendrait par l’absorption de l’eau de javel. Les antieaudejavellistes ont fait passer un sale quart d’heure aux vendeurs du produit ! Et ce Glosho, vous allez me demander ?! Jamais poursuivi ! Le Glandeur Suprême assura n’être qu’un vecteur terrestre dans la recherche de la Glande Vérité ! Glosho roule aujourd’hui sur l’or, et dans une belle décapotable. Il continue à offrir ses savoirs cosmiques, mais en live, sur Facebook ou Instagram. Ses adeptes ont passé la barre du million. Et moi, je n’ai jamais eu la force d’écouter Barbelivien, à l’envers, ni à l’endroit.

Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ? N’hésite pas à me laisser un commentaire, et si tu veux suivre l’actu de ce blog, suis le bouton rose !

Crédit photo Monsters by Sabrina P.

Le fourre-tout littéraire

Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

Le fourre-tout littéraire

Les maraudeurs, Tom Cooper

Ola ! C’est dimanche, le nouveau rendez-vous à peu près régulier d’Entre Les Lignes ! Ça remplace pas la messe par Skype, mais ça occupe au moins 5 minutes de la journée, ça se refuse pas 😉 ! Aujourd’hui, je te partage un nouveau retour de lecture de ma nouvelle catégorie La Bibli Roulante. Et je te parle d’un roman qui m’a juste tellement plu que j’ai for invité mon compagnon à le lire en lui foutant le livre bien en vue dans chaque recoin de notre appartement avec ma délicatesse coutumière. Disons qu’en cette période, il a pas pu y échapper longtemps. Les Maraudeurs, je l’avais piqué à la bibli, parmi quelques autres titres (sur FB) et dès les premières lignes, je me suis téléportée dans le bayou, pour ne plus jamais le quitter, à part pour manger et dormir. Et encore. Alors, pour tous ceux qui ont pas le temps de se taper tout l’article, je préviens tout de suite, c’est une chronique dithyrambique ! Déjà, parce que je tenais à placer ce mot qui a son petit succès au scrabble, et parce qu’en cette période de confinement, j’ai absolument pas envie de te parler d’un livre qui m’a emmerdée déplu. Oui, en ces temps de confinement, je ne suis plus qu’amour et bienveillance.

La Bibli Roulante

Carnets de voyage (nouvelle rubrik : Mexik)

Bonjour à tous, c’est déjà dimanche, l’heure (d’été) du blog et mon défi dimanche ! En ces temps étranges de confinement où nous retrouvons le goût de l’emmerdement la lenteur et des confitures Bonne Maman maison, je propose une nouvelle rubrique, pour s’évader un peu, comme par magie, sans bouger de son canapé, sans booker de billet. Parce que j’avais d’abord hésité entre créer un atelier nettoyage de poignée de porte ou faire un tuto origami avec des mouchoirs usagés. Heureusement, pour toi lecteur, il se trouve que j’ai sur mon disque dur des années de voyages en sac à dos qui n’attendent que de ressortir au grand jour ! Eh oui, avant de me prendre pour une adulte responsable, avec agenda et distributeur de croquettes pour chat, j’ai passé de nombreuses heures sur les routes, à l’aventure droite toute ! Alors, aujourd’hui, nous replongeons au Mexique à Puerto Vallarta, plus exactement, où nous avons passé nos derniers jours après plusieurs semaines suspendues dans le temps à Higuera Blanca. La vie y était douce, calme, loin de l’agitation et de la frénésie modernes. Nous ne faisions pas grand-chose, un peu comme en ce moment en somme, la chaleur et la brise des vagues en moins. Je t’emmène donc pour ce premier extrait de carnet découvrir un artisanat typique de la région de la « Sierra Madre Occidentale », dans les états de Nayarit et Jalisco, tradition flamboyante de la communauté Huichol. Désolée, pas de tequila au programme, non tout ne tourne pas à l’alcool. Nous, on a remplacé ça par les 101 façons d’utiliser une peau d’avocat.

Carnets de voyage

Apprentie en herbe #8, éloge de la critique (mais pas trop non plus, calmez-vous)

Bonjour à tous, c’est dimanche ben en fait non, c’est lundi, et j’essaie de me tenir au challenge que je me suis fixé, pondre un article chaque dimanche (ben c’est sacrément chié loupé), dans n’importe quelle catégorie : Chronique de lecture, nouvelle, apprentie en herbe, notice de tondeuse… Je plaisante bien sûr, quoique… je garde sous le coude l’idée de rendre un mode d’emploi captivant, un défi tout à fait envisageable en cas de fort ennui majeur !

Alors, en cette période de « Comachinchose », j’ai envie de vous parler de solidarité. Parce qu’en fait, c’est bien la seule chose qu’on puisse faire en cette période très bizarre. Solidarité pour tous ceux qui bossent, ceux qui ont perdu leur boulot, ceux qui soignent, ceux qui sont malades, ceux qui sont perdus, ceux qui ont perdu un proche, ceux qui sont seuls, ceux qui sont mal accompagnés, ceux qui sont loin, ceux qui voudraient s’éloigner, ceux qui se coltinent leurs gosses, ceux qu’on empêche de voir les siens, tous ceux qui sont coincés, comme nous tous, dedans, mais aussi ceux qui sont dehors. Parce qu’on a beau dire, on vit pas les choses de la même manière, qu’on se trouve dans un appart aussi grand qu’une cage de lapin, ou qu’on ait un beau jardin avec des poulettes à nourrir. De mon côté, je sais que je peux m’estimer heureuse car même si j’ai juste un balcon et des résidents en face qui n’ont pas encore envie de jouer au bingo avec moi comme en Espagne, je suis au calme. Quoique… un compagnon à qui j’ai offert récemment un ukulélé n’est pas forcément des plus reposants. (La prochaine fois, faites-moi vraiment penser à offrir un cuiseur-vapeur comme tout couple de belle lurette). À part la probabilité démultipliée de croiser mon compagnon dans le salon, dans la cuisine, dans la salle de bains et même dans les chiottes, c’est kif kif pareil depuis novembre, depuis que j’ai décidé d’avoir 36 projets en même temps, comme ce fuck*** projet de recueil de nouvelles, un projet qui, soit dit en passant, est selon les statistiques, et mon agent littéraire imaginaire, la pire option pour débuter dans le milieu de l’édition. Oups ! Bref, dans ces périodes confuses, c’est notre temps qui se fait plus diffus. Et la solidarité, en écriture, c’est queuhwa ?

Alors, bien évidemment, on peut penser tout de suite à l’évidence, au fait d’apporter son soutien, d’encourager un pair, d’accompagner un auteur dans son processus de création (en l’aidant à chasser d’infâmes coquilles, en laissant un gentil message, EN LISANT LE BLOG (:) ), en le poussant quand l’auteur fait du surplace, en lui servant une magnifique tasse de thé) blabla. Mais je crois qu’en réalité, en écriture, la solidarité passe par la critique. Une fois passée cette étape du Oh my god, mais c’est euhmaziiiing ce que t’as écrit, t’es le futur Rambo de l’écriture ! (Rimbaud, que tu veux dire, je crois). Soit, une fois passé ce moment-là d’une saveur exquise pour l’auteur, qui ne peut que confirmer telle admiration envers son travail admirablement admirable, il est temps d’être un peu plus sévère. Tout texte peut être retravaillé. À des degrés divers, certes. Et ce n’est pas aider « l’écriveron » de ne pas pointer là où ça coince, là où c’est moins fluide, moins captivant, plus laborieux, en un mot, là où ça couille, comme on dit dans le milieu.

Mon Motus Operandi (pour me la péter en grec LOL, c’est du latin) ressemble en fait très fort à celui de l’auteure Judy Bloom, qui est connue pour son affection de la littérature de jeunesse (ou jeune adulte) et que j’ai découverte dans sa chouette masterclass (dont j’essaierais de parler un jour car c’est ma préférée pour l’instant). En gros, observer beaucoup, griffonner des idées éparses sur des carnets, avant de commencer à gratter, sans me retourner, sans jamais savoir avec exactitude où je vais. Puis je corrige, encore et toujours une fois que le premier jet est terminé.

Ce qui me fait penser à une remarque soulevée pendant le comité de lecture auquel je participe : attention, ne jamais oublier l’ego la susceptibilité de l’auteur ! Car il faut sortir des pincettes pour oser insinuer que son texte manque d’un ingrédient ou deux pour le rendre savoureux ! Et j’avoue que je n’y avais pas vraiment songé, parce que, en toute honnêteté, mis à part quand mon compagnon ose insinuer que mon texte manque d’un ingrédient ou deux pour être savoureux (LOL), j’ai toujours accepté le jeu des critiques et des remarques. Parce qu’elle sont bénéfiques ! Si bienveillantes, et – encore mieux constructives– ! Parce qu’on ne se rend pas compte parfois que le lecteur n’est pas dans notre tête (et heureusement le pauvre, c’est certainement le pire endroit où rester confiné!) et qu’un oeil extérieur, peut parfois pointer un détail sur lequel notre propre regard, pourtant rigoureux, a glissé.

D’où l’importance de la critique. Bien formulée, enrobée dans un joli papier, si vous préférez. Personnellement, j’aime bien qu’on aille droit au but, et qu’on s’épanche pas non plus. Alors attention, on n’est pas obligés de dire amen à tout, pour transformer tout le texte selon le bon vouloir d’un lecteur, on peut aussi dire merci t’es sympa mais ton avis réprobateur sur l’utilisation de cette virgule à la phrase numéro 5, tu peux te le ranger où je pense, au milieu des gommes et feutres usagés. C’est à nous de savoir faire le tri entre pertinence et impertinence, en bon auteur écolo. Sur les différentes plateformes que j’utilise, on s’arrête bien trop aux « j’aime/ j’aime pas », alors même si un j’adore c’est trop cool est toujours plus apprécié qu’un c’est nase – on est bien d’accord – eh bien, on n’est pas plus avancés ! Bref, soyons solidaires, critiquons-nous !

Trêve de blagounette, je dis ça parce qu’en ce moment, je me tape la réécriture de toutes mes nouvelles, en essayant de pas être tendre avec mes textes, pour parvenir à les étirer, les étoffer. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut que je raconte n’importe quoi, et que je cite le nombre de petits pois dans la boîte de conserve qu’utilise mon personnage. Ou que j’invente l’arrivée d’une triportée de Martiens qui brouillent les pistes d’une enquête policière pour gagner quelques pages de plus pour arriver à un livre d’une taille potable, parfaite pour soutenir un pied de table bancale, quoi. Bref, à la fin, faudra que les textes essuient encore quelques critiques pour les perfectionner. D’ailleurs, je remercie d’avance ceux qui se sont proposés pour devenir bêta-lecteurs de mon recueil, et si certains sont intéressés (on sait jamais, l’ennui vous fait faire de ces choses parfois), n’hésitez pas à me le dire en commentaire ou par mail.

Beau dimanche lundi à vous, courage, on ne vit certainement pas cet instant de la même manière, mais peut-être que cette époque bizarroïde vous fait avancer dans vos projets personnels, créatifs, ou pas ! Ne rien faire aussi, c’est bien, en fait. Rester chez soi. Apprécier le silence, le calme, la volupté… et le partenaire qui s’est remis au ukulélé…

Et surtout, rester isolé, ne doit pas signifier seul. Peace, love, dans le coude.

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Apprentie en herbe

Wild Wild World

Bonjour à tous, c’est dimanche, jour du confinement ! Comme le coronavirus ne s’attaque pas encore à la créativité, j’en profite pour vous offrir un texte qui ne rentre dans aucune case, ni celle du Zodiac, ni celle de l’Agenda Ironique, ni du Bric à Book. Je n’en dis pas plus pour ne rien vous dévoiler, et j’attends vos commentaires en fin de lecture. De mon côté, préparation d’un nouvel Apprentie en herbe, et travail sur mon recueil en parallèle. Si vous ne savez pas quoi faire, et que vous avez maté tout Netflix, parcourez les diverses catégories, la nouvelle (La Bibli roulante) avec mes lectures et je suis en train de réfléchir à une autre dans le futur, dont je vous parlerai en temps voulu ! Beau dimanche à vous, Sabrina.

Le fourre-tout littéraire

Loin, Alexis Michalik (nouvelle rubriK)

Bonsoir à tous ! Coup de tonnerre sur la toile ! La communauté entière s’est arrêtée. La Terre, je crois, a même tremblé, ou alors c’est juste un autre train qui vient de passer… Après des mois de tâtonnements, de bataille intérieure, je ferme mon Insteugreum pour les mêmes raisons qui font que j’ai eu du mal à m’y mettre ahah. J’ai pas envie de faire un chapitre sur le pourquoi ça marche pas sur mon cervelet un peu têtu sur les bords, mais je trouve que ça va trop vite pour moi, et le fait qu’une publication soit obsolète des heures après son lancement me dépasse. Et j’ai pas la rigueur intérieure pour poster plusieurs fois par semaine, et encore moins par jour. En plus, excusez-moi, mais qui a réellement quelque chose d’intéressant à raconter toutes les heures ? Je suis sûre qu’on peut s’emmerder, même au bras de Thomas Pesquet. Thomas, désolée, ce n’est pas contre toi du tout, c’était pour la métaphore. Bref, le poisson rouge a fait le tour de son bocal.

La Bibli Roulante

Calme avant les tempêtes

Une histoire très courte aujourd’hui, pour ma première participation à l’atelier d’écriture Bric à Book, un site très sympathique avec une proposition d’écriture chaque semaine lancée à partir d’une photo. N’hésitez pas à y jeter un oeil, pour découvrir des auteurs, le site, ou pour participer, la communauté est fort agréable ! Je me lance et vous laisse découvrir, ce que la photo m’a inspiré. Belle lecture à vous. Sabrina.

— Et les vaches, comme elles étaient mignonnes ! Hautes comme ça ! Et leurs yeux si doux ! On aurait dit des biches ! Puis, on a bien mangé !

Lui repense à la Jacket Potato, une immense pomme de terre garnie –recouverte !– de fromage fondu, et aux haricots infects de leur English Breakfast. On peut dire que les Britanniques sont doués… pour la cuisine étrangère ! Il ne lui répond pas. Les deux regardent à travers la vitre la terre ferme qui se rapproche.

Le fourre-tout littéraire

La ferme ! Aux crocodiles.

Bonjour à tous, un petit moment depuis ma dernière publication, mais beaucoup de projets de mon côté qui s’amoncellent, et parfois, il faut se concentrer pour éviter de s’éparpiller. Aller à l’essentiel quoi. Grâce à cette méthode, j’ai pu écrire deux textes, un pour le Zodiac Challenge (que je ne partagerai pas ici, exceptionnellement) et celui-ci, tout droit inspiré par… Je vous laisse deviner. Attention, lecture engagée, parce qu’écrire, c’est aussi décrire, et décrier… Belle soirée à vous, Sabrina. N’hésitez pas à partager vos ressentis (je ne mords toujours pas, malgré ce récit fictionnel), ou à faire tourner chez des amis lecteurs :).

8h05. Breaking news ! Un terrible accident s’est produit dans une ferme aux crocodiles en Australie où un alligator de trois mètres de long aurait sauvagement attaqué le gardien de la ferme. Nous sommes les premiers sur cette nouvelle, les images ne nous sont pas encore parvenues, mais on peut déjà imaginer la cruauté d’une telle vidéo, tenez vos enfants éloignés des postes de télévision. On me prévient dans l’oreillette que l’alligator aurait été neutralisé…

Le fourre-tout littéraire

Le monde de Bellaria (concours Short Edition)

Bonsoir à tous, je vous retrouve ce soir, après des jours agités où je n’ai pas avancé dans mon écriture de nouvelles, car je suis focalisée sur la réécriture de ça en un format d’album jeunesse et je ne pensais pas (à ma grande honte) que ça me prendrait autant de temps ! Et il faut dire que la troisième version est absolument différente de celle proposée il y a un an de cela, c’est fou ce que l’on peut extirper d’un texte qu’on pensait abouti (à peu près). Je dois, pour ce travail harassant, remercier mon compère, qui devient de plus en plus exigeant, et qui ne me laisse passer aucun relâchement (comment ça, ça manque de péripéties, comment ça, la fin n’est pas assez piquante pour le lecteur ???). Dure dure la vie d’auteure en herbe quand pour espérer devenir un arbre, faut se faire secouer les branches 😉 ! Bref, tout ce laïus pour dire quoi ? Que le concours auquel j’ai participé sur short-édition est tombé, et que mon texte, peut-être trop sucré, n’a pas été retenu. Ça tombe bien, je vous l’offre sur le blog, et vous garantis que tout ce glucose ne viendra ni embêter votre foie ni vos poignées d’amour ! En gros, il fallait une histoire de prince, oublié – le pauvre !- en référence au film de Michel Haza…Hava… Hazanavicius ! Pour mieux comprendre mon histoire, c’est . Chaque nuit, le père de Sofia invente des histoires fantastiques où Sofia est la princesse, et lui le Prince prêt à la secourir. Bonne lecture, n’hésitez pas à me faire un compte-rendu salé, ou sucré…

Il ne pouvait ouvrir ses yeux. Ses paupières semblaient scellées avec… du miel ! Son nez ne pouvait s’y tromper. Il essaya de bouger. Impossible. Il était enlisé dans une épaisse soupe sirupeuse. De la guimauve !

— Vous voilà dans un sacré pétrin !

La voix semblait venir au-dessus de lui. Il parvint à entrouvrir un oeil, le droit. Une tête ronde et rose l’observait avec un certain amusement.

— Dans chwoi che me chuis fourré ? demanda-t-il avec la bouche remplie de… marshmallows ?

— Ça mon vieux, c’est une belle crevasse à la mélasse ! Un excès de friandises hier soir ? Je juge pas, j’travaille dans un bar à céréales ! Allez, donnez-moi la patte, on va pas épiloguer dans de la guimauve !

Le fourre-tout littéraire

Demain est un autre jour (Zodiac challenge 2020)

C’est mon anniversaire, paraît-il ! J’ai atteint l’âge de Jésus-Christ, ou d’une vieille marque de binouze, je ne sais lequel est le plus glorieux des deux. Alors, comme je suis d’une générosité sans faille, je vous offre le premier Zodiac de 2020 (certains ont peut-être vu passer l’info sur ma NoFakeNewsLetter, pour s’y abonner, c’est en bas de cette nouvelle), non parce que j’ai l’âge de Jee Zeus, mais parce que je rempile pour une année de défis littéraires (comme ici), pour éviter que mon écriture ne rouille. On embarque pour les thématiques de janvier : – Retour à la case départ- Une bonne résolution- Errance – Demain sera toujours demain. Pour ceux qui ont oublié mon anniversaire, vous avez quelques heures pour vous rattraper, quoi qu’il soit, sachez que si vous ne le saviez pas, je vous pardonne mes enfants. Et si vous buvez un coup à ma santé, faites-moi plaisir, achetez-vous une vraie bière :)! Belle lecture à vous.

Le fourre-tout littéraire