Psychiatre Delarue

C’est mercrediiii ! Et en bonne professeureuuuh, j’ai mon après-midi ! Du coup, j’ai pu retaper et retravailler un chouya un texte écrit dimanche, jour du tofu en sauce, inspiré d’un exercice de théâtre… Comme il est tard et que j’ai des millions de projets sous le coude (comme celui de finir mon Nanowrimo en 1 semaine… SPOILER… je n’y arriverai point), je te laisse en bonne compagnie de ma psychiatre, et t’attends en commentaire (n’oublie pas, si tu ne sais pas comment occuper ces heures affreuses de novembre, mon livre est toujours en vente ici ou dans toutes les librairies) ! Belle lecture et belle soirée à toi. Comme toujours, bienveillance, 2nd degré et tutti frutti…

— Entrez M. Bertrand.. Qu’est-ce qui vous emmène, marmotta Mme Delarue, la psychiatre, les yeux rivés sur son bureau jonché de papiers.

— Docteuse…

— Docteure, reprit-elle machinalement. Où avait-elle fichu sa liste de courses ?

Doctoreuh, je ne sais plus quoi faire… je crois que j’ai développé une… une addiction…

— Ah la voici ! répondit la psychiatre. Est-ce qu’elle avait bien noté le dentifrice menthe poivrée?  

— Comm… comment ? C’est que c’est une addiction plutôt gênante…

Sans doute moins que celle de son patient précédent, qui adorait tremper dans les bocaux à cornichons son propre… condiment.

Le fourre-tout littéraire

La tête de veau (atelier L’Inventoire)

Bonsoir bonsoir, boostée par la Nanowrimo (je t’en parlais ici) et par les ateliers de l’Inventoire (j’avais déjà publié pour l’occasion ceci), me revoilà avec un texte écrit sur un coup de tête… de veau ! Bon, je ne sais pas si je rentre dans les clous (consigne par là) mais en même temps, je ne vise ni le Renaudot, ni le Nanowrimo ! Bah, oui, gare aux clichés, mais une fonctionnaire qui veut fonctionner un minimum a pas mal de pain sur la planche ! Alors, je te laisse avec ce texte un peu brut de pomme car mon défi de novembre est toujours en cours, ainsi que ma longue liste de cases à cocher pour faire mon autopromotion pour Breaking News et clamer haut et fort au génie (AU GENIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !). Bref, il me reste la moitié du mois, et encore 40 000 mots à écrire. Si tu me cherches après la classe, je suis dans une grotte, après la raclette à gauche. Bonne lecture à toi.

— Tu prendras bien un peu de tête de veau ?

Cela venait de ma gauche, de ma tante, Laurette, une femme aussi gentille que replète. 

— C’est-à-dire que… je suis végétarien.

Toutes les fourchettes se sont arrêtées de fourchetter. Un silence s’est installé autour de la tablée. Était-ce du lard ou du cochon ? Enfin du tofu ou du seitan ? Dans cette famille de bouchers de génération en génération, le malaise était grand et n’avait pas l’air de vouloir déguerpir.

— Ah, ce Lucas, toujours le mot pour rire ! Prends donc de la tête, avec le plein de sauce ! a répliqué ma mère, prenant le plat à pleines mains, priant pour que 1 mon père n’ait pas entendu cette phrase incongrue et pour que 2, ladite phrase incongrue le reste.

— Non merci. Je ne mange plus de viande.

Les yeux se sont faits plus ronds autour de moi. Dans ceux de ma mère, j’y ai vu du trouble. Ceux de mon père eux, se sont jetés sur le gras double.

Le fourre-tout littéraire

Eveil des sans

Bonjour bonjour ! Après m’être offert une petite escapade dans mes souvenirs de voyage, je reviens déjà sur ce blog avec un nouveau texte ! Il faut dire que je profite de mes derniers jours de vacances (quoi déjà ?!) et du tempo exigé par le Nanowrimo pour être plus productive. Pour être honnête, je ne suis pas du tout dans les clous du 2,5 pages par jour ! Pour ma défense, il y a eu du beau passage et de la belle surprise cette dernière semaine, et tout autant d’excuses pour ne pas écrire à foison… (Eh oui, ma vieille, c’est pas comme ça que tu vas gagner le prix Renault d’Eau ou Con Goure…). (D’ailleurs, mon recueil continue son chemin, si tu veux en faire partie et te procurer un exemplaire, c’est ici)Un proverbe arabe dit que « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse.  » Bon, alors je me tais et te laisse découvrir mon dernier petit plaisir écriture en date ! Bonne lecture et n’hésite pas à me confier tes impressions…

Le café était bondé, comme à son habitude à cette heure-ci, heure du brunch, sans Monster Munch ni punch. Sophie Stickey  y retrouvait son amie de toujours, Tara Biscotey. La première était déjà installée, devant un thé amer, les yeux sur le bitume, sans autre pensée que celle de revoir Tara qui lui avait fait comprendre, à sa manière bien à elle, sans ambages et sans passer par quatre chemins qu’elle avait une nouvelle à lui conter. Enfin, la dernière fit son entrée et se dirigea vers la table sans attendre d’y être invitée par le serveur. Les bises claquèrent sans bruit dans les airs, sans que joue ne se touche, danse sensuelle d’une ère où les bonjours se lancent à la volée.

— Comment allez-vous très chère, cela fait si longtemps ! Que se passe-t-il donc pour que nous soyons si peu auprès l’une de l’autre ? s’exclama Sophie, entrant sans tarder, dans le vif du sujet.

— Comme vous y allez mon amie ! répliqua Tara, sans s’offusquer réellement. Sans rigolbocher, c’est vrai que j’ai été… très occupée.

Le fourre-tout littéraire

Carnet de voyage #5, language please !

Bonjour à toi, si tu es un.e fin.e observateur.trice, tu as pu remarquer que nous sommes le premier novembre, et outre la Toussaint, c’est aussi le premier jour du mois le plus long moralement de la planète (enfin de ma planète). Alors, comme je ne maîtrise pas encore bien la sorcellerie, malgré mon prénom, j’ai décidé, pour faire passer le temps plus vite… de me relancer le défi du Nanowrimo ! Avant que tu ne quittes ce blog parce que les nanoparticules te filent des ampoules cérébrales, je rappelle en ultra bref en quoi consiste la chose : c’est un challenge d’écriture international où il faut tout simplement écrire 50 000 mots en un mois. Le « tout simplement » est ironique car ça fait tout de même 2,5 pages par jour mine de rien, mine de crayon, et ce, même quand tu as bu un peu trop de poire la veille (toute ressemblance avec ces dernières 48 heures serait purement fortuite)… Enfin, c’est plutôt un chouette défi, (même si, comme moi en 2019, on n’arrive pas au bout), et si ça t’intéresse, n’hésite pas à t’inscrire ou me poser des questions en MP ! Pour l’heure, je vais donc décompter quelques mots grâce à cet article en dépoussiérant un extrait de carnet de voyage ! Je ne sais pas si ton flair de fin.e limier.ère a fait son œuvre, mais on a changé d’heure samedi, et j’ai donc décidé de parler de décalage… linguistique ! (Bon eh, je n’ai jamais dit que le Nanowrimo assurait pertinence et logique…) Allez, bonne lecture, n’hésite pas à partager tes propres déroutes linguistiques qui rendent tout voyage… savoureux ! Oui, cette intro est anormalement longue, Nanowrimo oblige (plus que 1 350 mots !!).

De ses voyages, on se souvient généralement des rencontres, des expériences (mets l’adjectif que tu veux derrière) et des anecdotes « inhabituelles »… Et la langue étrangère est un terreau particulièrement fertile… Je me rappelle encore, ne possédant pas à l’époque (ni maintenant) un grand bagage linguistique ukrainien, devoir dessiner sur un papier les ingrédients composant ma pizza devant un serveur pour le moins éberlué. Heureusement, des années de pratique intense du Pictionary m’auront permis de réussir délicatement le contour de mes splendides… champignons de Paris. J’ai fini le séjour à manger du pain au Kiri et des nouilles instantanées…

Connaître la langue du pays n’est toutefois pas gage d’intercompréhension internationale et interculturelle. Lorsqu’un Australien passionné se lance dans une diatribe sur le barracuda, et que ton lexique à ce niveau-là se limite au capitaine Haddock ou au Cod (qui compose un Fish and chips quoi), ta meilleure parade est de rire bêtement à sa suite et de faire semblant de suivre pour un peu… noyer le poisson. Au rôle de la petite française potiche de l’autre côté de la Manche, j’aurais pu décrocher le césar.

Carnets de voyage

Gang de citrouilles

Bonsoir bonsoir, me revoilà avec un peu moins de retard que d’habitude ! Comme je croule sous les projets que je repousse toujours à la Saint-Glinglin et que ledit saint n’est toujours pas apparu dans mon calendrier, je propose aujourd’hui un texte plutôt léger vu la morosité ambiante. Pour ceux qui ont plutôt envie de rire jaune et qui ont loupé ma petite satire, je vous renvoie sur mon Zinocchio sur ce même blog, et ceux qui se rêvent bon samaritain, sur mon recueil de nouvelles en vente dans toutes les librairies qui se respectent (enfin, qui sont référencées quoi). Les commentaires sont les bienvenus, (surtout les plus élogieux), car nous vivons dans ce monde de buzz et d’algorithmes… ardu pour les inconnues de mon espèce, plus communément appelées les youhou-cest-moi! Cessons les pirouettes, voici mon historiette, je vous retrouve en fin de texte pour recueillir vos impressions !

— Chaque année, c’est pareil ! On nous fait pousser, alors on pousse, on pousse, et quand on est enfin prêtes à prendre notre pied, on nous envoie nous faire farcir !

— C’est vrai ça, on n’est pas des tomates à la fin !

— Non à la soupe !

— Non à la purée !

— Non à la confiture !

— Je ne suis pas certaine que nous servions à faire de la confiture, coupa d’un ton sans équivoque, Pumpkin, la cheffe des citrouilles qui avait réuni en urgence ses voisines du potager.

C’est que l’automne était déjà bien entamé, et arrivait avec lui, une fête que d’aucunes redoutaient… Halloween.

— Pumpkin a raison… concéda Squashie de mauvaise grâce. J’ai entendu dire qu’on nous mettait même des bougies… ne put-elle s’empêcher de rajouter en se rappelant la conversation surprise entre Jack, leur propriétaire et Lantern, l’un des maraîchers avec qui il traitait.

— Des bougies ? Où ça ? s’écria Butter, qui n’avait pas d’imagination.

— Oui, où donc ? s’exclama Nut, sa citrouille jumelle, qui n’avait pas plus de créativité.

— Si vous saviez la perversité de ces humains, cracha Squashie, ils vont nous peler, nous vider et nous foutre une bougie dans le…

Le fourre-tout littéraire

Zinocchio

Bonjour à tous ! Enfin, je reviens, après une trop longue absence ! Il pleut, les ateliers en ligne de l’Inventoire reprennent, donc je remets à plat mes objectifs d’écriture. Et comme mon texte est plutôt long (et légèrement satirique) aujourd’hui, je vais vite couper cette introduction. On se retrouve en commentaires et si vous n’avez toujours pas osé commander mon dernier recueil de nouvelles, il est accessible dans toutes les librairies maintenant, en format numérique et papier. Merci pour votre soutien et votre patience. Belle lecture à vous !

À Clavono, la capitale de Stromboli, les Fantasios ne croyaient plus au « fantastique » de leur gouvernement. Depuis plusieurs mois, les Fantasticos, les dirigeants de Stromboli, essuyaient rebuffades et autres bravades des estrades.

Pour Gédéon, le chef des Fantasticos, ce n’était que des bouffonnades, de la fanfaronnade d’un peuple toujours maussade. Bref, une plaie de la plèbe à panser, avec un peu de pommade. Grand Coquin, son fidèle conseiller de fort petite taille, lui, ne voyait pas de cet œil les dernières actualités. La cote de Gédéon était au plus bas malgré un certain sens de la tournure de leur chef, et les élections prochaines prenaient justement une mauvaise tournure. Pour Grand Coquin, l’heure était grave : il demanda à rassembler les différents conseillers de Gédéon.

— Chef, les élections se rapprochent, et l’état du pays est plutôt…

— Moche.

Figaro, conseiller financier et ancien journaliste économiste, venait d’entrer dans la pièce. Grand Coquin lui lança un regard courroucé, il fallait toujours que ce Figaro se fasse remarquer, lui et son sourire aux dents bien droites.  

Le fourre-tout littéraire

Apprentie en herbe #13, ou l’art de s’auto-éditer

Bonjour à tous, on approche de la fin de l’été et on ne peut guère dire que j’ai brillé par ma présence sur la toile ! Aurais-je dû prévenir que je faisais une pause, aurais-je dû me forcer à respecter un calendrier de publication au lieu de boire un nombre incalculé et incalculable de houblon, aurais-je dû me dire Sabrina-tu-sais-très-bien-que-tu-as-36 000-choses-à-faire-cet-été-et-que-t’en-feras-pas-le-dixième-parce-que-toute-excuse-sera-toujours-meilleure-pour-ne-pas-faire-ces-36000-choses-comme… avancer ta rentrée. Gloups. Et à l’approche de la reprise, le constat est rude, j’ai pris un retard monstre sur mon travail (ouais, je sais, les vacances, c’est les vacances, sinon ça s’appellerait le travail justement…), j’ai pas écrit des masses (ni des volumes, désolée, blague de prof), c’est à peine si j’ai dressé une liste de courses (qui ne fait absolument pas se retourner Proust dans sa tombe, ni qui empêche un ou deux oublis), j’ai pas encore rattrapé mon retard téléphonique de l’année (restez prêts de votre téléphone, cela devrait bientôt sonner) et j’ai complètement mis de côté the marketing and the promotioneuh de mon recueil de nouvelles (ouiiiiiiiii, si tu vivais dans une grotte au fin fond du Larzac (ou de la Dordogne), mon recueil est enfin édité, et disponible en format papier PARTOUT, par ici). A cette occasion, on m’a demandé d’expliquer un peu comment je m’y étais prise, alors, même s’il existe pléthore de blogs qui en ont parlé, je vais essayer de décrire tout le processus pour arriver du format brouillon à un joli bouquin tout relié tout beau (oui, faut bien que je m’envoie quelques pâquerettes de temps en temps). Prêt.e ? C’est parti.

Apprentie en herbe

Jeux Olympiens (naissance d’un mythe)

Bonjour bonjour ! L’été continue avec aujourd’hui un nouveau texte, inspiré de certains événements récents, que je te laisse deviner ! Comme le texte est plus long qu’à l’accoutumée, disons plus long que depuis quelques semaines, je vais aller très vite dans mon introduction ! En résumé, si t’aimes la mythologie, et un peu moins les mythos, l’amour et l’humour, ce texte est pour toi ! Pour le reste, un Apprentie en herbe à venir la semaine prochaine autour de l’autoédition pour mieux expliquer la sortie de mon recueil ! Belle lecture et n’hésite pas à faire ton Hermès et me laisser un petit message 😉 !

Au mont de l’Olympe se tenait tous les ans un grand banquet que les Dieux, par goût des mondanités ou par ennui, avaient décidé d’instaurer, en invitant à la tablée légendaire les Dieux les plus célestes (et les plus funestes). C’est ainsi que pendant ces Olympiades, il n’était pas étonnant d’y croiser Asclépios, Dieu de la médecine, en pleine discussion avec Hermès, Dieu du commerce, d’y voir Artémis, Déesse de la chasse, discutailler avec Pan, Dieu de la nature, d’y observer s’encanailler Géras, Dieu de la vieillesse, avec Hébé, Déesse de la jeunesse ou encore d’y remarquer Demeter,  Déesse de la moisson, s’enjailler avec Dionysos, Dieu de la boisson.

Alors qu’Hypnos, déesse du sommeil, s’endormait à table et qu’Apollon, Dieu du chant, entonnait un énième refrain à la gloire d’Aliagas, Dieu de l’animation et des nuits, Dolos, Dieu de la duperie, décida de jouer un petit tour à Philotès, Dieu de l’amour « charnel » (pour ne pas dire autre chose) qui se faisait mousser (il avait cinq verres d’Olympios dans le cornet), avec la liste de toutes et tous les partenaires qu’il avait satisfaits et ce, en une seule année. Dolos, en couple depuis tant d’années avec sa bien-aimée Apaté, en avait soupé de toutes ses vantardises qui lui laissaient, sans qu’il en ait jamais pu trouver la raison, un goût salé en bouche. Il approcha Momos qui semblait froidement bassiné par sa discussion avec Athéna, Déesse de la raison. Ne l’avait-on point convié à une fête !? songeait celui-ci.

Le fourre-tout littéraire

Bla bla (Agenda ironique juillet)

Bonjour bonjour ! Les émotions dernières étant enfin retombées (pour ceux qui ont pas suivi, c’est par là le condensé des dernières aventures litturesques et éditoriiiales), une pause entre deux invités étant accordée (oui nous vivons dans un « moulin » et nous avons pris l’expression totalement à la lettre), me voilà de retour plus tôt que prévu, plus tard qu’imprévu quoi ! Et cette fois, je reprends enfin du service pour l’Agenda Ironique ! Si vous avez par malheur oublié ce dont que quoi il s’agissait, yeutez donc par ici chez les Carnets Paresseux. Pour le reste, ce mois-ci, l’agenda fort ironique se tenait chez Victor Hugotte : il y était question d’onomatopées en tous genres, de borborygmes aussi, d’accumuler et de répéter pour conter un moment décisif, pas forcément fatidique dans la vie d’une personne ! Bon, je ne sais pourquoi, mais quand j’ai lu cette consigne autour du bruit, j’ai pensé au tout dernier festival de jazz (pour le moins) expérimental auquel nous avons « gaiement » assisté. Et, de fil en aiguille, de flûte en bec, ça a donné ce texte ! Je précise que toutes ces onomatopées ont été tirées d’une liste trouvée en trois clics sur le net, et que si vous retrouvez le mot derrière le son, le sens devrait « apparaître », comme d’un coup de baguette de magicien musicien… Je vous souhaite donc une belle lecture et m’excuse d’avance pour la cacophonie littéraire qui en résulte !

(Toute ressemblance serait purement non fortuite et absolument, voire abondamment exagérée).

Dans un temps autrefois, jadis…

FRRDONGCLICZZTSCRRFLIPFLAPTAPTAPTAPTICTICTACTRIIITVLANG !!

— BOUH cette musique ! J’ai cru URG !!!

— RAAH !!! Mais… mais… HOURRA! HOURRA !

— HOURRA ??! HOURRA ??! HOU-HOU, il y a quelqu’un ? Tu as écouté la même chose que moi ? Un TAGADA TAGADA qui joue de la harpe avec une TSING n’aurait pas plus écorché mes oreilles !!  

— C’était si BANG ! Pas meilleur pour PANG PANG la soirée !

— J’aurais préféré ZZZer ou RRRer… Ça VROOM-VROOMait trop, ça RA-TA-TA-TAit ! J’ai la tête comme un TUT-TUT ! AIE, OUILLE ! J’ai les tympans qui font BOUM-BOUM.

— Mais c’est de l’art, du pur ! Un BING de maître ! Du CLAP CLAP, du WAHOU, de l’ovation ! ça SCHLAKe le TRIIII TRIIII un son pareil !

— BEUH… tu m’ôteras pas de l’esprit que c’était juste du BONG BONG entre deux FROU-FROU, j’aurais mieux préféré assister à un concert du groupe DRING-DRING, en plus j’ai les fesses qui SCRATCHent sur leurs sièges, confessa-t-elle en se versant une PLOC de limonade.

— COââ !? Je m’ARGLLe, je GARGLe ! fit-il en se tenant les mains à la gorge.

— PFFayer pour écouter du BROUHAHA… répondit-elle en haussant les épaules.

— Vaudrait mieux la ZIPper, tu me files le HIC, tu me refiles le HIP, je GLOUPe devant tant d’EUH… Que DING-DONG-t-il donc dans cette caboche ? Renier ainsi le génie COCORICO… s’insurgea-t-il, au bord de l’apoplexie symphonique, scandalisé et outré par un manque si criant de goût.

— MOUAIS… ça, du génie ? Quelle comédie musicale ! En plus, il fait un AGLA-AGLA de COIN-COIN dans ce chapiteau.

— Ah non ! Ne commence pas à ATCHOUMer, tu vas gêner le second concert ! Fais des HAN-HAN s’il te plait ! C’est les GROINs-GROINs en ARGN qui montent sur scène !

— Bah, je croyais qu’on venait de les voir !

— Mais non ! C’était GONG de GLOU-GLOU ! Ça n’a absolument rien à voir !

FRRDONGCLICZZTSCRRFLIPFLAPTAPTAPTAPTICTICTACTRIIITVLANG !!

— HUM HUM, effectivement, ça n’avait rien à voir, soupira-t-elle en refermant un peu plus sa veste et en buvant une nouvelle gorgée de limonade.

PSCHIIIIIT…

Pour suivre mes lubies « littéraires » et autres actus, c’est par ici en s’abonnant ! Pour l’édition, c’est sur la barre latérale !

Image par Peter Fischer de Pixabay

Le fourre-tout littéraire

Apprentie en herbe #12, autoedition here I am !

Bonjour à toi, à l’heure où je me mets enfin derrière ce clavier, où j’avais promis de venir de manière plus régulière, je réalise que mon dernier post remonte à… un mois ! Alors, je pourrais bien entendu te sortir une panoplie d’excuses farfelues comme un chat en demande d’affection qui m’a piraté mon ordinateur, un accident de tondeuse qui aurait coupé notre seul accès au monde extérieur, une arthrite passagère sacrément saucissonnée qui sévit sévèrement sur les doigts dédiés à la dactylo, ou encore un colloque colossal sur la colique des cloportes, mais non ! La vérité – hélas !- est aussi prosaïque que la mosaïque… je travaillais ! Et oui, qui l’eût cru, mais l’approche des vacances n’a pas été synonyme de relâchement, entre réunions, organisation d’évènements en plein air pour enfants en pleine forme et divers pots de départs (et de fleurs) un soir sur deux :).

M’enfin ! Comme tu l’as lu dans le titre, j’ai décidé de me la péter en anglais une belle nouvelle à t’annoncer, enfin, disons-le tout de suite, ça ne va pas changer la face du monde, ni ton quotidien, mais au moins, je ne t’embêterai plus avec ce projet de recueil de nouvelles car il est enfin, finally, finalement A-BOU-TI ! J’en parlais etdarlidadada, donc il était temps de passer à autre chose mon capitaine ! J’ai décidé de refuser les deux seules maisons d’édition apparemment intéressées par mes historiettes car leur méthode avait fait sonner mon radar à contrats chelous.. Et comme depuis le début de ce projet, je n’ai ni épousé de milliardaire (un millionnaire suffirait remarque), ni investi dans des implants pour me faire un nom dans le show-biz à Dubaï ni été repérée outre-tombe par Chateaubriand (blague littéraire.com), j’ai tenté l’aventure de l’autoédition ! Alors, pour l’autoédition, il faut dire que les sites et les tutoriels sur YouTube foisonnent, et que des plateformes qui riment avec Ozone facilitent largement ce nouveau canal de création littéraire. Mais, n’ayant ni le talent informatique, ni la patience pour créer ma propre maquette, et cherchant tout de même à créer un recueil qui me plaise visuellement et qui paraisse le plus professionnel possible, j’ai fait confiance à l’équipe de Librinova pour la confection du livre numérique et papier. Alors, d’aucuns trouveront que certains tarifs sont légèrement au-dessus pour certaines prestations dont on pourrait s’affranchir seul, mais pour mon premier projet autoédité, j’avoue que cela me convenait parfaitement. Les échanges ont été rapides, efficaces, et l’équipe était vraiment à mon écoute pour mes questionnements et mes propositions au niveau de la maquette et de la confection.

Voilà donc mon recueil de nouvelles enfin constitué, relu, revisité, corrigé, remastérisé quoi !

24 nouvelles baroques, 24 personnages loufoques,
24 heures O’clock.
Pourquoi Breaking News ?
Parce qu’il fallait un titre.
Parce qu’il fallait un titre qui détonne, qui décoiffe, qui
décape. Et que ça a plus de gueule en anglais.
Parce que nous vivons dans une ère de l’instant.
Parce que nous vivons dans une ère de l’instantanéité
où la folie côtoie la raison, la maladie l’horizon et
l’amour l’illusion.
Parce que ces nouvelles interrogent le monde sans
jamais y apporter de réponse.
Parce qu’il fallait bien piquer votre curiosité. Du moins,
essayer

Pour te le procurer, version numérique ou papier, c’est ultra simple, c’est par ici directement sur Librinova ou dans toutes les librairies près de chez toi ! Sinon, comme pour ma pièce, possibilité de me le commander pour que je la dédicace, et que je t’offre, en plus de mon éternelle reconnaissance, un verre d’alcool sous licence 🙂 !

Alors, ça valait pas le coup d’attendre un long mois pour apprendre tout ça ? Et maintenant ? Et maintenant, je vais souffler un peu, et me consacrer à de nouveaux projets d’écriture, dont je te parlerai bientôt, autour d’un ou deux mojitos (rime pauvre inspirée j’en ai bien peur, par ce soleil qui enfin nous fait l’honneur de se montrer généreux).

D’avance, je te remercie pour tout geste, pour ta lecture, pour ton partage, et bien sûr, à ceux qui m’ont aidée à aller au bout de ce projet et qui passent par là, MILLE MERCIS.

Belle journée à toi !

Pour lire tous mes textes et actus, c’est par ici

Apprentie en herbe

Aligote, tête de linotte

Me revoilà avec ma nouvelle copine, Miss Régularité. On verra combien de temps on reste amies. Enfin soit ! Je te l’ai dit la semaine dernière (iciiii), j’ai un nouvel environnement qui cultive l’imagination et qui pousse (jeudemotsautourdujardinagebonjour) à l’inspiration. Donc, voici en brut, sans trop de relecture ce qui est sorti pour une des consignes de mon atelier de quartier, une (légère) parodie de conte pour grands enfants ! Il faut croire que la Dordogne, ça vous gagne (gogne ??) ! Bref, bonne lecture, n’hésite pas à commenter, me lancer des fleurs (ou un râteau), me dire si c’est trop perché, même pour un chat lecteur et aventurier. Pour le reste, je t’en parle la semaine prochaine (spoiler, ça sera ptet la semaine d’après). Belle journée à toi et merci d’être passé.e par là ! PS : petite précision, des mots étaient bien entendu imposés dans ce texte sans queue ni tête (de Linotte). Sauras-tu les trouver ?? Re PS : pour les non connoisseurs (comme moi), Pécharmant est une commune et le nom d’un vin apparemment réputé par ici…

Aligote, tête de Linotte, frémit devant son miroir. C’était le jour J. Elle allait sortir. Enfin. Après ces mois enfermée dans sa tour de la résidence du Bosquet Ronflant. Elle appréhendait de mettre un pied dehors. Surtout qu’elle n’avait plus vraiment de chaussures, au fur et à mesure que les années avaient passé, elle en avait débarrassé le plancher, contre des objets plus utilitaires, peut-être même contre des denrées alimentaires. Elle se rabattit sur ce qu’il lui restait, des pantoufles de Vergt, la bourgade voisine. Elle observa ses cheveux qui lui tombaient maintenant à la taille. Les coiffeurs n’avaient pas défilé dans le logement ni effilé nombreux gens. Toute la résidence (7 humains au total) avait adopté le style Bob Marley sans se consulter, et l’on aurait pu croire au Bosquet Ronflant qu’une certaine nostalgie du reggae y régnait. Elle poussa un soupir de dépit. Elle n’avait plus de maquillage sous la main, et rien à se mettre sur les joues pour lui donner un air un peu plus pimpant. Elle ressemblait à un potiron périmé. Elle ramena sa chevelure épaisse en une tresse qu’elle s’attacha avec un fil dentaire qui traînait entre deux morceaux de savonnette cassée, et sèche comme la pierre. Peut-être qu’elle devrait se doucher ? Après tout, elle allait se frotter à d’autres humains. N’était-ce pas ainsi, que toute séduction commençait ? Par ces échanges olfactifs ? Oh, du parfum suffirait ! Zut, pensa Aligote, tête de linotte, je l’ai troqué contre un truc l’année dernière ! Elle se rua dans les toilettes. Le désodorisant était désespérément… vide. Même plus un pschitt dedans. Cela faisait des mois qu’elle devait le jeter au tri. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit, après le ménage, après le ménage. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit le ménage, le ménage, tout court. Elle se passa de l’eau sous les aisselles, et, avec un élan d’inspiration, elle se mit deux gouttes de dentifrice de part et d’autre. Parfum menthe. Si ça marchait pour les dents, il n’y avait pas de raison… Elle se regarda une dernière fois dans le miroir. Ragaillardie par la sensation de chaleur provoquée par la menthe fraîche sous ses aisselles, elle se trouva moins potiche, moins potimarron. Sa tresse lui donnait un air plus altier, et donnait à sa tenue une allure plus raffinée.

Elle était prête pour le grand soir. Pour la big nuit. Pour le Matari. La discothèque la plus célèbre de la ville qui rouvrait ses portes après mille et une soirées de fermeture. Elle trépignait d’impatience malgré son appréhension. Saurait-elle danser sur la musique ? Saurait-elle se rappeler comment battre la mesure, pour faire battre les cœurs des princes de Pécharmant, le village voisin ? Une escalade d’émotions la submergeait et Aligote, tête de linotte, faillit annuler et rester chez elle. Elle pourrait faire le ménage tiens, au lieu de se pomponner et d’aller parader. Elle regarda les vêtements sales qui s’amoncelaient sur le sol, et les verres qui un jour, avaient étincelé sous la poussière. Rappelle-toi le code, se psalmodia-t-elle pour se donner du courage « Chia, ouvre-toi, Chia ouvre-toi »… Elle prit son sac et machinalement, mit son masque sur le visage. Elle se mit à rire nerveusement. Non, ce soir, et tous les autres soirs, elle n’en aurait plus besoin ! Elle eut envie de pleurer. D’un geste de défi, elle jeta le masque par terre, à côté de ses verres point lustrés depuis belle lurette, et ferma la porte derrière elle. Elle descendit les marches quatre à quatre, l’excitation prenant le pas sur ses craintes.

– Libéréeeeee, délivrée !!! Je ne me masquerai plus jamaiiiiiiiiis !

Puis, patatras. Fin du conte de fées. Alors qu’elle pirouettait sur elle-même, dans ses pantoufles de Vergt, elle se retrouva nez-à-nez avec deux douaniers des gestes barrières.

Aligote, tête de linotte, s’était – hélas !- trompée de date de déconfinement. Les douaniers ne voulurent rien entendre, les deux agents étaient sourds de naissance.

Un jour, mon bailleur viendra, soupira-t-elle, dans sa cellule 404, où elle devrait attendre sagement qu’un des 7 humains du Bosquet Ronflant, vienne la secourir.

Et sans se rendre compte, ses pieds commencèrent à se mouvoir dans ses pantoufles de Vergt, sur une musique qu’elle n’était pas sûre de reconnaitre… Every little thing is gonna be all right…*

*(un petit air de Bobby Marley 🙂 )

Alors, si cette histoire t’a plu et si t’en redemandes, c’est par là qu’on s’abonne et en dessous qu’on commente 🙂 !

Image par Isabel Fernandez de Pixabay

Le fourre-tout littéraire

La leçon de peinture

Bonjour à toi, lecteur, lectrice, âme perdue sur le net en cette fin d’après-midi, enfin de retour après des semaines à nouveau intenses même si je pensais avoir passé le plus chia dur de l’année ! Voici donc un texte écrit pour l’Inventoire, lors du dernier atelier d’écriture en ligne proposé pour le mois de mai. Comme toujours, je lis la consigne, prends mon stylo, et essaie de pondre un petit truc qui se rapproche (du moins qui s’éloigne pas trop) de l’instruction de départ. Et comme toujours, j’ai dépassé et j’ai dévié (oups). En tout cas, j’espère que cette lecture te plaira ! Pour ma part, je me suis collé plein de post-it sur mon carnet pour « tenter d’essayer de m’efforcer de tâcher » d’être plus régulière par ici, malgré les projets qui s’accumulent, les idées qui pullulent et le jardin qui tubercule ( 😉 ). Car il y a du nouveau, côté écriture ! Oh rien de très grandiose (je n’ai toujours pas écrit Harry Potter ni éclairé l’Académie française de mes lumières ) mais plein plein de petites choses qui se mettent en place doucement pour la petite fourmi (ou cigale ?) qui « écrit » et que je suis. En effet, nous avons atterri, mon chat à poils courts, mon chaton à barbe longue et moi dans un lieu fort propice à l’inspiration, et qui n’acceptera nulle excuse ni procrastination… La suite au prochain épisode, dans un nouvel « Apprentie en herbe » où je parlerai de l’univers impiiiiiiiiitoyaaaaaaable de l’édition, et des astuces pour bien garder la tête sur les épaules et non pas en forme de melon (spoiler, métaphore du joggeur et du médaillé olympique). En attendant, si tu veux faire ta BA, c’est toujours par là. Belle lecture et bonne leçon de peinture !

Le fourre-tout littéraire

La foire au jargon

Bonjour à toi, je reviens enfin par ici alors que je m’étais promis plus de régularité sur le blog… Va falloir vraiment songer à s’organiser un poil mieux ma chère si tu veux percer dans la bulle littéraire ! Surtout qu’il y a du nouveau, l’autoédition de mon recueil avance à grands pas ainsi que les autres projets, je t’en parle bientôt (en l’an 2033) hihi, en attendant, si tu ne t’es pas procuré La complainte du belzébuth, c’est par là, une pièce courte et pratique à fourrer dans un sac de plage, qui ne prend pas l’eau (à vérifier tout de même)… Trêve de foin, aujourd’hui, je te partage un texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture de ma ville qui devrait bientôt se refaire en présentiel, ce qui confère quand même une atmosphère plus douillette que derrière son Machin Tosh. La consigne était de créer un dialogue un peu absurde entre un professionnel et un non-initié, où bien entendu le novice en la matière n’y entend rien justement… J’ai bien évidemment pensé au sketch des Inconnus « Les langages hermétiques » dont voici un extrait, que j’ai dû regarder un bon millier de fois dans ma prime jeunesse. Et quoi de mieux pour jargonner, que d’aller piocher dans mon cher métier, où les sigles, les définitions à rallonge ne manquent pas de nous éblouir chaque jour ! Voici donc ma foire au jargon, sauras-tu traduire en langage compréhensible par l’être humain ces inquiétudes d’institut… pardon, de professeure des écoles ? Spoiler : ceci est un texte à visée humorisitique, et insiste donc sur l’aspect sarcastique d’une caractéristique diabolique de notre métier tragico-comique, en gros, passe ton chemin, Melle polémique 🙂 ! Et belle lecture bien sûr !

Le fourre-tout littéraire

Hell yeah Bukowski !

Bonjour à toi ! Eh oui, je reviens déjà ici avec de la nouveauté ! Comment ça ??? Après des semaines d’absence, deux publications en 6 jours ?!! (Si t’as pas eu le temps de dire ouf, ni de lire mes derniers textes, c’est ici) Yes, oui, si, da, c’est tout ou rien en ce moment, soit j’ai la même présence qu’un fantôme fantaisiste, soit je me transforme en prolifique perroquet ! C’est les « vacances » (en vrai, j’ai une tonne de travail qui m’attend pour les jours à venir, mais j’ai adopté la position de l’autruche, une politique qui fonctionne pas plus mal qu’une autre) alors j’en profite pour te partager mes derniers textes en vue de l’atelier à venir. Deux consignes sont à l’honneur en ce jour, l’écriture d’un fait divers et un texte autour de la musique tout en jeux de jambes de mots qui commençait ainsi « Une partition ayant mal au dos cherchait une ligne où s’accrocher mais aucune n’était à sa portée. Alors qu’elle désespérait de… » . Bien entendu, en cette période morose, pas question de prendre tout ceci fort au sérieux, alors je me suis amusée à emberlificoter les istruziones et en avant la fanfare ! Parce que hein, « Some people never go crazy, what truly horrible lives they must lead (certains ne se lâchent jamais, quelles vies affreuses ils doivent mener). C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Bukowski !

Belle lecture à toi, merci d’avance pour ton passage, ton indulgence, ton commentaire d’admiration éternelle (rayer la mention inutile).

Le fourre-tout littéraire