Bonsoir à vous, vacances ne rimant pas avec luxe, calme et oisiveté, je profite de ce repos – n’en déplaise aux clichés ! – bien mérité pour faire couler de l’encre sur mon papier et faire avancer mes projets. Je vous en parle prochainement dans un Apprentie en herbe… Pour garder un rythme d’écriture quasi journalier, je continue donc le défi à distance proposé par l’école LES MOTS avec chaque jour une consigne courte une plus longue le vendredi et j’y ajoute des défis d’écriture trouvés ici et là sur la toile. Après l’Agenda Ironique qu’on ne présente plus, je me suis intéressée à celui proposé chez entre2lettres par Pascal Perrat. Voici donc 2 très courts textes pour le prix d’un ! Consigne du premier, chez entre2lettres, commencer par « C’est au cours d’un repas de famille qu’il eut une révélation. Aucun membre n’avait comme lui des yeux de merlan frit, mais tous avaient quelque chose de poissonneux. Le tonton, par exemple, c’était son air saumon » et continuer comme cela nous chante. Consigne du second, proposée par David Thomas : prendre une photo avec un personnage, décrire et imaginer qui est ce personnage, et ce qui vient de lui arriver, là aussi comme ça nous chantonne. Voilà, je vous laisse découvrir ce qui est sorti de mes deux premières fois dans ces deux ateliers respectifs ! 2 histoires, 2 ambiances… N’hésitez pas à laisser un commentaire, (et aller faire un tour sur les 2 sites) !

Consigne number one

C’est au cours d’un repas de famille qu’il eut une révélation.

Aucun membre n’avait comme lui des yeux de merlan frit, mais tous avaient quelque chose de poissonneux.

Le tonton Amédée, par exemple, c’était son air saumon. Les jumeaux, les fils de la sœur du tonton, bref, pour faire simple, les neveux d’Amédée, l’appelaient à raison et en secret tonton Apéricube (on a la (pisci)culture qu’on peut).

La grand-mère, Amidie (puisque c’est l’heure précise à laquelle elle était née et où son père s’était barré) avait eu quelque trouble à attraper un gros poisson dans ses filets (un poisson tout court !) : ses yeux ronds comme des calamars ayant fait exploser le nombre de prétendants fuyards (allez me dire après que tout ça n’est que pure coïncidence, et qu’il n’y a aucune pibale sous caillou entre le père qui a pris la fuite et les gars filant comme des truites).

La tante Amande, que d’aucuns appelaient Amandine, parce qu’elle était si petite qu’on en rentrait huit dans une boîte de sardines, avait pourtant ferré rien de moins qu’un requin de la finance qui lui avait fait gagner en moins d’un an le triple de sa fortune, et de son tour de taille (passer d’une  sardine à une baleine, ne cherchez plus pourquoi l’oncle s’est mis soudainement à apprendre le portugais et en à apprécier leur spécialité… la morue, pour faire délicat).

Mais quand il regarda Amidon, son propre père, (nommé ainsi parce qu’Amidie avait passé sa grossesse à bouffer des patates), il se rendit compte, que malgré ses tentatives de noyer le poisson en restant muet comme une carpe durant ces interminables discussions, son père, son propre père qu’il respectait comme au Nord les pommes de terre, n’avait absolument rien de poissonneux, ni physiquement, ni intellectuellement, ni « aquatiquement » parlant…

Mais alors, alors… ce père qu’il vénère… serait-ce lui dont tous les journaux locaux parlent, ce fameux Amarre, le Maquereau ??!!

(Inutile de vous dire que cette histoire se termina… en queue de poisson).

Consigne numero dos

Lui, c’est Granpa. Avec ses yeux, il vous juge et vous jauge en moins de temps qu’il en faut pour dire « un, dos, tres ». Avec sa bouche, il vous adoucit les mœurs ou vous crève les cœurs. Grand Papi, ça passe ou ça casse, y a que ses os qui se tassent : le panache, son palace.

Il sourit, à pleines dents, du moins, la moitié de ce qu’il en reste. Il regarde la caméra qui le mitraille, plutôt content d’avoir passé une veste. Il repense à ce rendez-vous, il a envie de jurer comme une vache écossaise. Il sait que c’est pas la bonne expression. Il se dit Dios que les enfants font suer. Avec ces nouvelles habitudes, toujours dans l’inquiétude. Qui sème les études… Tu devrais Papou… tu devrais vraiment. Voilà où il en est, sur son banc, avec sa belle veste passée.

Il sort une cigarette, le fou rire le guette. Vos poumons sont dans un sale état, qu’il lui avait dit le toubib. Enfin, pas tout à fait comme ça. Avec des mots de docteur, sortis de son tiroir de tirailleur. « Venez-en aux faits » que le Granpa avait suggéré, ce qui avait plutôt donné « Quand est-ce que je vais clapser ? ». Le jeune médecin avait pas pensé à ça, dans son joli tiroir aux miroirs à espoirs. Le tirailleur tiraillé. Gros mensonge ou fine vérité ? On voit tout ça dans la série de clichés.

Il porte la cigarette à ses lèvres et aspire une longue bouffée, il sourit… à moitié.

Si vous avez aimé ces textes très différents, c’est ici, pour ne rien rater !

5 commentaires

  1. Bonjour Sabrina, je suis ravie de constater que les deux consignes ont trouvé grâce à tes yeux ( de biche). J’ai adoré la chute « en queue de poisson » ( comment n’y ai-je pas pensé:) ) Comme moi pour la seconde tu as mis plus de rythme sur les élucubrations de ce « poumon », qu’un simple monologue 🙂
    J’ai découvert un autre BLOG Chroniques Atmosphériques:
    https://latmospheriquemariekleber.wordpress.com/
    qui propose une consigne d’écriture toutes les semaines ( le mercredi ) je participe semaine prochaine.
    Voili voilou les nouvelles de l’écriture, on se motive, chaque mois on écrit pour maintenir la ligne ( celle du papier).

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou Mijo ! Merci pour le nouveau blog ! Décidément il va falloir cesser toute activité et écrire pour participer à tous ces blogs ! C’est un plaisir de pouvoir se lire ici et là ! J’ai beaucoup aimé la consigne du poisson, j’aime quand on peut se lâcher de l’ultra court ! Belle soirée à toi !

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    1. Je sais je sais 😉 je disais simplement qu’il n’y a plus besoin de le présenter car il est fort bien connu sur la toile 😉 ! Je compte bien y participer ce mois-ci encore eh eh. Belle soirée à toi !

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