Apprentie en herbe #14 ou le syndrome de l’imposteur

Bonsoir bonsoir, un article que je voulais sortir depuis longtemps, et quand j’ai vu ce matin la publication de Léa Herbreteau, une auteure que j’aime suivre (dans le sens non psychopathe du terme s’entend), je me suis dit que le hasard faisait tellement bien les choses que c’était le bon moment de sortir un nouveau numéro de mon Apprentie en herbe ! Pas de spoiler, pas de teaser ou autre terme anglais qui ferait frémir les curistes et les puristes, qu’est-ce donc ce que ce syndrome de l’imposteur (impostrice ? imposteuse ? imposteure ? Aucun féminin … intéressant !).

Pour faire simple, et ne pas verser dans la philosophie de comptoir avec Bébert aux manettes (passons sur le cliché, là n’est pas la question), le syndrome de l’imposteur en écriture, c’est le fait de ne jamais se sentir légitime, de ne pas penser que son « art » finalement vaille la peine qu’on s’y intéresse, encore moins qu’on s’y attarde (voyez, les guillemets autour du mot « art », typiquement c’est ça).

Voilà, fin de l’article. C’est ce qu’on appelle clarté et concision. 🙂

Apprentie en herbe

Les trois corbeaux

Bonsoir ! Je reviens ce soir avec un nouveau texte écrit sans contrainte aucune, ni sujet imposé. D’où m’est venue l’idée ? Je ne sais, en tout cas, je vous le livre ici sans plus de blabla, car il est un peu plus long et que demain c’est lundi 🙂 ! Je vous invite, si vous ne l’avez pas encore lu, à découvrir le texte proposé pour l’Agenda ironique que vous pouvez retrouver ici parmi les autres courts écrits très inventifs ! Pour le reste, mon recueil est toujours en vente, dans toutes les librairies entre Houellebecq et le dernier Goncourt (ah non ?) et n’hésitez pas, comme toujours à laisser un signe de votre passage par un coucou ou un commentaire :). Belle lecture, Sabrina.

Dans un village de peu d’habitants où les naissances frôlaient le néant, l’on pouvait lire sur les visages le désespoir et le tourment : le hameau se mourait, son âme se morcelant toujours plus à chaque nouvel enterrement.  

Car, même si les vieux veillaient à ne pas crever, les plus jeunes eux, s’entêtaient et s’entraînaient à procréer, sans aucun succès.

Les rumeurs les plus folles couraient dans les maisonnées désavouées. Une seule cependant persistait… la malédiction d’amour, celle qui empêchait d’enfanter et avortait tout fœtus même pas encore créé !

Pour parfaire l’affaire, il fallut aux habitants bouc émissaire, et les boucs ne faisant guère légion dans la région, le choix s’était porté sur les corbeaux… Voyons, ces êtres noirs ne pouvaient abriter dans leur esprit que des desseins aussi sombres que leur plumage… Et puis, ils n’étaient jamais loin, comme prêts à se vautrer sur les cadavres, tels de véritables vautours…

Le fourre-tout littéraire

Bataille royale

Bonsoir bonsoir ! Enfin un peu le temps de gratouiller et griffonner sur mon carnet en ce début d’année déjà chargé. J’espère que les fêtes ont été douces et joyeuses malgré… malgré tout ! Dans ma liste de résolutions qui ne tiendront pas plus de deux semaines comme celle de faire plus de promo pour mes livres, j’ai décidé d’accorder toute sa place à ce qui me permet de souffler dans un tourbillon de vie bien intense, et qui me permet de rire (même jaune) dans cette époque sacrément brouillon. Comme mon texte est plutôt long, je le dévoile sans plus d’ambages, de toute façon, tout part à vau-l’eau !! N’hésite pas à commenter, avec bienveillance, recul et humour, comme toujours, les abeilles préfèrent la légèreté de l’air à la grossièreté du terre-à-terre car étonnamment dans le monde des abeilles, tout n’est pas noir ou jaune ! Bonne lecture !

Depuis deux saisons, la ruche était en ébullition.

Dans cette Grande Ruche en effet, une pandémonie venue des frelons asiatiques sévissait : toutes les abeilles les plus fragiles, notamment celle qui faisaient du dia-bête, tombaient comme des mouches, un comble pour des abeilles, vous en conviendrez.

Mercuria, La Reine-Mère, avait dû réunir en ces temps de crise ses abeilles conseillères dans sa cellule royale. Les ouvrières avaient été mises à l’arrêt, les œufs et les larves sous couvain forcé.

« Trêve de mutinerie ! Grève de « butineries » avait déclaré Mercuria.

 Ainsi le miel avait cessé, la ruche s’était tue pour éviter qu’elle ne s’éteigne.

Le fourre-tout littéraire

Zinocchio

Bonjour à tous ! Enfin, je reviens, après une trop longue absence ! Il pleut, les ateliers en ligne de l’Inventoire reprennent, donc je remets à plat mes objectifs d’écriture. Et comme mon texte est plutôt long (et légèrement satirique) aujourd’hui, je vais vite couper cette introduction. On se retrouve en commentaires et si vous n’avez toujours pas osé commander mon dernier recueil de nouvelles, il est accessible dans toutes les librairies maintenant, en format numérique et papier. Merci pour votre soutien et votre patience. Belle lecture à vous !

À Clavono, la capitale de Stromboli, les Fantasios ne croyaient plus au « fantastique » de leur gouvernement. Depuis plusieurs mois, les Fantasticos, les dirigeants de Stromboli, essuyaient rebuffades et autres bravades des estrades.

Pour Gédéon, le chef des Fantasticos, ce n’était que des bouffonnades, de la fanfaronnade d’un peuple toujours maussade. Bref, une plaie de la plèbe à panser, avec un peu de pommade. Grand Coquin, son fidèle conseiller de fort petite taille, lui, ne voyait pas de cet œil les dernières actualités. La cote de Gédéon était au plus bas malgré un certain sens de la tournure de leur chef, et les élections prochaines prenaient justement une mauvaise tournure. Pour Grand Coquin, l’heure était grave : il demanda à rassembler les différents conseillers de Gédéon.

— Chef, les élections se rapprochent, et l’état du pays est plutôt…

— Moche.

Figaro, conseiller financier et ancien journaliste économiste, venait d’entrer dans la pièce. Grand Coquin lui lança un regard courroucé, il fallait toujours que ce Figaro se fasse remarquer, lui et son sourire aux dents bien droites.  

Le fourre-tout littéraire

Une petite pièce, s’il vous plaît ! (apprentie en herbe éditée)

Bonjour à toi cher lecteur, une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, pas de nouvelle pseudo-littéraire à lire, mais une belle nouvelle à partager.

Ma pièce de théâtre La complainte du Belzébuth est parue le 8 janvier, aux éditions l’Harmattan. Tu sais, cette fameuse pièce dont le titre m’est apparu en rêve et que j’ai commencé à gratter sur du papier, au bord de la plage, quand on pouvait être collés serrés sur un carré de serviette, et que les vagues (de mer et de bonheur) déferlaient.

Quand j’ai débuté l’écriture de cette pièce, je ne savais absolument qui diable était ce Belzébuth, ni où donc allait me mener cette histoire de pépé sous un abribus.

2021, la voici sur du papier, du vrai. C’est assez fou, moi qui pensais la laisser dans un tiroir jusqu’au jour où, enfin à la retraite, et avec que ça à faire, je monterai une association des recalés décalés du théâtre !

Elle est là, sur ma section Du côté de l’édition, sur le site de l’éditeur et un peu partout sur mon site (je ne suis pas encore championne de com’). Alors, à défaut de réclamer une petite pièce, je t’invite à aller te la procurer et la lire… Attention, ne t’attends pas à du grand art, je ne mesure qu’1m57 je te rappelle 🙂 !

Trêve de plaisanterie, le pitch, le patch, le résumé, quoi, c’est ça !

Tout commence par une journée somme toute banale. Une jeune fille vissée à son smartphone atteint un abribus où est assis un vieil homme tenant un petit paquet marron. Jusque-là, rien de très extraordinaire dans le récit d’une jeunette connectée et d’un septuagénaire esquinté attendant le même bus. C’était sans compter l’arrivée d’Hugo-Jean, un homme plutôt sûr de lui (et de sa langue française), qui se hérisse face à la jeune Josie qui use d’anglicismes et qui ne parvient jamais à prononcer le prénom du vieillard : Grindelwald. De ce point de départ, découle une aventure où se croisent des personnages (fleuriste dans la fleur de l’âge, pantin patenté) qui ne se seraient jamais côtoyés s’ils n’avaient pas eu l’idée saugrenue de prendre la ligne 4 ce matin-là

Bref, si ça te tente, n’hésite pas à cliquer, liker, partager.

J’en profite, quoi que tu fasses, pour te remercier, toi lecteur, qui viens me lire ici, parfois me laisser un chaleureux commentaire, et qui en le faisant, me soutient dans tous mes projets un peu délurés. MERCI. MERCI.

Je te souhaite une belle journée, et de réaliser tous tes projets, quels qu’ils soient d’y croire, de t’y accrocher et de rêver un peu, toujours les pieds au sol.

Sabrina une apprentie en herbe éditée, et qui vient de pousser… d’un millimètre 🙂 !

Si tu veux suivre toutes mes actualités et mes prochains textes, c’est là !

Apprentie en herbe

Apprentie en herbe # 11, ou quand l’herbe pousse un peu.

Voilà ce qu’on appelle la maîtrise du teaser et du titre, n’est-ce pas ? Cela fait bien longtemps que je n’avais pas écrit d‘Apprentie en herbe, mais comme c’est bientôt Noël et qu’après, on commence une nouvelle année et-on-fout-2020-dans-une-magnifique-poubelle, on-ferme-le-nœud-à-triple-tour-et-on-la-jette-loin-très-loin-dans-le-conteneur-adapté-bien-sûr-celui-qui-va-désintégrer-tous-les-trucs-bien-pourris-de-2020-et-qui-va-les-transformer-en-plancton-pour-étoiles-et-qui-va-s’envoler-dans-une-autre-galaxie-à-des-milliards-d’années-lumières-de-nous-autres, ben je me lance enfin pour vous parler de ce qu’il se passe de mon côté niveau écriture. (Parce que niveau école, tout le monde s’en fiche comme d’une guigne ici-bas, – déjà, c’est pas sympa pour la guigne – ben oui ma vieille, fallait ouvrir un blog de maicresse d’abord. ON VEUT DE LA LECTURE BORDEL !) Oui, c’est exactement ce qu’il se passe dans ma tête à l’instant où je vous écris. Bref, revenons à nos planctons.

Apprentie en herbe

Apprentie en herbe #9, cueille le recueil !

Bonjour, c’est dimanche et déjà le moment de vous retrouver sur ce blog ! Alors que l’actualité fourmille de pistes à exploiter pour inviter à la réflexion sur ce qui se passe autour de nous, je n’ai absolument pas le temps de m’y consacrer, je vais donc vous parler de ce qui occupe une large partie de mon temps libre (au grand dam de mon compagnon, et de mon chaton) : mon recueil de nouvelles ! En même temps, pour être honnête, il pleut ici depuis une bonne dizaine de jours ! Oui, le Pays Basque, c’est vert, comme l’Écosse, l’Irlande, il y a forcément une raison… J’en profite pour remercier les lecteurs de mon free style de lundi, et je vous invite à poster vos propres publications en commentaire, si l’envie vous en dit ! Je suis en réflexion d’une nouvelle catégorie sur le blog à cet effet, dites-moi si cela vous plairait… Enfin, quand j’aurai fini par rattraper le temps perdu ! Et pis, Marcel (Proust, pas le débardeur), en a tiré 7 tomes pour le retrouver, alors piano piano (ou guiatre guitare) !! Après cette intro d’un niveau vertigineux, et si nous passions à notre Apprentie en herbe ?

Apprentie en herbe

Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

Le fourre-tout littéraire

Calme avant les tempêtes

Une histoire très courte aujourd’hui, pour ma première participation à l’atelier d’écriture Bric à Book, un site très sympathique avec une proposition d’écriture chaque semaine lancée à partir d’une photo. N’hésitez pas à y jeter un oeil, pour découvrir des auteurs, le site, ou pour participer, la communauté est fort agréable ! Je me lance et vous laisse découvrir, ce que la photo m’a inspiré. Belle lecture à vous. Sabrina.

— Et les vaches, comme elles étaient mignonnes ! Hautes comme ça ! Et leurs yeux si doux ! On aurait dit des biches ! Puis, on a bien mangé !

Lui repense à la Jacket Potato, une immense pomme de terre garnie –recouverte !– de fromage fondu, et aux haricots infects de leur English Breakfast. On peut dire que les Britanniques sont doués… pour la cuisine étrangère ! Il ne lui répond pas. Les deux regardent à travers la vitre la terre ferme qui se rapproche.

Le fourre-tout littéraire