Agenda ironique d’août 2022 (oups septembre)

Jeffrey Junior s’interrompit, eut l’air de vouloir reprendre sa respiration, observa la foule qui l’écoutait : une grand-mère et une adolescente aux yeux bien ronds qui le fixaient d’un air qui disait clairement « je ne partirai pas sans ma réponse ».
— Laisse tomber kiddo, tu comprendras quand tu seras plus grande.
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Le chant des coquecigrues (Agenda ironique mai 2022)

Igor Björgen avait toujours vécu dans sa ville natale.
Natalement, il venait d’une petite bourgade reculée du nord de l’Islande.

L’Islande, ce pays rêvé par les touristes en mal d’exotisme et en soif d’aventures.
Des aventures qu’ils acceptaient de vivre une semaine, voire, dans l’exception, tout un mois.
Moi, ça fait rire, pensait Igor.
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Ras le sol !

— Non mais oh dites donc, pour qui vous prenez-vous pour vous parquer ainsi sur mon territoire ? s’insurge Dame Moquette.
— Comment ça, sur votre territoire ? s’exclame Père Parquet.
— Exactement ! Mon territoire ! De l’évier de la cuisine au bidet de la baignoire !
— Votre cher propriétaire ne vous a rien dit ? La moquette, c’est has been depuis belle lurette !

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Rencontre de troisième génération

Deux molosses atterrirent aussitôt devant lui, un air pas vraiment « toutou friendly ». Ransen Pulin frémit. Se pourrait-il qu’il vécût-là ses dernières heures ? Comment les colosses avaient-ils pu se poser ainsi devant lui comme deux campanules ? Ca le rendait incrédule. Il regarda la canne qu’il tenait à la main. Et si, sur le pommeau, avait été représentée une tête de chat ? Continuer de lire Rencontre de troisième génération

Les trois corbeaux

Il leur fallut alors un bouc émissaire, et les boucs ne faisant guère légion dans la région, le choix s’était porté sur les corbeaux… Voyons, ces êtres noirs ne pouvaient abriter dans leur esprit que des desseins aussi sombres que leur pelage… Et puis, ils n’étaient jamais loin, comme prêts à se vautrer sur les cadavres, tels de véritables vautours… Continuer de lire Les trois corbeaux

La tête de veau (atelier L’Inventoire)

Toutes les fourchettes se sont arrêtées de fourchetter. Un silence s’est installé autour de la tablée. Était-ce du lard ou du cochon ? Enfin du tofu ou du seitan ? Dans cette famille de bouchers de génération en génération, le malaise était grand et n’avait pas l’air de vouloir déguerpir.

— Ah, ce Lucas, toujours le mot pour rire ! Prends donc de la tête, avec le plein de sauce ! a répliqué ma mère, prenant le plat à pleines mains, priant pour que 1 mon père n’ait pas entendu cette phrase incongrue et pour que 2, ladite phrase incongrue le reste. Continuer de lire La tête de veau (atelier L’Inventoire)

Zinocchio

Bonjour à tous ! Enfin, je reviens, après une trop longue absence ! Il pleut, les ateliers en ligne de l’Inventoire reprennent, donc je remets à plat mes objectifs d’écriture. Et comme mon texte est plutôt long (et légèrement satirique) aujourd’hui, je vais vite couper cette introduction. On se retrouve en commentaires et si vous n’avez toujours pas osé commander mon dernier recueil de nouvelles, il est accessible dans toutes les librairies maintenant, en format numérique et papier. Merci pour votre soutien et votre patience. Belle lecture à vous !

À Clavono, la capitale de Stromboli, les Fantasios ne croyaient plus au « fantastique » de leur gouvernement. Depuis plusieurs mois, les Fantasticos, les dirigeants de Stromboli, essuyaient rebuffades et autres bravades des estrades.

Pour Gédéon, le chef des Fantasticos, ce n’était que des bouffonnades, de la fanfaronnade d’un peuple toujours maussade. Bref, une plaie de la plèbe à panser, avec un peu de pommade. Grand Coquin, son fidèle conseiller de fort petite taille, lui, ne voyait pas de cet œil les dernières actualités. La cote de Gédéon était au plus bas malgré un certain sens de la tournure de leur chef, et les élections prochaines prenaient justement une mauvaise tournure. Pour Grand Coquin, l’heure était grave : il demanda à rassembler les différents conseillers de Gédéon.

— Chef, les élections se rapprochent, et l’état du pays est plutôt…

— Moche.

Figaro, conseiller financier et ancien journaliste économiste, venait d’entrer dans la pièce. Grand Coquin lui lança un regard courroucé, il fallait toujours que ce Figaro se fasse remarquer, lui et son sourire aux dents bien droites.  

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Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

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La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

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Wild Wild World

Bonjour à tous, c’est dimanche, jour du confinement ! Comme le coronavirus ne s’attaque pas encore à la créativité, j’en profite pour vous offrir un texte qui ne rentre dans aucune case, ni celle du Zodiac, ni celle de l’Agenda Ironique, ni du Bric à Book. Je n’en dis pas plus pour ne rien vous dévoiler, et j’attends vos commentaires en fin de lecture. De mon côté, préparation d’un nouvel Apprentie en herbe, et travail sur mon recueil en parallèle. Si vous ne savez pas quoi faire, et que vous avez maté tout Netflix, parcourez les diverses catégories, la nouvelle (La Bibli roulante) avec mes lectures et je suis en train de réfléchir à une autre dans le futur, dont je vous parlerai en temps voulu ! Beau dimanche à vous, Sabrina.

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Mary Christmas

Bonsoir à tous, j’espère que vous avez passé de magnifiques fêtes de Noël, entourés des vôtres et de ceux qui vous sont le plus cher, à votre coeur, et non à votre porte-monnaie 😉 ! Je reviens vers vous avec une chouette nouvelle, celle de voir une de mes histoires courtes du Zodiac en lice pour le prix du Grand Court sur Short Edition! Vous pouvez la retrouver, la lire et voter sur ce lien Au bout de l’arc-en-ciel. Mais pour l’heure, voici une de mes dernières histoires créées autour de la thématique de Noël, que j’avais envie de vous partager, pour ne pas oublier que frénésie rime avec hérésie… Bonne lecture à vous, et merci d’avance pour vos retours. Je vous concocte très vite un Apprentie en Herbe, et pour ceux qui veulent plus de lecture entre deux chocolats, les publications autour du voyage et d’une carte au trésor sont ici, chez Carnets Paresseux.

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