Meurtrissures

La nuit vient de tomber, tu ne devrais pas tarder. Je connais ce regard, je vais encore y passer.

Je dois me taire, me laisser faire, même quand on me saute. Tu me tournes et me retournes à l’envi. Alors, je dis rien et je poireaute. Mes cris ne s’entendent pas, que l’on s’acharne sur moi, ou que l’on m’arrache à bout de bras. Et il faudrait que je me contienne !

Moi, j’ai toujours voulu rester vierge, je tiens à ma dignité, et ce jusqu’au jugement dernier. Mais il y a des choses que je ne contrôle pas. On me gratouille, on me chatouille, on me trifouille. Je hurle sous la douleur, sous tes traits appuyés qui me salissent, sous tes doigts qui me pervertissent.

Aïe, ouille !

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