Bonjour à tous, je reprends le contrôle du temps et de mon clavier ! Faut dire que j’arrive à terme de deux de mes gros projets de ces derniers mois, et peu importeeeeeee si tu m’aiihhmeuuus la finalité, je n’ai pas chômé (d’où ma publication tardive la semaine dernière) ! Et comme je vois enfin arriver les vacances, et que nous partons à bord de Coupdetétix, notre van bricolé et pimpé par les soins de Mister C (and sister and co), j’ai retrouvé un article de mon ancien blog où je présentais nos compagnons de route roulants. Parce qu’on a hâte de repartir bourlinguer un peu… on n’ira pas loin, on n’ira pas vite, (110 km/h pied au plancher, forcément…), mais on s’en fiche d’abord (samedi soir, on a bien dormi à 20 bornes de chez nous, près d’une plage… au fond, c’est pareil qu’en Australie… un beau coucher de soleil et une envie de pisser au réveil…) ! Allez, comme mes rimes doutent un peu, voici sans plus attendre un extrait de carnet de voyage, bonne lecture à vous, et bonne escapade à bord de nos vans légèrement astérixisés !

Extrait de carnet : Tout est prêt pour cuisiner sur le réchaud. Petit souci… Le gaz ne sort pas. Mister C. en gourou du gaz examine la bouteille d’un air dubitatif, la soupèse un petit peu, fait la moue, tourne et retourne les boutons, pousse des jurons de mammouth, fout son nez à la sortie de gaz, tend l’oreille, essaie de comprendre ce que cherche à lui dire la bouteille de gaz et me regarde dépité de sa tête de Cassowary. On apprendra plus tard, que lorsqu’on achète une bouteille de gaz, en Oz, il faut aller la remplir… de gaz. CQFD.

Les joies de la vie en van sont impénétrables ! Mais pour atteindre ce nirvana ​paroxysmique, ​le chemin est plus ou moins long. Notre premier van, qui a marqué la lignée des véhicules à noms de bande dessinée s’appelait… roulement de tambourin : Obélix ! Belle bête Toyota Hiace (c’est tout ce que je peux vous fournir côté mécanique et descriptifs en -ique) dégotée à Cairns, en Australie, juste au moment où on allait perdre la foi et nous déplacer à dos de kangourou. Imaginez notre joie lorsque ce van est apparu devant nos yeux ébahis, ébaubis, ébullis, ehbehoh ! paré de trésors d’un rare confort ! Un lit, de la précieuse argenterie en plastique, une étagère pour ranger les champignons en boîte et autre délices gustatifs, une balayette pour les jours d’ennui ou de lubie, un camping gaz pour cuisiner un bon bœuf bourguignon sans bœuf ni bourguignon et – suprême volupté ! – une douche solaire, gage d’une hygiène assurée même en plein bush ! Sympa la description ménagère, mais pourquoi donc Obélix ? Oh, une sotte histoire de potion magique, à traduire par galère mécanique : comme un chacun sait, Obélix est un peu soupe au lait (ou soupe à l’huile en contexte), et nous a donc fait un petit joint de culasse une semaine seulement après notre prise en main ! Mais il nous aura transportés de Cairns à Perth, ce qui fait une trotte, faut croire qu’il était tombé dedans quand il était petit.

Extrait de carnet : comme quoi, faut pas grand-chose pour aménager un van : des planches, des clous, une scie, des baguettes et des rideaux. En polaire. À l’effigie des All Blacks. Pour passer inaperçus. Ou pas.

En Nouvelle-Zélande, devant la rareté de l’offre des vans, nous avions opté pour un break à aménager nous-mêmes, enhardis à l’époque par les prouesses de Mac Gyver qui arrivait avec un seul lacet à monter une tente deux places, un exploit certes peu utile à l’époque, mais qui méritait d’être applaudi ici. Bref, cette fois-ci, on jeta notre dévolu sur une Chariot rouge, que l’on nomma, avec affection Overdrix… On n’a pas cherché l’inspiration bien loin : l’overdrive défaillait et déraillait tant et si bien qu’il ne fonctionnait pas ! On baptisa la chariot sur le champ. Enfin, sur la route, mais aussitôt quoi, y a pas eu de cérémonie hein. Et au final, Overdrix nous aura fait voguer sur les routes du nord au sud de la NZ, sans bouton de croisière. Avec un luxe tout relatif, qui a fait perdre des vertèbres à mon partenaire, mais qui lui a fait grandement gagner en souplesse. De quoi se plaint-on 😉 ?

Extrait de carnet : au beau milieu du Wild canadien, les jambes bloquées par la glacière, je tente d’improviser un guacamole sur le siège passager, en me contorsionnant à chaque fois pour récupérer le-couteau-le-sel-le-poivre-la-fourchette-il-me-manque-quelque-chose-ah-oui-l’avocat, dans les caisses à l’arrière de notre van, tandis que mon compagnon fulmine gueule tourne patiemment pour dénicher un endroit envisageable pour y passer la nuit.

Au Canada, nous avons essuyé quelques déconvenues avant l’acquisition de Goudurix, un Dodge caravan qui s’est démarqué lui, non par ses faiblesses, mais par sa hardiesse ! C’est qu’il nous embarqués de Montréal au Mexique, en passant par l’Alaska ! Même pas peur de traverser des villes fantômes ! Pourtant, c’était mal engagé, faux rendez-vous dans les rues désertes et désertiques de la banlieue montréaltaise, tentatives de faire de nos tronches de voyageurs des pigeons… L’audacieux, le courageux, l’impérieux Goudurix aura ainsi connu plusieurs frontières, la dernière fois qu’on l’a vu, il était au Mexique… qui sait si son moteur ne ronronne pas en Argentine maintenant…

Extrait de carnet : Nous roulons. Nous roulons encore. Bon dieu, qu’est-ce qu’on roule. (Qui a dit que voyager en van était synonyme d’aventure palpitante ?).

Et nous voici prêts à tester la résistance de notre dernier petit bébé, Coupdetétix sur les routes de France, après un van blanc, un autre rouge, et un bleu foncé, c’était à prévoir. Prêts à nouveau à sortir les chaises pliantes le soir pour boire du thé comme des petits vieux, à batailler 3 heures pour chauffer des coquillettes sur une casserole de dînette, à essayer de grapiller 4 gouttes de notre douche solaire pour garder une illusion hygiénique, à développer une technique pour attraper un slip avec le pied pour éviter de sortir toutes les caisses de rangement, bref à reprendre les joies de la vie en van. Et se faire doubler par des camions en côte partir pour une nouvelle épopée, dans notre… douce France. Si vous croisez un van qui fait le bruit d’un moteur d’avion mais qui roule comme une 4L, c’est nous, faites signe qu’on boive un coup ensemble (par alternance, on n’a que 2 verres 😉 )! Santé, prenez soin de vous, à bientôt sur ce blog, ou sur les routes 🙂

Je ne pouvais pas terminer sans un clin d’oeil à Uderzo et Goscinny, et au véritable Astérix qui nous a inspiré le nom de tous nos anciens véhicules.

« Pour vous remercier selon la tradition normande, nous allons vous offrir un grand festin…
– Ne vous donnez pas ce mal, votre départ nous suffit. Partir, c’est nourrir un peu. »

Le blog continue pendant l’été avec des récits en free style, des carnets de voyage, et des nouvelles plus littéraires ! Ne manque rien et abonne-toi par toutatis !

Crédit photo : Vanlife by @entreleslignes4 et @Cyril G.


9 commentaires

    1. Ahah, merci William ! Oui, c’est vrai qu’il y a du franglais dans cette affaire, c’est le souvenir des voyages ça, merci pour ta lecture et au plaisir de venir découvrir les tiennes, même en van !

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  1. Bonsoir Sabrina ! Si tu passes par la Lorraine (je peux comprendre qu’il y ait peut-être plus attrayant comme destination, encore que… ça vaut peut-être quand même le détour ! ), fais-moi signe.
    En tout cas, toi au moins, tu sais te lâcher dans l’écriture et c’est tellement agréable pour tes lecteurs !

    Aimé par 1 personne

    1. Oh merci Nadine, pour ces mots, oui, mes textes sentent déjà un peu les vacances, je les laisse assez libres, peu retouchés en ce moment pour me concentrer sur le recueil. J’aime le faire de temps en temps, pour le plaisir, et pour l’intimité avec le lecteur 🙂 ! Hâte de découvrir tes nouveaux textes, beau dimanche à toi, Sabrina.

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