Carnet de voyage #4, Coupdetétix sur les chapeaux de roues

Bonjour à tous, je reprends le contrôle du temps et de mon clavier ! Faut dire que j’arrive à terme de deux de mes gros projets de ces derniers mois, et peu importeeeeeee si tu m’aiihhmeuuus la finalité, je n’ai pas chômé (d’où ma publication tardive la semaine dernière) ! Et comme je vois enfin arriver les vacances, et que nous partons à bord de Coupdetétix, notre van bricolé et pimpé par les soins de Mister C (and sister and co), j’ai retrouvé un article de mon ancien blog où je présentais nos compagnons de route roulants. Parce qu’on a hâte de repartir bourlinguer un peu… on n’ira pas loin, on n’ira pas vite, (110 km/h pied au plancher, forcément…), mais on s’en fiche d’abord (samedi soir, on a bien dormi à 20 bornes de chez nous, près d’une plage… au fond, c’est pareil qu’en Australie… un beau coucher de soleil et une envie de pisser au réveil…) ! Allez, comme mes rimes doutent un peu, voici sans plus attendre un extrait de carnet de voyage, bonne lecture à vous, et bonne escapade à bord de nos vans légèrement astérixisés !

Carnets de voyage

Docteur, chat va pas ! (free style, venez participer ! )

Bonjour à tous, je suis comme souvent ces derniers temps en retard total sur mon challenge du dimanche. Alors, cette fois-ci, pas d’Absinthe, ni de Chartreuse ni de Champomy, mais un nouvel exercice à « main levée » tiré du lire Écrire de Faly Stachak (j’en parlais déjà ici). Comme toujours, je n’ai pas suivi une méthode très alambiquée pour choisir l’exercice, j’ai ouvert une page, et j’ai lu les propositions avant ou après. Mais celle-ci m’a de suite tapé dans l’oeil : L’interphone. Zoé Rey /Drissa Keita / Médium /Dr U Meyer, Psychanaliste Animalier /Maître Gadin, Avocat / Marc Louis Alice Cloé Martin et Pierre Clerc / Chris Fleurs / Gardienne. Tous ces noms ont été tirés d’une publicité, il faut donc imaginer l’immeuble dans lequel ils habitent, se choisir un personnage… et écouter à la porte… et même plus, imaginer que l’on peut voir à travers les murs… Que se passe-t-il ? Voilà ce qui se passe chez moi (oui, c’est absurde, mais faut pas me laisser un crayon) ! Comme dans le dernier free style, je vous invite à poster votre texte en commentaire. N’hésitez pas à chercher dans un annuaire (un quoi ???), ou aller fureter les noms des immeubles voisins, et laissez-vous (télé)porter ! C’est normalement un texte qui demande préparation, je me suis juste donné 25 minutes, for fun ! Ouf, beaucoup de « comme » dans cette intro, pas sûr que ce soit bon pour ma com’ !

Le fourre-tout littéraire

Apprentie en herbe #9, cueille le recueil !

Bonjour, c’est dimanche et déjà le moment de vous retrouver sur ce blog ! Alors que l’actualité fourmille de pistes à exploiter pour inviter à la réflexion sur ce qui se passe autour de nous, je n’ai absolument pas le temps de m’y consacrer, je vais donc vous parler de ce qui occupe une large partie de mon temps libre (au grand dam de mon compagnon, et de mon chaton) : mon recueil de nouvelles ! En même temps, pour être honnête, il pleut ici depuis une bonne dizaine de jours ! Oui, le Pays Basque, c’est vert, comme l’Écosse, l’Irlande, il y a forcément une raison… J’en profite pour remercier les lecteurs de mon free style de lundi, et je vous invite à poster vos propres publications en commentaire, si l’envie vous en dit ! Je suis en réflexion d’une nouvelle catégorie sur le blog à cet effet, dites-moi si cela vous plairait… Enfin, quand j’aurai fini par rattraper le temps perdu ! Et pis, Marcel (Proust, pas le débardeur), en a tiré 7 tomes pour le retrouver, alors piano piano (ou guiatre guitare) !! Après cette intro d’un niveau vertigineux, et si nous passions à notre Apprentie en herbe ?

Apprentie en herbe

Dans le grenier (free style)

Bonjour, c’est lundi, j’ai un jour de retard, je sais, je ne vous oublie pas. Me revoici avec un article un peu particulier pour 2 raisons. En ce moment, je suis sacrément un peu la tête dans le guidon (pourtant je n’ai toujours pas de vélo) avec mon recueil (dont j’approche de la fin yihaaaa) donc je n’ai pas vraiment le temps de me consacrer à l’écriture de nouvelles historiettes. Et comme hier j’ai passé la journée à table – un long dimanche de victuailles terminé par une belle dose de liqueur – et qu’il paraît que les plus grands auteurs ont écrit des merveilles sous absinthe, sous opium ou sous colle UHU, je me suis donné un petit défi, celui de réaliser un exercice du livre Écrire de Faly Stachak sous chartreuse et génépi (que des plantes 🙂 ! ). La consigne : visualiser un grenier et décrire ce que l’on y trouve, le tout au fil de la plume en 20 minutes. Je dois avouer que je suis pas trop carrée j’ai tellement aimé l’activité que j’ai dépassé de 3 minutes car je n’arrivais pas à poser le stylo malgré les remontrances de mon compagnon-chronomètre (mon réel compagnon, pas un personnage tout droit sorti de la Belle et la Bête). Voilà ce qui en ressort donc, en version un peu brute surtout qu’au moment de mettre le point final, tout mon texte s’est effacé sur WP !!!! Put** de bord*** de mer***! Je suis bien sûr restée Zen, Yin, Yang et tofu et ai tout recopié, à nouveau, sans grosse réécriture. Bref, n’hésitez pas à me partager votre avis en commentaire, ou qui sait, votre propre texte, si la tâche vous inspire… (Merci à ceux qui ont osé poster déjà leurs textes ! Découvrez-les en commentaire).

Le fourre-tout littéraire

Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

Le fourre-tout littéraire

Carnet de voyage #3, l’avant du top-départ

Bonjour, c’est dimanche, le jour du Tofu rôti, et je me remets derrière le clavier. En ce moment, je suis la tête dans le guidon, sans avoir de vélo, (ce qui est fort) et suis en pleine réécriture de mon recueil de nouvelles après l’avoir soumis en bêta-lecture (je t’en parlais là). Un apprentie en herbe spécial Bêta-Lecture sortira bientôt d’ailleurs ainsi qu’une nouvelle plus littéraire (hésite pas à rattraper ton retard ici). Pour l’heure, nous nous apprêtons à quitter les Alpes pour rentrer au bercail, ce qui signifie ressortir les valises et les cartons et remballer nos affaires, sans oublier le petit gros chaton. Le sujet me semble tout trouvé pour cette sainte journée, voici donc un nouvel extrait de mes anciens carnets de voyage où je replonge dans les souvenirs et te livre un aperçu de ce qui se passe dans la tête d’un futur roadtripeur...

Quand on entame un nouvel apprentissage, et qu’on ne possède ni le génie de Mozart, ni la lumière de Thomas Edison (ni ce talent pour les jeux de mots douteux), on repart à zéro et on apprend petit à petit : de ses anciens d’abord, de ses expériences ensuite, de ses erreurs surtout. Certes, porter une banane en plein centre-ville de Cairns ne pouvait être excusé en 2009 mais pouvait s’expliquer par l’ignorance heureuse et l’enthousiasme juvénile que procurait notre premier départ en road trip en Australie. De mon côté, j’avais osé – comble de la joie béate ! – porter l’infâme chapeau de cow-boy en paille qui informe à trois miles à la ronde que vous êtes une touriste. Par pitié, ne nous jetez pas la pierre, tout le monde n’a pas la prétention de s’appeler Amadeus.

Carnets de voyage

Carnet de voyage #2, la vie à 2 dans un 6m2

Bonjour, c’est dimanche, il pleut, j’ai un masque aux vertus soi-disant éclaircissantes sur la tête, le film Danse avec les Loups à terminer et un découpage en séquences de mon premier truc conte machin roman à terminer. Le premier what ? Oui, je sais, moi-même, j’ai du mal à donner ce nom à mon papier. Mais comment appelle-t-on une nouvelle qui n’a plus les codes de la nouvelle et qui s’avère méga long ? Ne mettons pas la cariole avant les poneys, je vous en parlerai plus en détails quand le moment viendra, (si c’est comme le Prince Charmant, merci la blague). Bon, comme on est encore confinés, j’ai remanié un texte de mon ancien blog qui parle de la vie à deux, dans un cube encore plus petit que notre appart. Pour relativiser, en attendant… la délivrance ! AHHHHH (indication scénaristique : imaginer une voix haut perchée qui tient la note du SI ou du DO). Je vous laisse donc avec des souvenirs que peut-être mon compagnon aurait préféré ne jamais voir rejaillir. Certaines scènes décrites ci-dessous pourraient en effet heurter la sensibilité des personnes sensibles et sensiblement froisser les sentiments des plus hyper-sensibles d’entre vous.

Carnets de voyage

La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

Le fourre-tout littéraire

Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

Le fourre-tout littéraire

Les maraudeurs, Tom Cooper

Ola ! C’est dimanche, le nouveau rendez-vous à peu près régulier d’Entre Les Lignes ! Ça remplace pas la messe par Skype, mais ça occupe au moins 5 minutes de la journée, ça se refuse pas 😉 ! Aujourd’hui, je te partage un nouveau retour de lecture de ma nouvelle catégorie La Bibli Roulante. Et je te parle d’un roman qui m’a juste tellement plu que j’ai for invité mon compagnon à le lire en lui foutant le livre bien en vue dans chaque recoin de notre appartement avec ma délicatesse coutumière. Disons qu’en cette période, il a pas pu y échapper longtemps. Les Maraudeurs, je l’avais piqué à la bibli, parmi quelques autres titres (sur FB) et dès les premières lignes, je me suis téléportée dans le bayou, pour ne plus jamais le quitter, à part pour manger et dormir. Et encore. Alors, pour tous ceux qui ont pas le temps de se taper tout l’article, je préviens tout de suite, c’est une chronique dithyrambique ! Déjà, parce que je tenais à placer ce mot qui a son petit succès au scrabble, et parce qu’en cette période de confinement, j’ai absolument pas envie de te parler d’un livre qui m’a emmerdée déplu. Oui, en ces temps de confinement, je ne suis plus qu’amour et bienveillance.

La Bibli Roulante

Carnets de voyage (nouvelle rubrik : Mexik)

Bonjour à tous, c’est déjà dimanche, l’heure (d’été) du blog et mon défi dimanche ! En ces temps étranges de confinement où nous retrouvons le goût de l’emmerdement la lenteur et des confitures Bonne Maman maison, je propose une nouvelle rubrique, pour s’évader un peu, comme par magie, sans bouger de son canapé, sans booker de billet. Parce que j’avais d’abord hésité entre créer un atelier nettoyage de poignée de porte ou faire un tuto origami avec des mouchoirs usagés. Heureusement, pour toi lecteur, il se trouve que j’ai sur mon disque dur des années de voyages en sac à dos qui n’attendent que de ressortir au grand jour ! Eh oui, avant de me prendre pour une adulte responsable, avec agenda et distributeur de croquettes pour chat, j’ai passé de nombreuses heures sur les routes, à l’aventure droite toute ! Alors, aujourd’hui, nous replongeons au Mexique à Puerto Vallarta, plus exactement, où nous avons passé nos derniers jours après plusieurs semaines suspendues dans le temps à Higuera Blanca. La vie y était douce, calme, loin de l’agitation et de la frénésie modernes. Nous ne faisions pas grand-chose, un peu comme en ce moment en somme, la chaleur et la brise des vagues en moins. Je t’emmène donc pour ce premier extrait de carnet découvrir un artisanat typique de la région de la « Sierra Madre Occidentale », dans les états de Nayarit et Jalisco, tradition flamboyante de la communauté Huichol. Désolée, pas de tequila au programme, non tout ne tourne pas à l’alcool. Nous, on a remplacé ça par les 101 façons d’utiliser une peau d’avocat.

Carnets de voyage

Apprentie en herbe #8, éloge de la critique (mais pas trop non plus, calmez-vous)

Bonjour à tous, c’est dimanche ben en fait non, c’est lundi, et j’essaie de me tenir au challenge que je me suis fixé, pondre un article chaque dimanche (ben c’est sacrément chié loupé), dans n’importe quelle catégorie : Chronique de lecture, nouvelle, apprentie en herbe, notice de tondeuse… Je plaisante bien sûr, quoique… je garde sous le coude l’idée de rendre un mode d’emploi captivant, un défi tout à fait envisageable en cas de fort ennui majeur !

Alors, en cette période de « Comachinchose », j’ai envie de vous parler de solidarité. Parce qu’en fait, c’est bien la seule chose qu’on puisse faire en cette période très bizarre. Solidarité pour tous ceux qui bossent, ceux qui ont perdu leur boulot, ceux qui soignent, ceux qui sont malades, ceux qui sont perdus, ceux qui ont perdu un proche, ceux qui sont seuls, ceux qui sont mal accompagnés, ceux qui sont loin, ceux qui voudraient s’éloigner, ceux qui se coltinent leurs gosses, ceux qu’on empêche de voir les siens, tous ceux qui sont coincés, comme nous tous, dedans, mais aussi ceux qui sont dehors. Parce qu’on a beau dire, on vit pas les choses de la même manière, qu’on se trouve dans un appart aussi grand qu’une cage de lapin, ou qu’on ait un beau jardin avec des poulettes à nourrir. De mon côté, je sais que je peux m’estimer heureuse car même si j’ai juste un balcon et des résidents en face qui n’ont pas encore envie de jouer au bingo avec moi comme en Espagne, je suis au calme. Quoique… un compagnon à qui j’ai offert récemment un ukulélé n’est pas forcément des plus reposants. (La prochaine fois, faites-moi vraiment penser à offrir un cuiseur-vapeur comme tout couple de belle lurette). À part la probabilité démultipliée de croiser mon compagnon dans le salon, dans la cuisine, dans la salle de bains et même dans les chiottes, c’est kif kif pareil depuis novembre, depuis que j’ai décidé d’avoir 36 projets en même temps, comme ce fuck*** projet de recueil de nouvelles, un projet qui, soit dit en passant, est selon les statistiques, et mon agent littéraire imaginaire, la pire option pour débuter dans le milieu de l’édition. Oups ! Bref, dans ces périodes confuses, c’est notre temps qui se fait plus diffus. Et la solidarité, en écriture, c’est queuhwa ?

Alors, bien évidemment, on peut penser tout de suite à l’évidence, au fait d’apporter son soutien, d’encourager un pair, d’accompagner un auteur dans son processus de création (en l’aidant à chasser d’infâmes coquilles, en laissant un gentil message, EN LISANT LE BLOG (:) ), en le poussant quand l’auteur fait du surplace, en lui servant une magnifique tasse de thé) blabla. Mais je crois qu’en réalité, en écriture, la solidarité passe par la critique. Une fois passée cette étape du Oh my god, mais c’est euhmaziiiing ce que t’as écrit, t’es le futur Rambo de l’écriture ! (Rimbaud, que tu veux dire, je crois). Soit, une fois passé ce moment-là d’une saveur exquise pour l’auteur, qui ne peut que confirmer telle admiration envers son travail admirablement admirable, il est temps d’être un peu plus sévère. Tout texte peut être retravaillé. À des degrés divers, certes. Et ce n’est pas aider « l’écriveron » de ne pas pointer là où ça coince, là où c’est moins fluide, moins captivant, plus laborieux, en un mot, là où ça couille, comme on dit dans le milieu.

Mon Motus Operandi (pour me la péter en grec LOL, c’est du latin) ressemble en fait très fort à celui de l’auteure Judy Bloom, qui est connue pour son affection de la littérature de jeunesse (ou jeune adulte) et que j’ai découverte dans sa chouette masterclass (dont j’essaierais de parler un jour car c’est ma préférée pour l’instant). En gros, observer beaucoup, griffonner des idées éparses sur des carnets, avant de commencer à gratter, sans me retourner, sans jamais savoir avec exactitude où je vais. Puis je corrige, encore et toujours une fois que le premier jet est terminé.

Ce qui me fait penser à une remarque soulevée pendant le comité de lecture auquel je participe : attention, ne jamais oublier l’ego la susceptibilité de l’auteur ! Car il faut sortir des pincettes pour oser insinuer que son texte manque d’un ingrédient ou deux pour le rendre savoureux ! Et j’avoue que je n’y avais pas vraiment songé, parce que, en toute honnêteté, mis à part quand mon compagnon ose insinuer que mon texte manque d’un ingrédient ou deux pour être savoureux (LOL), j’ai toujours accepté le jeu des critiques et des remarques. Parce qu’elle sont bénéfiques ! Si bienveillantes, et – encore mieux constructives– ! Parce qu’on ne se rend pas compte parfois que le lecteur n’est pas dans notre tête (et heureusement le pauvre, c’est certainement le pire endroit où rester confiné!) et qu’un oeil extérieur, peut parfois pointer un détail sur lequel notre propre regard, pourtant rigoureux, a glissé.

D’où l’importance de la critique. Bien formulée, enrobée dans un joli papier, si vous préférez. Personnellement, j’aime bien qu’on aille droit au but, et qu’on s’épanche pas non plus. Alors attention, on n’est pas obligés de dire amen à tout, pour transformer tout le texte selon le bon vouloir d’un lecteur, on peut aussi dire merci t’es sympa mais ton avis réprobateur sur l’utilisation de cette virgule à la phrase numéro 5, tu peux te le ranger où je pense, au milieu des gommes et feutres usagés. C’est à nous de savoir faire le tri entre pertinence et impertinence, en bon auteur écolo. Sur les différentes plateformes que j’utilise, on s’arrête bien trop aux « j’aime/ j’aime pas », alors même si un j’adore c’est trop cool est toujours plus apprécié qu’un c’est nase – on est bien d’accord – eh bien, on n’est pas plus avancés ! Bref, soyons solidaires, critiquons-nous !

Trêve de blagounette, je dis ça parce qu’en ce moment, je me tape la réécriture de toutes mes nouvelles, en essayant de pas être tendre avec mes textes, pour parvenir à les étirer, les étoffer. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut que je raconte n’importe quoi, et que je cite le nombre de petits pois dans la boîte de conserve qu’utilise mon personnage. Ou que j’invente l’arrivée d’une triportée de Martiens qui brouillent les pistes d’une enquête policière pour gagner quelques pages de plus pour arriver à un livre d’une taille potable, parfaite pour soutenir un pied de table bancale, quoi. Bref, à la fin, faudra que les textes essuient encore quelques critiques pour les perfectionner. D’ailleurs, je remercie d’avance ceux qui se sont proposés pour devenir bêta-lecteurs de mon recueil, et si certains sont intéressés (on sait jamais, l’ennui vous fait faire de ces choses parfois), n’hésitez pas à me le dire en commentaire ou par mail.

Beau dimanche lundi à vous, courage, on ne vit certainement pas cet instant de la même manière, mais peut-être que cette époque bizarroïde vous fait avancer dans vos projets personnels, créatifs, ou pas ! Ne rien faire aussi, c’est bien, en fait. Rester chez soi. Apprécier le silence, le calme, la volupté… et le partenaire qui s’est remis au ukulélé…

Et surtout, rester isolé, ne doit pas signifier seul. Peace, love, dans le coude.

Si tu as envie de suivre les actus chaque dimanche, c’est là ! Abonne-toi 🙂

Apprentie en herbe

Wild Wild World

Bonjour à tous, c’est dimanche, jour du confinement ! Comme le coronavirus ne s’attaque pas encore à la créativité, j’en profite pour vous offrir un texte qui ne rentre dans aucune case, ni celle du Zodiac, ni celle de l’Agenda Ironique, ni du Bric à Book. Je n’en dis pas plus pour ne rien vous dévoiler, et j’attends vos commentaires en fin de lecture. De mon côté, préparation d’un nouvel Apprentie en herbe, et travail sur mon recueil en parallèle. Si vous ne savez pas quoi faire, et que vous avez maté tout Netflix, parcourez les diverses catégories, la nouvelle (La Bibli roulante) avec mes lectures et je suis en train de réfléchir à une autre dans le futur, dont je vous parlerai en temps voulu ! Beau dimanche à vous, Sabrina.

Le fourre-tout littéraire

Loin, Alexis Michalik (nouvelle rubriK)

Bonsoir à tous ! Coup de tonnerre sur la toile ! La communauté entière s’est arrêtée. La Terre, je crois, a même tremblé, ou alors c’est juste un autre train qui vient de passer… Après des mois de tâtonnements, de bataille intérieure, je ferme mon Insteugreum pour les mêmes raisons qui font que j’ai eu du mal à m’y mettre ahah. J’ai pas envie de faire un chapitre sur le pourquoi ça marche pas sur mon cervelet un peu têtu sur les bords, mais je trouve que ça va trop vite pour moi, et le fait qu’une publication soit obsolète des heures après son lancement me dépasse. Et j’ai pas la rigueur intérieure pour poster plusieurs fois par semaine, et encore moins par jour. En plus, excusez-moi, mais qui a réellement quelque chose d’intéressant à raconter toutes les heures ? Je suis sûre qu’on peut s’emmerder, même au bras de Thomas Pesquet. Thomas, désolée, ce n’est pas contre toi du tout, c’était pour la métaphore. Bref, le poisson rouge a fait le tour de son bocal.

La Bibli Roulante