(pas) Au pied de la lettre

Bonjour à toi, je réalise avec effroi que mon dernier texte date d’il y a trois semaines ! Plus ça va, et moins je tiens le rythme ! Qu’à cela ne tienne ! Je suis en vacances, et cette première semaine, j’en profite pour rattraper tout mon retard sur mes projets ! En vrac dans mon sac (et dans mes rêves) : réécriture du recueil de nouvelles avant nouvelle salve d’envois dématérialisés, rattrapage de tous les ateliers d’écriture, envoi de la pièce de théâtre dédicacée (si intéressé.e, MP-moi) (oui la fameuse pièce ici qui circule déjà dans l’entourage) et création d’une consigne d’écriture pour la catégorie A vos styl’oh, largement délaissée depuis sa création (et c’est peu de le dire).

Face à cette oisiveté retrouvée, je me suis même essayée à l’enregistrement de quelques nouvelles (rubrique p’tit clic en bas à droite ça s’écoute ici), où je demande grande indulgence, car c’est brut de pomme pour les premiers essais, et je ne sais point si un jour ces pseudo-podcasts auront la saveur d’un bon cidre frais 🙂 ! Bien ! Au vu de la métaphore, je crois qu’il est temps de livrer le texte du jour. Au programme, une lettre demandée pour l’atelier d’écriture de ma ville, où il fallait écrire à son frère, et refuser de venir lui rendre visite en banlieue, dans un échange épistolaire ultra cliché (ou Clichy) ! Voilà donc ma production à lire, et à ne pas prendre bien sûr… au pied de la lettre !

Le fourre-tout littéraire

Tout un télégramme !

Bonsoir à toi ! Me revoici de retour, après deux semaines hautes en couleur ! Les premières commandes de la Complainte du Belzébuth ont été envoyées, (si tu ne te l’es pas encore procurée, j’en parle ici) et j’ai déjà eu un retour fort positif qui ne vient… ni de ma tante ni de mon chat analphabète ! Bref, aujourd’hui, je reviens avec un exercice réalisé dans le cadre de l’atelier que je suis dans ma ville. La consigne : écrire une histoire à partir du télégramme suivant ! 5h. Paul doit voir le juge. Echappe à des mafiosos. En danger à cause de la chloroquine. Se cacher dans une grotte. Ours en colère. Finit à l’hôpital. Evidemment, avec de telles péripéties, fallait pas s’attendre à autre chose que de l’absurde… Bonne lecture à toi et n’hésite pas à partager ton avis en commentaire 😉 !

5H. Paul lève son bras machinalement, la tête enfoncée dans son oreiller, un filet de bave ornant le tissu à fleurs un peu démodé du coussin.

 – Le juge ! est la première pensée de Paul, après « merde » et «  c’est quoi ça » en sentant la matière visqueuse  sur sa joue droite. Il allume la lumière. Pas le temps de traîner, il doit prendre sa douche et s’habiller. Où a-t-il mis son costard ? En même temps, est-ce qu’il faut mettre un costard pour passer devant le juge ? On s’en pose de ces questions existentielles dans le monde.  Il farfouille dans son placard, ne trouve rien. Plan B. Une cravate suffira.  Il en déniche une parmi ses slips, jaunis et élargis.

Le fourre-tout littéraire

Les trois petits contes

Bonsoir à toi, enfin je reviens sur le blog, pour partager de nouvelles consignes d’écriture après quelques semaines d’absence, c’est toujours la course niveau nouveau travail et je lutte pour trouver un moment pour écrire et venir lire ! Mais je suis partie pour un mois avec moins de responsabilité, alors je vais essayer de reprendre mon rythme d’un texte par semaine, surtout que j’en ai des projets à achever ! Aujourd’hui, je te présente les consignes d’écriture de l’atelier en ligne auquel je participe. Il fallait expliquer pourquoi un ou une célèbre méchante avait ainsi « tourné », comme dans Joker de Todd Phillips. Ensuite, il fallait s’amuser autour des onomatopées, comme dans la chanson Comic Strip de Gainsbourg. Et dernière mission raconter un fait extraordinaire dans un quotidien ordinaire. Et tout ça sous forme libre ! Une cueillette de textes fort variée que je te laisse apprécier… Quel est ton préféré ? Dis-le moi en commentaire ! Et comme toujours, n’hésite pas à partager et lire les anciens textes ici ! Belle soirée !

Consigne 1 : expliquer les raisons pour lesquelles un méchant devient méchant

– Non mais je rêve ! 

– Vous connaissez les règles…

– C’est absolument merveilleux de grotesque, d’absurde, je suis la reine !

– Au tribunal, seule la loi fait office de roi… 

– On marche sur la tête ! D’ailleurs, vous n’allez pas tarder à l’avoir coupée, votre tête !

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La porte ouverte à toutes les lettres ! (free style)

Bonsoir à toi, c’est dimanche soir et je reviens à mes bonnes vieilles habitudes ! Je souhaitais te faire part de mon avancée sur mon recueil de nouvelles (qui a été envoyé à une dizaine de maisons d’édition plus ou moins petites et qui a déjà reçu 3 réponses (spoiler : négatives, sinon j’aurais déjà écrit un article dessus / aurais filmé ma danse de la macarena / et aurais commencé ma nouvelle vie d’écrivaine célèbre dans un cottage anglais à l’abri des regards) mais j’attends encore de trouver les réponses à mes questions avant de me tourner vers l’autoédition. Je t’en parlerai donc la semaine prochaine dans un Apprentie en herbe avec moult précisions. Mais je ne suis pas restée inactive pour autant ! Le mardi, on continue notre atelier d’écriture dans ma ville, (j’en parlais ici ) mais sur Zoom Zoom. Alors, en prévision du webinaire à venir, je te livre en free style les deux exercices effectués à cette occasion, en avant-première. Et ouais, encore mieux qu’au cinéma ! Première consigne, il fallait donc libérer son écrit en écrivant une courte histoire où chaque mot commence par une lettre de l’alphabet. Deuxième consigne, c’est son esprit qu’il fallait délier à partir d’une porte ouverte, mais les yeux fermés… Tu vas voir, comme toujours, j’ai tordu un peu le cou à la règle imposée, que veux-tu, un rond a toujours du mal à devenir un carré ! Belle lecture à toi ! Et si tu veux t’amuser à la tournée de l’alphabet… n’hésite pas 🙂 !

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Une histoire banale (atelier L’Inventoire d’Aleph écriture)

Bonjour à toi cher lecteur ! J’ai enfin réussi à caser un petit créneau pour écrire un nouveau texte ! Comme je l’ai déjà mentionné, ma rentrée est menée tambour battant avec énormément à apprendre, et pas mal de pression sur les épaules… un début d’année bien chargé donc, où il est difficile de s’atteler à une table pour gratter du papier ! Mais quand j’ai vu passer la proposition de Aleph Ecriture, je n’ai pas pu résister ! Tous les mois, une nouvelle consigne d’écriture sera postée sur la plateforme où tous les passionnés peuvent poster leur texte et échanger autour avec leurs camarades d’écriture ! Certaines nouvelles pourront paraître dans leur revue littéraire l’Inventoire. Et le tout, gratuitement ! Bref, une belle initiative, à laquelle je me suis empressée de répondre. La consigne, inspirée du roman YOGA d’Emmanuel Carrère, est là, mais pour les flemmards, voici le résumé : décrire un moment de fort bouleversement sous forme de « je » (jeu ?) mais terminer sur une note plus positive et lumineuse. En 1500 signes ! Ecrite sur le gong, la voici ce matin !

C’est une histoire banale. Un gars, une fille. Ils s’aiment. Beaucoup. Puis plus. La fille, c’est moi. Le gars, c’est lui. Il est parti. La porte est fermée. Elle a même pas claqué. Il est parti et a refermé derrière lui. Presque sans bruit. Même notre fin est banale. Pas de vase fêlé, pas de vaisselle cassée, pas de verre fracassé. Juste nos cœurs brisés. Il a pris le sien, et un peu du mien.

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V’là mon retour et ma tournée !

Me voilà enfin en vacances après une rentrée très rock and roll qui se termine sur une note très amère qui nous fait rappeler ô combien l’éducation à la tolérance, la bienveillance, l’esprit critique et la réflexion sont au cœur des enseignements pour construire un monde libre et libéré. Aujourd’hui, pour mon retour sur le blog après de trop longues semaines d’absence, je vous partage des travaux effectués dans un atelier d’écriture à côté de chez moi. On était cinq plumes autour d’une animatrice pétillante, d’âges et de passifs fort variés, tous réunis autour d’une même passion, l’amour des mots. Au programme : rires, douceur et jolies découvertes. Même si j’ai déjà effectué un atelier au long cours en ligne, la sensation n’est pas la même en live. Temps limité, et petite timidité… parce que ce qu’on a écrit… faut le partager… sans relecture, avec bavures et ratures ! Au final, je ne me suis pas défilée, les deux heures ont filé, et mes textes ont réussi à se faufiler parmi le groupe. Voilà donc un extrait du travail de mardi dernier. Il fallait partir d’une liste de nos petits plaisirs, puis en choisir deux que l’on devait dépeindre avec plus de minutie (30 minutes). Eh bien, de tous les participants, s’est échappé comme un besoin de fuite et de liberté, d’où la deuxième consigne : une poésie autour de ce mot LIBRE, que l’on revendique et que l’on égratigne au quotidien (15-20 minutes). Je vous les livre à peine retouchés, dans leur jus quoi.

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