Qu’est-ce que t’es belle ! (concours Au féminin)

Bonjour à toi, cher lecteur.trice, je reviens ce dimanche, avec un peu plus de régularité et une nouvelle participation à un concours, celui de Au féminin ! Ce concours, tu le connais déjà car l’année dernière, je t’avais déjà sollicité.e ! Cette année, on prend les mêmes et on recommence ! 3000 signes, 4 thématiques et on se lance ! Il fallait choisir entre « Qu’est-ce que t’es belle // Fais ce qu’il te plaît // Dans le regard de ma fille // Escapade »… Pas difficile de voir vers quel thème je me suis tournée… Particularité cette année, je me suis rendu compte le 22 que le concours avait recommencé… et que la date butoir était au 26 😉 ! Alors, dans l’urgence des vacances, voilà ce que j’ai concocté, n’hésite pas à commenter, partager et aller voter ici (lien à venir, mon texte n’a pas encore été publié sur Auféminin) !!! Reconnaissance éternelle offerte, comme toujours ! Beau dimanche à toi !

Qu’est-ce que t’es belle. 

Ils sont jetés. Ils ont franchi des lèvres. Ils sont suspendus dans les airs. Comme des volutes de fumée. Ces mots qu’on ne m’a jamais dits. Je les mâchonne. Je les savoure. Ça vaut le coup qu’on se bichonne. 

Qu’est-ce que t’es belle, c’est pas grand-chose, des lettres qui forment des mots. Peut-être. Sans doute. Je pause. Ai-je bien entendu ?

Je ne devrais pas me plaindre. On m’accorde tellement d’autres qualités. À défaut d’être belle, on me trouve drôle. Je me demande parfois, entre deux rires soignés, si ce n’est pas “bizarre” qu’on voudrait dire vraiment. 

Bien sûr, il y a eu des garçons, des ébats, des émois. J’ai très vite vu que je ne laissais pas indifférent. Je possédais une beauté féroce, dérangeante, une beauté que l’on évite comme une vieille amante. 

Il y a eu ces confidences, guidées par les seuls phares d’une voiture, quand les nuits n’ont pas assez d’étoiles pour éclairer les hommes. C’est là, dans cette douce lueur pas plus grosse qu’une bougie, qu’un inconscient me soufflait que j’avais un charme fou. 

D’autres auraient sauté au plafond à ces mots d’un garçon, moi j’étais déjà pied au plancher : le mot “belle”, tu sais où tu peux te le carrer. 

Trouvez-moi futile, fantasque, frivole, j’ai toujours voulu qu’on me dise que je suis belle et qu’on n’attendait que moi. Comme dans la chanson. 

Je voulais être belle comme dans les magazines : les mêmes cheveux, les mêmes jambes, la même poitrine. J’ai appliqué des tonnes de conseils et tout autant de crèmes : crème de jour, crème de nuit, crème de marron, rien n’était trop cher, rien n’était trop con. J’ai appris à tricher, à me mettre en valeur. À me maquiller, à cacher ma profonde laideur. Véritable cour des miracles que ma salle de bain, même si aucune prière ne fait pousser les seins. 

Heureusement Dieu, ou un autre, a créé les chaussettes. Des chaussettes rayées dans un rond 95D, sacrée ambition pour mes pauvres nichons. Comment aurais-je su ? Quand j’ai troqué ma silhouette plate et sans aspérité pour le format en 3D, j’ai jubilé. J’étais de l’autre côté. J’ai commencé à me pavaner avec mes soutifs rembourrés. Les regards ont changé. Le mien aussi. J’ai pas pu m’arrêter. 

J’ai piqué des talons-aiguilles. J’ai mis du coton au bout, parce que ma mère, elle a de sacrés grands pieds. 

Je voulais être belle comme ma mère qui a des pieds hors-normes qu’elle range dans des chaussons informes. 

Je voulais être belle comme sur le red carpet, le corps couvert de paillettes. J’ai pris une robe dans son armoire, sans bretelles. Sans paillettes. Un soir. Pour essayer. Devant le miroir. Un samedi. Pour sortir. Profiter de la nuit, me montrer sous mon vrai jour. Là, sous les lumières des néons, au milieu de ces corps à l’abandon, embrasser l’illusion. 

Je sais que je ne veux pas juste être belle. Je sais que je ne veux pas être belle juste le samedi. 

Parce qu’on m’a toujours dit “qu’est-ce que t’es beau” alors que mon cœur criait “qu’est-ce que t’es belle !” 

Si ça te plaît, et pour ne rien manquer, c’est par ici !

Crédit photo : site Au féminin, thématique « Qu’est-ce que t’es belle »

Le fourre-tout littéraire

Ma sorcière bien-aimée

Voilà enfin décembre qui descend sur nous, prêt à déferler avec son effervescence habituelle ! Pour moi, cela signifie enfin les résultats des lauréats du concours Aufeminin ! Rappelez-vous, je vous en ai parlé ici avec ma première participation Chamallow. J’en profite encore pour remercier tous ceux qui ont pris le temps d’aller y jeter un oeil et même d’apposer une jolie note ! MERCI ! THANK YOU ! GRACIAS ! DANKE et autres GRAZIE MILLE ! Malheureusement, cela n’a pas suffi pour le vote des lecteurs (il fallait plus de 500 votes !!!) ni pour le jury ! Alors bravo aux gagnants, et de mon côté, je suis ravie d’avoir participé et proposé des textes qu’il m’a plu d’écrire et de défendre, et cela me permet de créer un nouveau post sur mon blog, sans empiéter trop sur mon emploi du temps méga chargé de fin d’année ! Donc, voici la deuxième nouvelle proposée pour le concours, avec le thème : tremblez tremblez, la sorcière est de retour… Pour ce texte-ci, j’avoue m’être énormément amusée, mais je vous laisse la découvrir et comprendre pourquoi… Saurez-vous trouver la contrainte que je me suis imposée ? Belle soirée à vous, je me remets à l’écriture, il n’y a que ça à faire, encore et toujours 🙂 !

Le fourre-tout littéraire

Homo Erasmus

Bonjour à tous, me revoici avec une nouvelle participation à un concours de nouvelles en mai dernier, pour le joli mois de l’Europe, proposé par la région Nouvelle-Aquitaine ! La règle était simple, 400 mots pour écrire une petite histoire mettant à l’honneur notre belle Europe. Le sujet était tout trouvé pour moi, vous qui me connaissez et qui savez à quel point Erasmus a marqué un tournant, dans ma vie, et dans mon esprit. Rien que ça ! Je vous laisse donc découvrir ce très court écrit, qui, je m’en rends compte maintenant, a plutôt des allures de slam, que celles d’un texte abouti. C’était néanmoins un bel exercice pour moi et j’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire, que moi, à replonger dans mes souvenirs.

PS : il va sans dire, que ce texte n’a pas été sélectionné, mais comme je suis en train de lire la biographie de Stephen King, et qu’il s’est fait refuser des paquets de textes, je me dis qu’il y a de l’espoir 🙂 ! Je vous en parle dans un très prochain numéro de ma section « Apprentie en herbe ». Belle journée à vous. Sabrina

Le fourre-tout littéraire

13 heures pétantes

Bonjour à tous, je vous retrouve aujourd’hui à la veille des vacances avec un nouveau texte à vous présenter. Je l’ai écrit en mai dernier, et quand je le relis, j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment moi, d’ailleurs j’ai toujours du mal à relire mes écrits après quelque temps, on remarque plus facilement les défauts, les failles et ce qui déraille…

C’était ma première participation à un concours, proposé par Aleph Ecriture, un organisme d’ateliers d’écriture (sans blague) dans le cadre du prix de l’Inventoire. Il fallait en 400 mots, parler de ville, et d’un événement qui la bouleverse. Même si je ne fais pas partie des lauréats, je suis ravie de pouvoir le partager aujourd’hui, afin de recueillir vos opinions sur ce texte produit dans un cadre auquel je ne m’étais jamais frottée. Il me tarde tout de même de découvrir les oeuvres gagnantes, et de renouveler l’expérience dans d’autres concours, car il paraît que c’est en forgeant qu’on devient forgeron 🙂 Merci d’avance pour vos lectures et belle journée à vous ! Sabrina, qui s’en va quelques jours au vert, avec ses amis, le sac en bandoulière et le coeur léger ! Pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’écriture, n’hésitez pas à checker le site de l’organisme qui propose des options sympas, que je garde en tête !

https://www.aleph-ecriture.fr/

Le fourre-tout littéraire