Carnet de voyage #5, language please !

Bonjour à toi, si tu es un.e fin.e observateur.trice, tu as pu remarquer que nous sommes le premier novembre, et outre la Toussaint, c’est aussi le premier jour du mois le plus long moralement de la planète (enfin de ma planète). Alors, comme je ne maîtrise pas encore bien la sorcellerie, malgré mon prénom, j’ai décidé, pour faire passer le temps plus vite… de me relancer le défi du Nanowrimo ! Avant que tu ne quittes ce blog parce que les nanoparticules te filent des ampoules cérébrales, je rappelle en ultra bref en quoi consiste la chose : c’est un challenge d’écriture international où il faut tout simplement écrire 50 000 mots en un mois. Le « tout simplement » est ironique car ça fait tout de même 2,5 pages par jour mine de rien, mine de crayon, et ce, même quand tu as bu un peu trop de poire la veille (toute ressemblance avec ces dernières 48 heures serait purement fortuite)… Enfin, c’est plutôt un chouette défi, (même si, comme moi en 2019, on n’arrive pas au bout), et si ça t’intéresse, n’hésite pas à t’inscrire ou me poser des questions en MP ! Pour l’heure, je vais donc décompter quelques mots grâce à cet article en dépoussiérant un extrait de carnet de voyage ! Je ne sais pas si ton flair de fin.e limier.ère a fait son œuvre, mais on a changé d’heure samedi, et j’ai donc décidé de parler de décalage… linguistique ! (Bon eh, je n’ai jamais dit que le Nanowrimo assurait pertinence et logique…) Allez, bonne lecture, n’hésite pas à partager tes propres déroutes linguistiques qui rendent tout voyage… savoureux ! Oui, cette intro est anormalement longue, Nanowrimo oblige (plus que 1 350 mots !!).

De ses voyages, on se souvient généralement des rencontres, des expériences (mets l’adjectif que tu veux derrière) et des anecdotes « inhabituelles »… Et la langue étrangère est un terreau particulièrement fertile… Je me rappelle encore, ne possédant pas à l’époque (ni maintenant) un grand bagage linguistique ukrainien, devoir dessiner sur un papier les ingrédients composant ma pizza devant un serveur pour le moins éberlué. Heureusement, des années de pratique intense du Pictionary m’auront permis de réussir délicatement le contour de mes splendides… champignons de Paris. J’ai fini le séjour à manger du pain au Kiri et des nouilles instantanées…

Connaître la langue du pays n’est toutefois pas gage d’intercompréhension internationale et interculturelle. Lorsqu’un Australien passionné se lance dans une diatribe sur le barracuda, et que ton lexique à ce niveau-là se limite au capitaine Haddock ou au Cod (qui compose un Fish and chips quoi), ta meilleure parade est de rire bêtement à sa suite et de faire semblant de suivre pour un peu… noyer le poisson. Au rôle de la petite française potiche de l’autre côté de la Manche, j’aurais pu décrocher le césar.

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Carnet de voyage #4, Coupdetétix sur les chapeaux de roues

Bonjour à tous, je reprends le contrôle du temps et de mon clavier ! Faut dire que j’arrive à terme de deux de mes gros projets de ces derniers mois, et peu importeeeeeee si tu m’aiihhmeuuus la finalité, je n’ai pas chômé (d’où ma publication tardive la semaine dernière) ! Et comme je vois enfin arriver les vacances, et que nous partons à bord de Coupdetétix, notre van bricolé et pimpé par les soins de Mister C (and sister and co), j’ai retrouvé un article de mon ancien blog où je présentais nos compagnons de route roulants. Parce qu’on a hâte de repartir bourlinguer un peu… on n’ira pas loin, on n’ira pas vite, (110 km/h pied au plancher, forcément…), mais on s’en fiche d’abord (samedi soir, on a bien dormi à 20 bornes de chez nous, près d’une plage… au fond, c’est pareil qu’en Australie… un beau coucher de soleil et une envie de pisser au réveil…) ! Allez, comme mes rimes doutent un peu, voici sans plus attendre un extrait de carnet de voyage, bonne lecture à vous, et bonne escapade à bord de nos vans légèrement astérixisés !

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Carnet de voyage #3, l’avant du top-départ

Bonjour, c’est dimanche, le jour du Tofu rôti, et je me remets derrière le clavier. En ce moment, je suis la tête dans le guidon, sans avoir de vélo, (ce qui est fort) et suis en pleine réécriture de mon recueil de nouvelles après l’avoir soumis en bêta-lecture (je t’en parlais là). Un apprentie en herbe spécial Bêta-Lecture sortira bientôt d’ailleurs ainsi qu’une nouvelle plus littéraire (hésite pas à rattraper ton retard ici). Pour l’heure, nous nous apprêtons à quitter les Alpes pour rentrer au bercail, ce qui signifie ressortir les valises et les cartons et remballer nos affaires, sans oublier le petit gros chaton. Le sujet me semble tout trouvé pour cette sainte journée, voici donc un nouvel extrait de mes anciens carnets de voyage où je replonge dans les souvenirs et te livre un aperçu de ce qui se passe dans la tête d’un futur roadtripeur...

Quand on entame un nouvel apprentissage, et qu’on ne possède ni le génie de Mozart, ni la lumière de Thomas Edison (ni ce talent pour les jeux de mots douteux), on repart à zéro et on apprend petit à petit : de ses anciens d’abord, de ses expériences ensuite, de ses erreurs surtout. Certes, porter une banane en plein centre-ville de Cairns ne pouvait être excusé en 2009 mais pouvait s’expliquer par l’ignorance heureuse et l’enthousiasme juvénile que procurait notre premier départ en road trip en Australie. De mon côté, j’avais osé – comble de la joie béate ! – porter l’infâme chapeau de cow-boy en paille qui informe à trois miles à la ronde que vous êtes une touriste. Par pitié, ne nous jetez pas la pierre, tout le monde n’a pas la prétention de s’appeler Amadeus.

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Carnet de voyage #2, la vie à 2 dans un 6m2

Bonjour, c’est dimanche, il pleut, j’ai un masque aux vertus soi-disant éclaircissantes sur la tête, le film Danse avec les Loups à terminer et un découpage en séquences de mon premier truc conte machin roman à terminer. Le premier what ? Oui, je sais, moi-même, j’ai du mal à donner ce nom à mon papier. Mais comment appelle-t-on une nouvelle qui n’a plus les codes de la nouvelle et qui s’avère méga long ? Ne mettons pas la cariole avant les poneys, je vous en parlerai plus en détails quand le moment viendra, (si c’est comme le Prince Charmant, merci la blague). Bon, comme on est encore confinés, j’ai remanié un texte de mon ancien blog qui parle de la vie à deux, dans un cube encore plus petit que notre appart. Pour relativiser, en attendant… la délivrance ! AHHHHH (indication scénaristique : imaginer une voix haut perchée qui tient la note du SI ou du DO). Je vous laisse donc avec des souvenirs que peut-être mon compagnon aurait préféré ne jamais voir rejaillir. Certaines scènes décrites ci-dessous pourraient en effet heurter la sensibilité des personnes sensibles et sensiblement froisser les sentiments des plus hyper-sensibles d’entre vous.

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Carnets de voyage (nouvelle rubrik : Mexik)

Bonjour à tous, c’est déjà dimanche, l’heure (d’été) du blog et mon défi dimanche ! En ces temps étranges de confinement où nous retrouvons le goût de l’emmerdement la lenteur et des confitures Bonne Maman maison, je propose une nouvelle rubrique, pour s’évader un peu, comme par magie, sans bouger de son canapé, sans booker de billet. Parce que j’avais d’abord hésité entre créer un atelier nettoyage de poignée de porte ou faire un tuto origami avec des mouchoirs usagés. Heureusement, pour toi lecteur, il se trouve que j’ai sur mon disque dur des années de voyages en sac à dos qui n’attendent que de ressortir au grand jour ! Eh oui, avant de me prendre pour une adulte responsable, avec agenda et distributeur de croquettes pour chat, j’ai passé de nombreuses heures sur les routes, à l’aventure droite toute ! Alors, aujourd’hui, nous replongeons au Mexique à Puerto Vallarta, plus exactement, où nous avons passé nos derniers jours après plusieurs semaines suspendues dans le temps à Higuera Blanca. La vie y était douce, calme, loin de l’agitation et de la frénésie modernes. Nous ne faisions pas grand-chose, un peu comme en ce moment en somme, la chaleur et la brise des vagues en moins. Je t’emmène donc pour ce premier extrait de carnet découvrir un artisanat typique de la région de la « Sierra Madre Occidentale », dans les états de Nayarit et Jalisco, tradition flamboyante de la communauté Huichol. Désolée, pas de tequila au programme, non tout ne tourne pas à l’alcool. Nous, on a remplacé ça par les 101 façons d’utiliser une peau d’avocat.

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