Bonjour, c’est dimanche et déjà le moment de vous retrouver sur ce blog ! Alors que l’actualité fourmille de pistes à exploiter pour inviter à la réflexion sur ce qui se passe autour de nous, je n’ai absolument pas le temps de m’y consacrer, je vais donc vous parler de ce qui occupe une large partie de mon temps libre (au grand dam de mon compagnon, et de mon chaton) : mon recueil de nouvelles ! En même temps, pour être honnête, il pleut ici depuis une bonne dizaine de jours ! Oui, le Pays Basque, c’est vert, comme l’Écosse, l’Irlande, il y a forcément une raison… J’en profite pour remercier les lecteurs de mon free style de lundi, et je vous invite à poster vos propres publications en commentaire, si l’envie vous en dit ! Je suis en réflexion d’une nouvelle catégorie sur le blog à cet effet, dites-moi si cela vous plairait… Enfin, quand j’aurai fini par rattraper le temps perdu ! Et pis, Marcel (Proust, pas le débardeur), en a tiré 7 tomes pour le retrouver, alors piano piano (ou guiatre guitare) !! Après cette intro d’un niveau vertigineux, et si nous passions à notre Apprentie en herbe ?

The question of the jour : comment qu’on fait un recueil de nouvelles ? (Spoiler : ce qui va suivre est ce que j’ai fait moi, personnellement, alors, ça n’est pas parole d’évangile non plus, jusqu’à preuve du contraire, je suis pas une sainte, ni une « vraie » écrivaine)

Bon, alors, bien sûr, ça semble tomber sous le sens… Il faut d’abord des nouvelles… (si à ce stade, vous n’en avez pas, je ne peux rien faire pour vous, mais vous pouvez continuer à lire si vous avez une marmite sur le feu, clairement, il n’y a que ça à faire… ou prendre une feuille et se lancer !). Pour ma part, j’avais l’embarras du choix ! On peut dire que j’en ai gratté des nouvelles depuis que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à l’écriture via L’esprit Livre puis que j’ai continué à m’amuser sur l’Agenda Ironique, le Zodiac Challenge, le Bric à Book ou Des mots une histoire (tout est là, si vous avez envie de faire cramer votre repas dominical). Bien sûr, selon le temps imparti pour écrire, et surtout pour corriger mon texte, les historiettes sont plus ou moins accomplies.

La première phase a donc été de faire un tri dans les nouvelles que j’avais vraiment envie de faire figurer dans mon recueil. J’ai commencé par celles que je trouvais les plus abouties (que je croyais ! Mais on va en reparler). Quitte à se lancer dans un genre peu répandu et populaire en France, autant que ce soit de qualité ! J’ai donc mis la plupart des nouvelles de mon année de formation puisque celles-ci avaient été exécutées avec un certain sérieux et qu’elles avaient été relues par mes pairs et mon formateur et que j’avais ensuite affiné la deuxième version en fonction des différentes remarques que je décidais de prendre en compte ou non. (Oui, un auteur, ça fait ce que ça veut au final, et pis toc. Je vous en dis plus dans le paragraphe sur la bêta-lecture). Ensuite, j’ai incorporé les textes que j’aimais particulièrement et dont je ne pouvais me séparer (CE SONT MES BÉBÉÉÉÉS, phrase à imaginer avec mon ordinateur dans les bras en plein milieu de la nuit).

Bref, au final, j’avais plus de 27 textes… Ça fait un peu beaucoup quand même. Il paraît qu’il ne faut pas dépasser la quinzaine... Alors, on trouvera toujours des extrêmes (David Thomas, lui en a réuni 69 (très courtes, certes) dans la patience des buffles sous la pluie), mais on doit bien pouvoir trouver un juste milieu comme dirait un géomètre. Du coup, j’ai repris ma liste et tous les textes non sélectionnés sur une feuille A4 (oui, tout rentrait) et j’ai marqué en mots-clés ce dont il est question dans chaque nouvelle. Pis, j’ai tout classé en trois catégories, la première étant ce qui lie toutes mes nouvelles choisies pour ce recueil… Parce qu’en fait, dans un recueil, il faut assurer une certaine cohérence : ça peut être le genre de la nouvelle, sa thématique, ses narrateurs etc. Et ça a réduit le nombre à 19, puis-je-me-suis-dit-oh-ça-serait-super-d’en-avoir-17-comme-la-date-de-mon-anniv’-mais-c’est-dommage-car-j’aime-trop-celle-ci-on-monte-à-20-oh-mais-c’est-bête-car-celle-là-je-dois-la-glisser-aussi-c’est-le-thème-DÉCIDE-TOI-MA-VIEILLE-T’AURAS-JAMAIS-TERMINÉ-TON-PUT***-DE-RECUEIL-À-LA-C** !!!

Une conversation borderline plus tard, j’ai donc tranché sur 20 nouvelles, comme l’année 2020, le vin, tout ça quoi. Et j’ai mis un titre et un ordre, provisoires tous les deux. Et j’ai commencé à boulonner. Nouvelles après nouvelle. J’ai repris la lecture de textes que je n’avais pas lus depuis des lustres, et à l’aune de cette sagesse acquise au fil des semaines, j’ai repéré des petits trucs qui ne me plaisaient pas (même sur les plus ciselées, si si !). Et j’ai étoffé, parce que le format original de mes nouvelles reste plutôt court, de l’ordre de 4 pages, si vous faites le calcul, vous vous dites, en fait c’est un mini-recueil de poche, ou une notice IKEA ! Donc, j’ai repris conscens… concenscieu… avec conscience chacun de mes bébés et j’ai apporté des améliorations.

Puis est venue l’épreuve cruciale de la bêta-lecture. Depuis mes débuts, j’ai un compagnon qui se prête au jeu, comme je l’ai déjà évoqué, sans avoir le choix faille mais qui au bout du compte, trouve que je me tracasse trop la tête à vouloir perfectionner, et que c’est déjà bien en l’état. Le « Bien n’étant pas le nouveau Excellent », j’ai décidé d’envoyer ces feuillets à 4 bêta-lecteurs triés sur le volet, dont trois de mes anciens compères à l’ESL, (gros big-up à eux) et une amie passionnée d’écriture aussi (thumbs up Jean-Jakou), histoire d’avoir des retours bienveillants mais tranchants. Si ce passage est moyen, nul, inutile, qu’on me le dise et qu’on avance que diable ! Cette décision s’est avérée plutôt efficace, car, au lieu d’éparpiller les commentaires, j’ai pu vite les réunir et prendre en considération ceux que j’estimais pertinents. Oui, un auteur, c’est têtu, et s’il a envie de dire cette phrase de cette manière-là pour Y raison, il le fait.

J’ai donc à nouveau retravaillé les nouvelles, effaçant des adverbes ici, rayant des participes présents là, des tournures impersonnelles, mais laissant mes gros mots, et mon langage châtié pour certains personnages. Et aujourd’hui, à l’heure où je vous parle, il ne m’en reste plus que 2 à réviser ! Oui, only two for today ! Du coup, je me suis penchée sur une autre question de prime importance : le titre ! Ben, parce que recueil de nouvelles, ce n’est pas vendeur, même avec un bandeau « écrit par Sabrina P., déjà des millions de lecteurs conquis sur le blog, dont sa maman et son chat ». Là, j’ai appelé les dents dieux de la mer, et ai commencé à écrire sur la plage une liste sans filtre, comme les cigarettes, avec des titres plus ou moins inspirés. Oui, j’ai osé écrire « Conter jusqu’à 20″… Bref, heureusement, ma chère Kariiiineuh, experte en la matière, m’a aidée dans ma sélection finale de 4 titres. Donc, le titre, c’est bon.

Mais depuis hier, je suis dans le doutage, comme diraient les Inconnus, puisque je me suis rattaquée à l’ordre des nouvelles… Et là, je vous raconte pas le mic-mac digne de la détective académie (voir photos) Oui, le chat aime bien bousiller mon travail. Parce que, dans un recueil, si les textes sont de longueur / ton / genre (etc.), c’est pas mal d’alterner pour créer le rythme la surprise, le plaisir du lecteur (oui, au bout, j’espère qu’il y aura quand même un lecteur). Et aujourd’hui, dimanche matin, je n’ai toujours pas trouvé un ordre qui me fasse sauter au plafond…

Cueille le recueil, n’est-ce pas (carpe recueillem) ! Les cloches sonnent, il est bientôt l’heure de partir, et cet article est plutôt long, alors, je vous laisse dans le même état où je me trouve présentement, et vous raconterai la suite dans un prochain post, lorsque tout sera réglé et que j’aurai à nouveau du temps pour mes compagnons à 2 et 4 pattes !

Pour ne rien manquer dans le futur, de mes tribulations d’apprentie, c’est là !

4 commentaires

  1. oh la la c’est un parcours initiatique que d’organiser un recueil de nouvelles ( oui parce que je suppose l’écriture des précieux textes faite, sinon circulez, ya rien à voir). Je me dis que j’ai bien le temps encore d’accumuler de la matière première. Pour l’instant j’en suis au baptême de la comédie genre vaudeville. Là aussi ma porte de placard s’est transformé ( comme dans les séries policières avec post-it et pictogrammes) à un story board géant!

    Aimé par 1 personne

    1. Eheh, j’imagine très bien ton story board ! Il me tarde de lire ton vaudeville, je suis sûre que tu vas exceller, tu as la fibre humoristique d’après tous les textes que j’ai lus de toi 🙂 ! Au plaisir, je retourne à mon recueil à la Dexter :), enfin, un peu plus joyeux quand même… Au plaisiiir, Sabrina.

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    1. Oh merci ! Je te tiendrai informée bien évidemment, j’avoue que j’en arrive au stade d’impatience, il me tarde de le voir terminé ce fo*** recueil 🙂 Où en es-tu toi ? Ça fait longtemps que je n’ai rien lu de toi ? Est-ce normal, ai-je loupé un épisode ? Belle journée, Sabrinaaaa.

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