Aligote, tête de linotte

Me revoilà avec ma nouvelle copine, Miss Régularité. On verra combien de temps on reste amies. Enfin soit ! Je te l’ai dit la semaine dernière (iciiii), j’ai un nouvel environnement qui cultive l’imagination et qui pousse (jeudemotsautourdujardinagebonjour) à l’inspiration. Donc, voici en brut, sans trop de relecture ce qui est sorti pour une des consignes de mon atelier de quartier, une (légère) parodie de conte pour grands enfants ! Il faut croire que la Dordogne, ça vous gagne (gogne ??) ! Bref, bonne lecture, n’hésite pas à commenter, me lancer des fleurs (ou un râteau), me dire si c’est trop perché, même pour un chat lecteur et aventurier. Pour le reste, je t’en parle la semaine prochaine (spoiler, ça sera ptet la semaine d’après). Belle journée à toi et merci d’être passé.e par là ! PS : petite précision, des mots étaient bien entendu imposés dans ce texte sans queue ni tête (de Linotte). Sauras-tu les trouver ?? Re PS : pour les non connoisseurs (comme moi), Pécharmant est une commune et le nom d’un vin apparemment réputé par ici…

Aligote, tête de Linotte, frémit devant son miroir. C’était le jour J. Elle allait sortir. Enfin. Après ces mois enfermée dans sa tour de la résidence du Bosquet Ronflant. Elle appréhendait de mettre un pied dehors. Surtout qu’elle n’avait plus vraiment de chaussures, au fur et à mesure que les années avaient passé, elle en avait débarrassé le plancher, contre des objets plus utilitaires, peut-être même contre des denrées alimentaires. Elle se rabattit sur ce qu’il lui restait, des pantoufles de Vergt, la bourgade voisine. Elle observa ses cheveux qui lui tombaient maintenant à la taille. Les coiffeurs n’avaient pas défilé dans le logement ni effilé nombreux gens. Toute la résidence (7 humains au total) avait adopté le style Bob Marley sans se consulter, et l’on aurait pu croire au Bosquet Ronflant qu’une certaine nostalgie du reggae y régnait. Elle poussa un soupir de dépit. Elle n’avait plus de maquillage sous la main, et rien à se mettre sur les joues pour lui donner un air un peu plus pimpant. Elle ressemblait à un potiron périmé. Elle ramena sa chevelure épaisse en une tresse qu’elle s’attacha avec un fil dentaire qui traînait entre deux morceaux de savonnette cassée, et sèche comme la pierre. Peut-être qu’elle devrait se doucher ? Après tout, elle allait se frotter à d’autres humains. N’était-ce pas ainsi, que toute séduction commençait ? Par ces échanges olfactifs ? Oh, du parfum suffirait ! Zut, pensa Aligote, tête de linotte, je l’ai troqué contre un truc l’année dernière ! Elle se rua dans les toilettes. Le désodorisant était désespérément… vide. Même plus un pschitt dedans. Cela faisait des mois qu’elle devait le jeter au tri. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit, après le ménage, après le ménage. Cela faisait des mois qu’elle s’était dit le ménage, le ménage, tout court. Elle se passa de l’eau sous les aisselles, et, avec un élan d’inspiration, elle se mit deux gouttes de dentifrice de part et d’autre. Parfum menthe. Si ça marchait pour les dents, il n’y avait pas de raison… Elle se regarda une dernière fois dans le miroir. Ragaillardie par la sensation de chaleur provoquée par la menthe fraîche sous ses aisselles, elle se trouva moins potiche, moins potimarron. Sa tresse lui donnait un air plus altier, et donnait à sa tenue une allure plus raffinée.

Elle était prête pour le grand soir. Pour la big nuit. Pour le Matari. La discothèque la plus célèbre de la ville qui rouvrait ses portes après mille et une soirées de fermeture. Elle trépignait d’impatience malgré son appréhension. Saurait-elle danser sur la musique ? Saurait-elle se rappeler comment battre la mesure, pour faire battre les cœurs des princes de Pécharmant, le village voisin ? Une escalade d’émotions la submergeait et Aligote, tête de linotte, faillit annuler et rester chez elle. Elle pourrait faire le ménage tiens, au lieu de se pomponner et d’aller parader. Elle regarda les vêtements sales qui s’amoncelaient sur le sol, et les verres qui un jour, avaient étincelé sous la poussière. Rappelle-toi le code, se psalmodia-t-elle pour se donner du courage « Chia, ouvre-toi, Chia ouvre-toi »… Elle prit son sac et machinalement, mit son masque sur le visage. Elle se mit à rire nerveusement. Non, ce soir, et tous les autres soirs, elle n’en aurait plus besoin ! Elle eut envie de pleurer. D’un geste de défi, elle jeta le masque par terre, à côté de ses verres point lustrés depuis belle lurette, et ferma la porte derrière elle. Elle descendit les marches quatre à quatre, l’excitation prenant le pas sur ses craintes.

– Libéréeeeee, délivrée !!! Je ne me masquerai plus jamaiiiiiiiiis !

Puis, patatras. Fin du conte de fées. Alors qu’elle pirouettait sur elle-même, dans ses pantoufles de Vergt, elle se retrouva nez-à-nez avec deux douaniers des gestes barrières.

Aligote, tête de linotte, s’était – hélas !- trompée de date de déconfinement. Les douaniers ne voulurent rien entendre, les deux agents étaient sourds de naissance.

Un jour, mon bailleur viendra, soupira-t-elle, dans sa cellule 404, où elle devrait attendre sagement qu’un des 7 humains du Bosquet Ronflant, vienne la secourir.

Et sans se rendre compte, ses pieds commencèrent à se mouvoir dans ses pantoufles de Vergt, sur une musique qu’elle n’était pas sûre de reconnaitre… Every little thing is gonna be all right…*

*(un petit air de Bobby Marley 🙂 )

Alors, si cette histoire t’a plu et si t’en redemandes, c’est par là qu’on s’abonne et en dessous qu’on commente 🙂 !

Image par Isabel Fernandez de Pixabay

Le fourre-tout littéraire

La foire au jargon

Bonjour à toi, je reviens enfin par ici alors que je m’étais promis plus de régularité sur le blog… Va falloir vraiment songer à s’organiser un poil mieux ma chère si tu veux percer dans la bulle littéraire ! Surtout qu’il y a du nouveau, l’autoédition de mon recueil avance à grands pas ainsi que les autres projets, je t’en parle bientôt (en l’an 2033) hihi, en attendant, si tu ne t’es pas procuré La complainte du belzébuth, c’est par là, une pièce courte et pratique à fourrer dans un sac de plage, qui ne prend pas l’eau (à vérifier tout de même)… Trêve de foin, aujourd’hui, je te partage un texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture de ma ville qui devrait bientôt se refaire en présentiel, ce qui confère quand même une atmosphère plus douillette que derrière son Machin Tosh. La consigne était de créer un dialogue un peu absurde entre un professionnel et un non-initié, où bien entendu le novice en la matière n’y entend rien justement… J’ai bien évidemment pensé au sketch des Inconnus « Les langages hermétiques » dont voici un extrait, que j’ai dû regarder un bon millier de fois dans ma prime jeunesse. Et quoi de mieux pour jargonner, que d’aller piocher dans mon cher métier, où les sigles, les définitions à rallonge ne manquent pas de nous éblouir chaque jour ! Voici donc ma foire au jargon, sauras-tu traduire en langage compréhensible par l’être humain ces inquiétudes d’institut… pardon, de professeure des écoles ? Spoiler : ceci est un texte à visée humorisitique, et insiste donc sur l’aspect sarcastique d’une caractéristique diabolique de notre métier tragico-comique, en gros, passe ton chemin, Melle polémique 🙂 ! Et belle lecture bien sûr !

Le fourre-tout littéraire

Hell yeah Bukowski !

Bonjour à toi ! Eh oui, je reviens déjà ici avec de la nouveauté ! Comment ça ??? Après des semaines d’absence, deux publications en 6 jours ?!! (Si t’as pas eu le temps de dire ouf, ni de lire mes derniers textes, c’est ici) Yes, oui, si, da, c’est tout ou rien en ce moment, soit j’ai la même présence qu’un fantôme fantaisiste, soit je me transforme en prolifique perroquet ! C’est les « vacances » (en vrai, j’ai une tonne de travail qui m’attend pour les jours à venir, mais j’ai adopté la position de l’autruche, une politique qui fonctionne pas plus mal qu’une autre) alors j’en profite pour te partager mes derniers textes en vue de l’atelier à venir. Deux consignes sont à l’honneur en ce jour, l’écriture d’un fait divers et un texte autour de la musique tout en jeux de jambes de mots qui commençait ainsi « Une partition ayant mal au dos cherchait une ligne où s’accrocher mais aucune n’était à sa portée. Alors qu’elle désespérait de… » . Bien entendu, en cette période morose, pas question de prendre tout ceci fort au sérieux, alors je me suis amusée à emberlificoter les istruziones et en avant la fanfare ! Parce que hein, « Some people never go crazy, what truly horrible lives they must lead (certains ne se lâchent jamais, quelles vies affreuses ils doivent mener). C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Bukowski !

Belle lecture à toi, merci d’avance pour ton passage, ton indulgence, ton commentaire d’admiration éternelle (rayer la mention inutile).

Le fourre-tout littéraire

Après l’hibernation, le printemps !

Bonjour à toi lecteur.rice (lecteurice ?) !

Me voilà enfin de retour par ici après des semaines d’hibernation littéraire, non point que l’imagination se soit fait la malle, (après tout, celle-ci a la chance de ne pas être confinée), mais car j’avais du « foin sur la manche » niveau professo-personnel 🙂 ! Je ne vais pas tergiverser longtemps, il fait si beau ce serait dommage de te scotcher sur cet écran par une belle journée de printemps, et te présente donc une myriade de 3 courts textes et exercices proposés ici et là pour les divers ateliers auxquels j’essaie tout de même de participer (avec peu de régularité…). Je te l’annonce tout de suite, c’est aussi décousu qu’une chemise bariolée qui aurait besoin d’un sacré ourlet ! Il faut croire que j’avais besoin d’aérer l’esprit lors de ces ateliers, censure THERE IS NOT ! C’est brut, ça bute (et butte), nom d’une babelutte (petit caramel belge, merci gogole.com), patience et indulgence seront de mise pour cette reprise de lecture, ça part dans tous les sens : Sapaar ! Dans tout, l’essence... Bref, tu l’auras compris, ne cherche point aujourd’hui (encore moins que d’habitude) lyrisme ascétique mais plutôt…. abstrait lunatique ! Bonne lecture ! (Pour des textes plus sérieusement conçus, attendre la prochaine éclipse ou aller sur l’Inventoire, où mon texte « Au passé composé » avait été sélectionné le mois dernier).


Le fourre-tout littéraire

Au bord de la Fontaine

Bonjour à toi, qui viens me lire en ce beau dimanche tout gris ! Une publication un peu hybride car aujourd’hui, je vais faire un point sur ce qui passe de mon côté en écriture après des mois en dents de scie sur le blog et (libérer) délivrer le dernier texte écrit pour l’atelier de ma ville de mardi soir prochain. Et pour l’occasion, j’ai décidé de m’attaquer à du lourd, du très lourd, attention, premier indice, c’est un auteur de fables qui étanche les soifs, deuxième indice, c’est un auteur qui aurait fait la paire avec Manon des Sources… Je te le donne en mille, aujourd’hui, je me fais plaisir et je parodie la célèbre fable du Corbeau et du Renard. Je me suis amusée à l’écrire, j’espère que tu le seras tout autant, à la lire ! (Scrolle tout en bas si tu veux passer directement dans ma version 2021 du Corniaud et du Roublard).

Alors côté écriture, où en suis-je donc ? Dans une nébuleuse de projets à vrai dire. You hou, y a quelqu’un ? C’est parti pour les giboulées de projets de mars !

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(pas) Au pied de la lettre

Bonjour à toi, je réalise avec effroi que mon dernier texte date d’il y a trois semaines ! Plus ça va, et moins je tiens le rythme ! Qu’à cela ne tienne ! Je suis en vacances, et cette première semaine, j’en profite pour rattraper tout mon retard sur mes projets ! En vrac dans mon sac (et dans mes rêves) : réécriture du recueil de nouvelles avant nouvelle salve d’envois dématérialisés, rattrapage de tous les ateliers d’écriture, envoi de la pièce de théâtre dédicacée (si intéressé.e, MP-moi) (oui la fameuse pièce ici qui circule déjà dans l’entourage) et création d’une consigne d’écriture pour la catégorie A vos styl’oh, largement délaissée depuis sa création (et c’est peu de le dire).

Face à cette oisiveté retrouvée, je me suis même essayée à l’enregistrement de quelques nouvelles (rubrique p’tit clic en bas à droite ça s’écoute ici), où je demande grande indulgence, car c’est brut de pomme pour les premiers essais, et je ne sais point si un jour ces pseudo-podcasts auront la saveur d’un bon cidre frais 🙂 ! Bien ! Au vu de la métaphore, je crois qu’il est temps de livrer le texte du jour. Au programme, une lettre demandée pour l’atelier d’écriture de ma ville, où il fallait écrire à son frère, et refuser de venir lui rendre visite en banlieue, dans un échange épistolaire ultra cliché (ou Clichy) ! Voilà donc ma production à lire, et à ne pas prendre bien sûr… au pied de la lettre !

Le fourre-tout littéraire

Les trois petits contes

Bonsoir à toi, enfin je reviens sur le blog, pour partager de nouvelles consignes d’écriture après quelques semaines d’absence, c’est toujours la course niveau nouveau travail et je lutte pour trouver un moment pour écrire et venir lire ! Mais je suis partie pour un mois avec moins de responsabilité, alors je vais essayer de reprendre mon rythme d’un texte par semaine, surtout que j’en ai des projets à achever ! Aujourd’hui, je te présente les consignes d’écriture de l’atelier en ligne auquel je participe. Il fallait expliquer pourquoi un ou une célèbre méchante avait ainsi « tourné », comme dans Joker de Todd Phillips. Ensuite, il fallait s’amuser autour des onomatopées, comme dans la chanson Comic Strip de Gainsbourg. Et dernière mission raconter un fait extraordinaire dans un quotidien ordinaire. Et tout ça sous forme libre ! Une cueillette de textes fort variée que je te laisse apprécier… Quel est ton préféré ? Dis-le moi en commentaire ! Et comme toujours, n’hésite pas à partager et lire les anciens textes ici ! Belle soirée !

Consigne 1 : expliquer les raisons pour lesquelles un méchant devient méchant

– Non mais je rêve ! 

– Vous connaissez les règles…

– C’est absolument merveilleux de grotesque, d’absurde, je suis la reine !

– Au tribunal, seule la loi fait office de roi… 

– On marche sur la tête ! D’ailleurs, vous n’allez pas tarder à l’avoir coupée, votre tête !

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Qu’est-ce que t’es belle ! (concours Au féminin)

Bonjour à toi, cher lecteur.trice, je reviens ce dimanche, avec un peu plus de régularité et une nouvelle participation à un concours, celui de Au féminin ! Ce concours, tu le connais déjà car l’année dernière, je t’avais déjà sollicité.e ! Cette année, on prend les mêmes et on recommence ! 3000 signes, 4 thématiques et on se lance ! Il fallait choisir entre « Qu’est-ce que t’es belle // Fais ce qu’il te plaît // Dans le regard de ma fille // Escapade »… Pas difficile de voir vers quel thème je me suis tournée… Particularité cette année, je me suis rendu compte le 22 que le concours avait recommencé… et que la date butoir était au 26 😉 ! Alors, dans l’urgence des vacances, voilà ce que j’ai concocté, n’hésite pas à commenter, partager et aller voter ICIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! Reconnaissance éternelle offerte, comme toujours ! Beau dimanche à toi !

Qu’est-ce que t’es belle. 

Ils sont jetés. Ils ont franchi des lèvres. Ils sont suspendus dans les airs. Comme des volutes de fumée. Ces mots qu’on ne m’a jamais dits. Je les mâchonne. Je les savoure. Ça vaut le coup qu’on se bichonne. 

Le fourre-tout littéraire

Plage de rêve (Agenda Ironique août 2020)





Hello, hello, c’est dimanche, et je suis encore en semi-vacances (parce qu’en vrai, je suis déjà en train de penser à ma rentrée qui approche à grands pas de loup). J’en profite pour rappeler à tous les vacanciers ou non, auteurs confirmés ou non, amoureux des mots ou non si, que vous avez encore une belle semaine pour vous essayer à ma première consigne d’écriture de ma nouvelle catégorie à vos styl’oh ! (je remercie déjà ceux qui ont proposé leur texte, ils pourront vous dire que je ne mords pas). Pour l’heure, me revoilà avec une nouvelle participation à l’Agenda Ironique, (je vous en ai parlé il y a longtemps ICI et ), qui est hébergé chez IOTOP. Pour le joli mois d’août, il fallait évoquer la plage (n’importe laquelle, vous verrez celle que j’ai choisie), incorporer des mots qui y font sacrément penser comme MONOÏ / ARGILE / FLOT / PERCHE ( et on pouvait les transformer itou itou, je me suis d’ailleurs amusée à en détourner un, car oui argile, ça peut former un glaire). Cessons de bavasser, et partons rêvasser !

—  Putain, mais t’en as trop mis là ! T’es sérieuse ? s’écrie Zora en regardant avec horreur son amie. 

— Ben quoi, tu m’as dit qu’il fallait se protéger la face, alors je me protège ! proteste Cléa, les mains si poisseuses qu’elle doit s’essuyer à un bout de t-shirt qui dépasse de son sac. 

— Non, mais là, avec la crème que t’as foutu sur la tronche, tu peux te faire un croissant meuf ! 

— Ouais, ben moi, j’ai pas ta peau, j’te signale, je me fous au soleil, c’est mort, je crame sans passer par la case départ ! J’suis une putain d’écrevisse, prête à m’étaler sur les stands à côté des moules et des huit ch’ais pas quoi !

Le fourre-tout littéraire

Écrivez comme vous êtes #1

Bonjour, bonsoir ! Je reviens enfin avec un nouveau texte et une nouvelle catégorie sur le blog « À vos styl’oh », une sorte d’atelier d’écriture sans prétention ni prérequis où vous écrivez comme vous êtes ! Il paraît que tout a déjà été dit / écrit / filmé / réalisé / sculpté (quoique… mon buste ne l’a jamais été… et à forte raison), mais je me lance quand même ! Tous les mois, je proposerai donc des consignes d’écriture qui varieront (ou non) selon mon humeur. Aucun minimum ni maximum n’est demandé, vous pouvez agir à votre guise, poster votre texte directement en commentaire si vous n’avez pas de blog (ou me l’envoyer par mail) ou mettre un lien pour pouvoir le lire, j’ajouterai le tout au fur et à mesure sur la publication d’origine. Pour cette première tentative, je m’inspire donc du roman que je suis en train de lire (j’en parle ici !) Les Petites Reines de Clémentine Beauvais. Il faudra donc une histoire, où placer cette phrase LES ENFANTS SONT D’UN TOTALITARISME et les mots CANARD / GONFLÉE / DÉDAIGNEUX / INDOCHINE, inventer une expression bien à vous, et tout ceci autour de la thématique LES PETITES REINES. Voici ce que cela m’a inspiré, j’avoue avoir contourné un peu ma consigne hihi… Bonne lecture et ÉCRITURE. Vous avez une semaine, cette publication s’autodétruira au 31 de ce mois-ci.

À vos styl'oh !

Carnet de voyage #3, l’avant du top-départ

Bonjour, c’est dimanche, le jour du Tofu rôti, et je me remets derrière le clavier. En ce moment, je suis la tête dans le guidon, sans avoir de vélo, (ce qui est fort) et suis en pleine réécriture de mon recueil de nouvelles après l’avoir soumis en bêta-lecture (je t’en parlais là). Un apprentie en herbe spécial Bêta-Lecture sortira bientôt d’ailleurs ainsi qu’une nouvelle plus littéraire (hésite pas à rattraper ton retard ici). Pour l’heure, nous nous apprêtons à quitter les Alpes pour rentrer au bercail, ce qui signifie ressortir les valises et les cartons et remballer nos affaires, sans oublier le petit gros chaton. Le sujet me semble tout trouvé pour cette sainte journée, voici donc un nouvel extrait de mes anciens carnets de voyage où je replonge dans les souvenirs et te livre un aperçu de ce qui se passe dans la tête d’un futur roadtripeur...

Quand on entame un nouvel apprentissage, et qu’on ne possède ni le génie de Mozart, ni la lumière de Thomas Edison (ni ce talent pour les jeux de mots douteux), on repart à zéro et on apprend petit à petit : de ses anciens d’abord, de ses expériences ensuite, de ses erreurs surtout. Certes, porter une banane en plein centre-ville de Cairns ne pouvait être excusé en 2009 mais pouvait s’expliquer par l’ignorance heureuse et l’enthousiasme juvénile que procurait notre premier départ en road trip en Australie. De mon côté, j’avais osé – comble de la joie béate ! – porter l’infâme chapeau de cow-boy en paille qui informe à trois miles à la ronde que vous êtes une touriste. Par pitié, ne nous jetez pas la pierre, tout le monde n’a pas la prétention de s’appeler Amadeus.

Carnets de voyage

Carnet de voyage #2, la vie à 2 dans un 6m2

Bonjour, c’est dimanche, il pleut, j’ai un masque aux vertus soi-disant éclaircissantes sur la tête, le film Danse avec les Loups à terminer et un découpage en séquences de mon premier truc conte machin roman à terminer. Le premier what ? Oui, je sais, moi-même, j’ai du mal à donner ce nom à mon papier. Mais comment appelle-t-on une nouvelle qui n’a plus les codes de la nouvelle et qui s’avère méga long ? Ne mettons pas la cariole avant les poneys, je vous en parlerai plus en détails quand le moment viendra, (si c’est comme le Prince Charmant, merci la blague). Bon, comme on est encore confinés, j’ai remanié un texte de mon ancien blog qui parle de la vie à deux, dans un cube encore plus petit que notre appart. Pour relativiser, en attendant… la délivrance ! AHHHHH (indication scénaristique : imaginer une voix haut perchée qui tient la note du SI ou du DO). Je vous laisse donc avec des souvenirs que peut-être mon compagnon aurait préféré ne jamais voir rejaillir. Certaines scènes décrites ci-dessous pourraient en effet heurter la sensibilité des personnes sensibles et sensiblement froisser les sentiments des plus hyper-sensibles d’entre vous.

Carnets de voyage

La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

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Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

Le fourre-tout littéraire