Humanida

Sanzavi soupira devant la pile de dossiers qui semblait ne jamais désemplir. Un coup d’œil à sa montre indiquait qu’il devait encore à la communauté bien deux heures de loyaux services, plus communément appelés “travail”. Lui qui avait présidé les plus hauts conseils au ministère de l’Obédience des Ministres Emphatiques se trouvait relégué, après une affaire aussi louche qu’un humain atteint de strabisme, au sous-sol du ministère des Imbéciles Heureux, préposé aux Archives des Traditions en Transition Transitoire, qu’il lui incombait d’approuver ou non, armé de son tampon à l’encre rouge Continuer de lire Humanida

Histoires d’animots

Quelle mémoire de poisson rouge, maugréa-t-elle en se regardant dans le rétroviseur, ça ne lui revenait pas… L’âge, sans doute. Dire qu’avant, elle était capable de réciter toute l’encyclopédie à l’envers. On l’avait appelée Dumbo pendant toutes ses années de primaire… Pour sa mémoire d’éléphant… à moins que ce ne soit pour ses oreilles, qui étaient bien décollées à cette époque-là… Continuer de lire Histoires d’animots

Miroir aux alouettes

Il était une fois, une planète couverte d’étranges bois, futaies et frondaisons. S’y trouvaient, parmi tant d’autres, des forêts de tire-bouchons, des bosquets d’aiguilles à tricoter, des taillis de bigoudis et des haies de cure-dents. Les habitants, les peur-de-manquer-d’un-rien avaient planté et planqué des réserves affolantes de tout ce qui leur servait au quotidien. Continuer de lire Miroir aux alouettes

Just (un)married (et juste merci !)

Bonsoir ! Je viens de réaliser que cela fait déjà 3 ans que ce blog est né ! 3 ans ! Il peut s’en passer des choses en ce laps de temps ! Alors, à toi, cher.ère lecteurice, qui me suis depuis peu ou le début, que tu restes silencieux dans tes commentaires, ou consciencieux dans tes critiques, je te dis MERCI ! Parce que de l’autre côté de l’écran, cela fait toujours plaisir de savoir que mes petits textes, qui partent dans leur bouteille informatique, trouvent un bord de mer sur lequel se poser en quelques clics 🙂 ! Aujourd’hui, voici 2 textes un peu loufoques écrits pour l’atelier Les mots (défi de février terminé jusqu’au bout oh yeah 🙂 ) et toujours pour l’atelier de Pascal Perrat que j’aime énormément. Sans plus de fariboles, bonne lecture, merci de ces belles rencontres et ces jolis échanges autour de l’écriture et me suivre toujours plus nombreux et nombreuses ! Je crois qu’en ces temps complexes, nous devons d’autant plus rire… et nous unir !

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Eveil des sans

Le café était bondé, comme à son habitude à cette heure-ci, heure du brunch, sans Monster Munch ni punch. Sophie Stickey  y retrouvait son amie de toujours, Tara Biscotey. La première était déjà installée, devant un thé amer, les yeux sur le bitume, sans autre pensée que celle de revoir Tara qui lui avait fait comprendre, à sa manière bien à elle, sans ambages et sans passer par quatre chemins qu’elle avait une nouvelle à lui conter. Enfin, la dernière fit son entrée et se dirigea vers la table sans attendre d’y être invitée par le serveur. Les bises claquèrent sans bruit dans les airs, sans que joue ne se touche, danse sensuelle d’une ère où les bonjours se lancent à la volée. Continuer de lire Eveil des sans

Tout un télégramme !

Bonsoir à toi ! Me revoici de retour, après deux semaines hautes en couleur ! Les premières commandes de la Complainte du Belzébuth ont été envoyées, (si tu ne te l’es pas encore procurée, j’en parle ici) et j’ai déjà eu un retour fort positif qui ne vient… ni de ma tante ni de mon chat analphabète ! Bref, aujourd’hui, je reviens avec un exercice réalisé dans le cadre de l’atelier que je suis dans ma ville. La consigne : écrire une histoire à partir du télégramme suivant ! 5h. Paul doit voir le juge. Echappe à des mafiosos. En danger à cause de la chloroquine. Se cacher dans une grotte. Ours en colère. Finit à l’hôpital. Evidemment, avec de telles péripéties, fallait pas s’attendre à autre chose que de l’absurde… Bonne lecture à toi et n’hésite pas à partager ton avis en commentaire 😉 !

5H. Paul lève son bras machinalement, la tête enfoncée dans son oreiller, un filet de bave ornant le tissu à fleurs un peu démodé du coussin.

 – Le juge ! est la première pensée de Paul, après « merde » et «  c’est quoi ça » en sentant la matière visqueuse  sur sa joue droite. Il allume la lumière. Pas le temps de traîner, il doit prendre sa douche et s’habiller. Où a-t-il mis son costard ? En même temps, est-ce qu’il faut mettre un costard pour passer devant le juge ? On s’en pose de ces questions existentielles dans le monde.  Il farfouille dans son placard, ne trouve rien. Plan B. Une cravate suffira.  Il en déniche une parmi ses slips, jaunis et élargis.

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Trois cafés pour la route !

C’est dimanche après les fêtes, et tu dois sans doute apprécier le calme et la sérénité de cette matinée sans pétillant sans déballage de cadeaux, sans hurlements cris de joie des petits (et des plus grands) et sans montage de jouets censé ne prendre qu’une petite demi-heure tout seul et qui finit à 5 cerveaux à se gratter la tête pour savoir d’où vient ce boulon restant dans les mains. Cette année, j’ai de quoi lire, de quoi écrire, (de quoi jouer en société) et de quoi entretenir my popotin, bref, aucune excuse pour ne pas reprendre mes habitudes du dimanche ! Après t’avoir parlé de mes maigres avancées dans l’édition, je te propose donc un dialogue un peu absurde, au café du coin, à la suite de la consigne proposée par mon atelier d’écriture du Collectif des Arts à souhaits. Il fallait rédiger un dialogue (jusqu’ici on a bien compris) où l’on détourne 5 expressions idiomatiques pour leur donner un tout autre sens : donner sa langue au chat, avoir la main verte, monter sur ses grands chevaux, raconter des salades, être lessivé. A la Devos quoi. Personnellement, je crois que ce dernier point est loin d’être atteint ici, tout simplement car, si je connais certains sketches du grand monsieur, j’ai plutôt été élevée auprès des Inconnus et je n’ai pas cherché à revoir ses sketches pour ne pas être influencée. Donc, on dira que j’ai fait un dialogue un peu absurde, avec des expressions qui n’ont pas le sens usuel… Tout ça pour dire, Joyeux Noël et bonne lecture ! PS : si ça t’inspire, n’hésite pas à t’amuser autour de cette consigne !

— Voilà qui qu’arrive de frais matin!

— Salut la compagnie !

— ‘Lut Hector !

— Un petit café plus plus, comme d’habitude.

— Et un café amélioré, un. Dis donc, tu tires une drôle de tronche ce matin, j’aimerais pas être ton miroir.

— M’en parle pas, je suis dans un de ces bordels ! Mais un affreux, où y a même pas une nénette pour s’remonter le moral. J’ai plus la main verte.

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Qu’est-ce que t’es belle ! (concours Au féminin)

Bonjour à toi, cher lecteur.trice, je reviens ce dimanche, avec un peu plus de régularité et une nouvelle participation à un concours, celui de Au féminin ! Ce concours, tu le connais déjà car l’année dernière, je t’avais déjà sollicité.e ! Cette année, on prend les mêmes et on recommence ! 3000 signes, 4 thématiques et on se lance ! Il fallait choisir entre « Qu’est-ce que t’es belle // Fais ce qu’il te plaît // Dans le regard de ma fille // Escapade »… Pas difficile de voir vers quel thème je me suis tournée… Particularité cette année, je me suis rendu compte le 22 que le concours avait recommencé… et que la date butoir était au 26 😉 ! Alors, dans l’urgence des vacances, voilà ce que j’ai concocté, n’hésite pas à commenter, partager et aller voter ICIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! Reconnaissance éternelle offerte, comme toujours ! Beau dimanche à toi !

Qu’est-ce que t’es belle. 

Ils sont jetés. Ils ont franchi des lèvres. Ils sont suspendus dans les airs. Comme des volutes de fumée. Ces mots qu’on ne m’a jamais dits. Je les mâchonne. Je les savoure. Ça vaut le coup qu’on se bichonne. 

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Écrivez comme vous êtes #1

— Finis-ton-assiette-Romain-s’il-te-plaît-Aurélien-décroche-de-ton-téléphone-veux-tu-on-n’a-pas-fini-le dîner-Bastien-les-coudes-sur-la-table-combien-de-fois-devrais-je-le-répéter ?
La grosse horloge sans âge de la cuisine indique bientôt 21 h. Autour d’une table qui semble bien petite pour les trois ogres qui s’y sont attelés, Clothilde s’affaire à rassembler ses esprits et les assiettes sales devant ses garçons, sauf le petit dernier.
— Mmph, grommelle Aurélien, qui continue à regarder défiler des légumes sur son écran, avec l’engouement d’un jeune de 17 ans.
— Ouaich, marmonne Bastien, en s’exécutant avec la nonchalance d’un adolescent de 15 ans.
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Calme avant les tempêtes

Une histoire très courte aujourd’hui, pour ma première participation à l’atelier d’écriture Bric à Book, un site très sympathique avec une proposition d’écriture chaque semaine lancée à partir d’une photo. N’hésitez pas à y jeter un oeil, pour découvrir des auteurs, le site, ou pour participer, la communauté est fort agréable ! Je me lance et vous laisse découvrir, ce que la photo m’a inspiré. Belle lecture à vous. Sabrina.

— Et les vaches, comme elles étaient mignonnes ! Hautes comme ça ! Et leurs yeux si doux ! On aurait dit des biches ! Puis, on a bien mangé !

Lui repense à la Jacket Potato, une immense pomme de terre garnie –recouverte !– de fromage fondu, et aux haricots infects de leur English Breakfast. On peut dire que les Britanniques sont doués… pour la cuisine étrangère ! Il ne lui répond pas. Les deux regardent à travers la vitre la terre ferme qui se rapproche.

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