Écrivez comme vous êtes #1

Bonjour, bonsoir ! Je reviens enfin avec un nouveau texte et une nouvelle catégorie sur le blog « À vos styl’oh », une sorte d’atelier d’écriture sans prétention ni prérequis où vous écrivez comme vous êtes ! Il paraît que tout a déjà été dit / écrit / filmé / réalisé / sculpté (quoique… mon buste ne l’a jamais été… et à forte raison), mais je me lance quand même ! Tous les mois, je proposerai donc des consignes d’écriture qui varieront (ou non) selon mon humeur. Aucun minimum ni maximum n’est demandé, vous pouvez agir à votre guise, poster votre texte directement en commentaire si vous n’avez pas de blog (ou me l’envoyer par mail) ou mettre un lien pour pouvoir le lire, j’ajouterai le tout au fur et à mesure sur la publication d’origine. Pour cette première tentative, je m’inspire donc du roman que je suis en train de lire (j’en parle ici !) Les Petites Reines de Clémentine Beauvais. Il faudra donc une histoire, où placer cette phrase LES ENFANTS SONT D’UN TOTALITARISME et les mots CANARD / GONFLÉE / DÉDAIGNEUX / INDOCHINE, inventer une expression bien à vous, et tout ceci autour de la thématique LES PETITES REINES. Voici ce que cela m’a inspiré, j’avoue avoir contourné un peu ma consigne hihi… Bonne lecture et ÉCRITURE. Vous avez une semaine, cette publication s’autodétruira au 31 de ce mois-ci.

À vos styl'oh !

Plage de rêve (Agenda Ironique août 2020)





Hello, hello, c’est dimanche, et je suis encore en semi-vacances (parce qu’en vrai, je suis déjà en train de penser à ma rentrée qui approche à grands pas de loup). J’en profite pour rappeler à tous les vacanciers ou non, auteurs confirmés ou non, amoureux des mots ou non si, que vous avez encore une belle semaine pour vous essayer à ma première consigne d’écriture de ma nouvelle catégorie à vos styl’oh ! (je remercie déjà ceux qui ont proposé leur texte, ils pourront vous dire que je ne mords pas). Pour l’heure, me revoilà avec une nouvelle participation à l’Agenda Ironique, (je vous en ai parlé il y a longtemps ICI et ), qui est hébergé chez IOTOP. Pour le joli mois d’août, il fallait évoquer la plage (n’importe laquelle, vous verrez celle que j’ai choisie), incorporer des mots qui y font sacrément penser comme MONOÏ / ARGILE / FLOT / PERCHE ( et on pouvait les transformer itou itou, je me suis d’ailleurs amusée à en détourner un, car oui argile, ça peut former un glaire). Cessons de bavasser, et partons rêvasser !

—  Putain, mais t’en as trop mis là ! T’es sérieuse ? s’écrie Zora en regardant avec horreur son amie. 

— Ben quoi, tu m’as dit qu’il fallait se protéger la face, alors je me protège ! proteste Cléa, les mains si poisseuses qu’elle doit s’essuyer à un bout de t-shirt qui dépasse de son sac. 

— Non, mais là, avec la crème que t’as foutu sur la tronche, tu peux te faire un croissant meuf ! 

— Ouais, ben moi, j’ai pas ta peau, j’te signale, je me fous au soleil, c’est mort, je crame sans passer par la case départ ! J’suis une putain d’écrevisse, prête à m’étaler sur les stands à côté des moules et des huit ch’ais pas quoi !

— T’es gravos ma parole ! C’est pas des chiffres qu’ils vendent, c’est des HUÎ-TRES ! corrige Zora en pouffant de rire.

—  Oh ça va, on est pas tous « culturés » comme toi ! Toute façon, c’est trop chelou ces trucs, t’as vu on dirait un mollard de ouf ! 

—  ‘tain, mais faut tout lui apprendre à celle-là ! C’est le summum du raffiné, les adultes, ils adorent, ils kiffent, ils bavent rien qu’à penser à ce glaire qui dégouline dans leur gosier… 

— Ouais, ben mon bro, il t’en fait direct des mollards comme ça, sans chichis, sans rien, en direct du producteur et tout et tout… rétorque Cléa, qui ne comprend visiblement pas les subtilités gastronomiques.

— Elle est guedin c’te meuf ! Vas-y, t’as pas d’autres sujets de discussion que la morve de ton frangin franchement ? reprend Zora avec une mine de dégoût.

— C’est toi qui fais ta dame, genre tu bouffes des huîtres, alors que dès que t’as des morceaux dans ton yaourt, tu dégueules à moitié !

— Non, mais, tu joues pas dans la même cour là, les huîtres, c’est les embruns, la mer, les algues, l’iode, c’est tout un mélange de saveurs, alors que tes yaourts, c’est clairement le mec à la tête du yaourt qu’a merdé ! Faut choisir les gars, soit t’es liquide, soit t’es solide, mec, t’es pas entre les deux quoi, la vie, elle fait pas de cadeau aux indécis bordel !

— Grave ! Teh, file-moi une clope d’ailleurs, j’en ai plus !  réclame Cléa en ne trouvant pas les siennes dans son sac.

— Je croyais que t’avais arrêté ? 

— Oh, t’es pas ma mère ! C’est les vacances ! J’arrête en septembre, juillet, t’as pas pire pour arrêter de fumer !

— Ouais, t’as raison, en plus avec le soleil qu’il fait, tu vas même pas avoir besoin de briquet, elle va se transformer en Salamèche ta tige…

— Comment tu m’as tuée !! Tu pourrais faire du one-man show toi j’t’assure, t’es ouf !

— One-woman show alors ! reprend Zora en rigolant. Cléa a toujours eu du mal avec l’anglais, et un peu toutes les matières en fait. 

— Hein ? Qu’est-ce que tu racontes ? 

— Ben, woman, faut dire woman ! J’ai l’air d’un mec peut-être ? ajoute Zora en se tâtant exagérément les seins comprimés dans son maillot une pièce. T’es pas allée à l’école toi ou quoi ? 

— J’te signale que je suis dans la même classe que toi et qu’on est assises à côté à tous les cours !

— Ouais, ben c’est pas la 5G dans ton cerveau alors ! 

— Vas-y, c’est pas cool c’que tu dis franchement ! peste Cléa, qui met un peu de temps à comprendre la blague de sa pote.

— Tu m’as tendu une perche ma vieille ! Allez, fais pas la gueule, passe-moi le Closer, qu’on se marre un peu ! C’est l’été, c’est cellulite party ! Je suis sûre qu’en vrai, Emilia Clarke, elle a les fesses aussi rugueuses que son dragon ! se moque Zora, pour que Cléa ne commence pas à tirer la tronche de trop. (Elle est un tantinet susceptible.)

— Obligé meuf ! C’est pas possible toute façon, y a un truc, genre les stars, même quand elles pondent un gosse, elles portent un bikini 2 mois après, ch’ais pas, c’est pas normal quoi !

(Mais pas rancunière).

— C’est sûr que toi en bikini, ça ferait pas vendre beaucoup de numéros à Closer ! En plus, t’es blanche comme un cul !

 — J’y peux rien putain, j’aurais dû acheter du Monoï, tu ferais moins la belle ! On me prendrait pour ta sista ! s’excite Cléa. Faut pas la chatouiller sur son poids, ça la rend dingue. 

— Tu ressemblerais quand même bien à une baleine qui surgit des flots… pour aller s’échouer sur sa serviette remplie de sable… du sable fin et chaud qui s’inscruste bien, surtout dans la raie des fesses rebondies… s’amuse quand même Zora, parce qu’elle adore au fond la mettre en rogne. 

— T’es relou, c’est les 5 kilos que j’ai pris quand j’ai arrêté la clope !

— T’as arrêté 2 jours !

— J’te jure, c’est la clope, j’ai même pas pris un pet de nichon, j’ai la malédiction de la guitare, ça se fout toujours sur le cul !

— Morte de rire, ce qu’il faut pas entendre ! Bon, ma reum va pas tarder à rentrer, on plie tout ?

— Wesh, ‘toute façon, il est nul ce Closer, on parle que de Céline Dion qu’est méga maigre, tu parles d’un scoop, répond Cléa en repliant sa serviette. 

— Attends, j’ai Emilia Clarke en bikini sur Insta ! s’exclame Zora soudainement. Oh merde ! 

— Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ? s’inquiète Cléa en fourrant sa serviette dans son sac. 

— Elle est méga bonne. 

— Pff, putain, on naît pas tous sous le même soleil. 

— Tu l’as dit bouffie, même plage horaire demain ? demande Zora en remettant son T-shirt et son bas de jogging.

— Ouaip. À demain, grosse.

— Fais gaffe au sable entre les fesses. 

— Trop comique toi, t’as vraiment bouffé un clown ! lâche Cléa en refermant la porte de la chambre de Zora, qui planque les magazines Closer sous son lit et qui ouvre encore plus grandes les fenêtres. Pour évacuer l’odeur de cigarette… et pour laisser passer les derniers rayons de soleil qui baignent sa chambre du 9ème étage de la cité des Tournesols de Pierrefitte-Sur-Seine, quartier des poètes.

Alors, que penses-tu de ma plage ? N’hésite pas à me commenter et à t’abonner pour les futures histoires à venir !

Le fourre-tout littéraire

Apprentie en herbe #10, to be or not to be éditée

Bonjour, c’est déjà dimanche et j’essaie de reprendre le rythme même en vacances ! Pour tout vous dire, je me trouve en ce moment dans un camping, à 5 minutes de mon village natal (ne me demandez pas d’expliquer 🙂 ) et encore une fois je ponds un article comme je peux depuis mon téléphone intelligent (pour éviter tout anglicisme) ! Oui, je vous avais quittés sur le bord de la route avant notre voyage en France (finalement, on était au Portugal, mais bon, passons) et on peut dire que depuis, il s’en est passé des bidules machins choses.

Apprentie en herbe

La vieille aux mouettes

Bonjour à tous ! Après moult péripéties, jai enfin réussi à retranscrire sur smartphone une nouvelle écrite au bord de Péniche, au Portugal ! Comme j’ai bien bataillé avec la dictée vocale, la correction derrière des hypothèses de googueul et la mise en page ultra limitée sur l’appli WP, je vous laisse lire mon texte fortement inspiré par notre environnement du moment, sans m’épancher davantage. Belle lecture à vous 😉 et à bientôt pour d’autres publications plus policées !

Le fourre-tout littéraire

L’oeil était dans l’arbre et regardait de drôles d’oiseaux ( Michel Picard)

Bonjour, jour bon ! Après un premier week-end de vacances fort mouvementé, me revoici pour le rendez-vous du dimanche (bon… ok on est lundi, j’ai pas eu le temps de le finir hier) parce qu’on est presque sur le départ, et qu’après, je ne sais pas bien si j’arriverai à alimenter le blog pendant le roadtrip dans notre douce France (je ne suis pas très douée du téléphone mobile, et du tactile encore moins !). Il flotte un air de vacances sur le blog, et quoi de mieux que de parler lecture ? Aujourd’hui, je reviens avec un nouvel article tout droit sorti de ma Bibli roulante, avec la présentation d’un roman envoyé par les éditions l’Harmattan, une grande première pour moi. Je me penche donc sur le roman de Michel Picard, L’œil était dans l’arbre et regardait de drôles d’oiseaux. La première page offre une citation de Buster Keaton : « Si l’homme descend du singe, il peut aussi y remonter ». On peut dire que ça donne le ton. Allez, foin de fariboles, entrons dans la farandole.

La Bibli Roulante

Carnet de voyage #4, Coupdetétix sur les chapeaux de roues

Bonjour à tous, je reprends le contrôle du temps et de mon clavier ! Faut dire que j’arrive à terme de deux de mes gros projets de ces derniers mois, et peu importeeeeeee si tu m’aiihhmeuuus la finalité, je n’ai pas chômé (d’où ma publication tardive la semaine dernière) ! Et comme je vois enfin arriver les vacances, et que nous partons à bord de Coupdetétix, notre van bricolé et pimpé par les soins de Mister C (and sister and co), j’ai retrouvé un article de mon ancien blog où je présentais nos compagnons de route roulants. Parce qu’on a hâte de repartir bourlinguer un peu… on n’ira pas loin, on n’ira pas vite, (110 km/h pied au plancher, forcément…), mais on s’en fiche d’abord (samedi soir, on a bien dormi à 20 bornes de chez nous, près d’une plage… au fond, c’est pareil qu’en Australie… un beau coucher de soleil et une envie de pisser au réveil…) ! Allez, comme mes rimes doutent un peu, voici sans plus attendre un extrait de carnet de voyage, bonne lecture à vous, et bonne escapade à bord de nos vans légèrement astérixisés !

Carnets de voyage

Docteur, chat va pas ! (free style, viens participer ! )

Bonjour à tous, je suis comme souvent ces derniers temps en retard total sur mon challenge du dimanche. Alors, cette fois-ci, pas d’Absinthe, ni de Chartreuse ni de Champomy, mais un nouvel exercice à « main levée » tiré du lire Écrire de Faly Stachak (j’en parlais déjà ici). Comme toujours, je n’ai pas suivi une méthode très alambiquée pour choisir l’exercice, j’ai ouvert une page, et j’ai lu les propositions avant ou après. Mais celle-ci m’a de suite tapé dans l’oeil : L’interphone. Zoé Rey /Drissa Keita / Médium /Dr U Meyer, Psychanaliste Animalier /Maître Gadin, Avocat / Marc Louis Alice Cloé Martin et Pierre Clerc / Chris Fleurs / Gardienne. Tous ces noms ont été tirés d’une publicité, il faut donc imaginer l’immeuble dans lequel ils habitent, se choisir un personnage… et écouter à la porte… et même plus, imaginer que l’on peut voir à travers les murs… Que se passe-t-il ? Voilà ce qui se passe chez moi (oui, c’est absurde, mais faut pas me laisser un crayon) ! Comme dans le dernier free style, je vous invite à poster votre texte en commentaire. N’hésitez pas à chercher dans un annuaire (un quoi ???), ou aller fureter les noms des immeubles voisins, et laissez-vous (télé)porter ! C’est normalement un texte qui demande préparation, je me suis juste donné 25 minutes, for fun ! Ouf, beaucoup de « comme » dans cette intro, pas sûr que ce soit bon pour ma com’ !

Le fourre-tout littéraire

Apprentie en herbe #9, cueille le recueil !

Bonjour, c’est dimanche et déjà le moment de vous retrouver sur ce blog ! Alors que l’actualité fourmille de pistes à exploiter pour inviter à la réflexion sur ce qui se passe autour de nous, je n’ai absolument pas le temps de m’y consacrer, je vais donc vous parler de ce qui occupe une large partie de mon temps libre (au grand dam de mon compagnon, et de mon chaton) : mon recueil de nouvelles ! En même temps, pour être honnête, il pleut ici depuis une bonne dizaine de jours ! Oui, le Pays Basque, c’est vert, comme l’Écosse, l’Irlande, il y a forcément une raison… J’en profite pour remercier les lecteurs de mon free style de lundi, et je vous invite à poster vos propres publications en commentaire, si l’envie vous en dit ! Je suis en réflexion d’une nouvelle catégorie sur le blog à cet effet, dites-moi si cela vous plairait… Enfin, quand j’aurai fini par rattraper le temps perdu ! Et pis, Marcel (Proust, pas le débardeur), en a tiré 7 tomes pour le retrouver, alors piano piano (ou guiatre guitare) !! Après cette intro d’un niveau vertigineux, et si nous passions à notre Apprentie en herbe ?

Apprentie en herbe

Dans le grenier (free style)

Bonjour, c’est lundi, j’ai un jour de retard, je sais, je ne vous oublie pas. Me revoici avec un article un peu particulier pour 2 raisons. En ce moment, je suis sacrément un peu la tête dans le guidon (pourtant je n’ai toujours pas de vélo) avec mon recueil (dont j’approche de la fin yihaaaa) donc je n’ai pas vraiment le temps de me consacrer à l’écriture de nouvelles historiettes. Et comme hier j’ai passé la journée à table – un long dimanche de victuailles terminé par une belle dose de liqueur – et qu’il paraît que les plus grands auteurs ont écrit des merveilles sous absinthe, sous opium ou sous colle UHU, je me suis donné un petit défi, celui de réaliser un exercice du livre Écrire de Faly Stachak sous chartreuse et génépi (que des plantes 🙂 ! ). La consigne : visualiser un grenier et décrire ce que l’on y trouve, le tout au fil de la plume en 20 minutes. Je dois avouer que je suis pas trop carrée j’ai tellement aimé l’activité que j’ai dépassé de 3 minutes car je n’arrivais pas à poser le stylo malgré les remontrances de mon compagnon-chronomètre (mon réel compagnon, pas un personnage tout droit sorti de la Belle et la Bête). Voilà ce qui en ressort donc, en version un peu brute surtout qu’au moment de mettre le point final, tout mon texte s’est effacé sur WP !!!! Put** de bord*** de mer***! Je suis bien sûr restée Zen, Yin, Yang et tofu et ai tout recopié, à nouveau, sans grosse réécriture. Bref, n’hésitez pas à me partager votre avis en commentaire, ou qui sait, votre propre texte, si la tâche vous inspire… (Merci à ceux qui ont osé poster déjà leurs textes ! Découvrez-les en commentaire).

Le fourre-tout littéraire

Fils des étoiles

C’est dimanche et je suis sur la route ! Mais je vous rassure, je ne suis pas en train d’écrire en conduisant, j’ai programmé cet article pour apparaître aujourd’hui, histoire de suivre mes promesses dominicales malgré le déménagement. Aujourd’hui, je reviens avec une nouvelle que j’avais commencée pour un concours, mais comme en la terminant, j’ai réalisé qu’on était loin du compte au niveau du nombre de caractères requis, je l’avais mise de côté, pour un jour au cas où… Le « cas où » est arrivé, visiblement, puisqu’en ce moment, il est difficile pour moi de m’atteler à des défis en ligne de sites fort sympathiques (comme là, ouou). Alors, je vous livre Fils des étoiles, en espérant, que d’ici à ce que je finisse la route, vous ayez eu le temps de le lire, le partager, et peut-être même, soyons fous, de vous abonner si ce n’est pas déjà fait 🙂 !

— Bon, alors c’est toi le fils des étoiles ? lâcha Truman, las de sa journée qu’il pensait finir peinard. C’était avant que Carter, son collègue qui rentrait chez lui, ne lui refile le môme. 

Le policier pensa à ses deux garçons, avec qui, une fois de plus, il ne partagerait pas le dîner. Il leur avait promis un burger. Maison. Il s’enfonça un peu plus dans son fauteuil. Ça lui calait les reins. Des semaines qu’il traînait cette fichue douleur.

Le fourre-tout littéraire

Carnet de voyage #3, l’avant du top-départ

Bonjour, c’est dimanche, le jour du Tofu rôti, et je me remets derrière le clavier. En ce moment, je suis la tête dans le guidon, sans avoir de vélo, (ce qui est fort) et suis en pleine réécriture de mon recueil de nouvelles après l’avoir soumis en bêta-lecture (je t’en parlais là). Un apprentie en herbe spécial Bêta-Lecture sortira bientôt d’ailleurs ainsi qu’une nouvelle plus littéraire (hésite pas à rattraper ton retard ici). Pour l’heure, nous nous apprêtons à quitter les Alpes pour rentrer au bercail, ce qui signifie ressortir les valises et les cartons et remballer nos affaires, sans oublier le petit gros chaton. Le sujet me semble tout trouvé pour cette sainte journée, voici donc un nouvel extrait de mes anciens carnets de voyage où je replonge dans les souvenirs et te livre un aperçu de ce qui se passe dans la tête d’un futur roadtripeur...

Quand on entame un nouvel apprentissage, et qu’on ne possède ni le génie de Mozart, ni la lumière de Thomas Edison (ni ce talent pour les jeux de mots douteux), on repart à zéro et on apprend petit à petit : de ses anciens d’abord, de ses expériences ensuite, de ses erreurs surtout. Certes, porter une banane en plein centre-ville de Cairns ne pouvait être excusé en 2009 mais pouvait s’expliquer par l’ignorance heureuse et l’enthousiasme juvénile que procurait notre premier départ en road trip en Australie. De mon côté, j’avais osé – comble de la joie béate ! – porter l’infâme chapeau de cow-boy en paille qui informe à trois miles à la ronde que vous êtes une touriste. Par pitié, ne nous jetez pas la pierre, tout le monde n’a pas la prétention de s’appeler Amadeus.

Carnets de voyage

Carnet de voyage #2, la vie à 2 dans un 6m2

Bonjour, c’est dimanche, il pleut, j’ai un masque aux vertus soi-disant éclaircissantes sur la tête, le film Danse avec les Loups à terminer et un découpage en séquences de mon premier truc conte machin roman à terminer. Le premier what ? Oui, je sais, moi-même, j’ai du mal à donner ce nom à mon papier. Mais comment appelle-t-on une nouvelle qui n’a plus les codes de la nouvelle et qui s’avère méga long ? Ne mettons pas la cariole avant les poneys, je vous en parlerai plus en détails quand le moment viendra, (si c’est comme le Prince Charmant, merci la blague). Bon, comme on est encore confinés, j’ai remanié un texte de mon ancien blog qui parle de la vie à deux, dans un cube encore plus petit que notre appart. Pour relativiser, en attendant… la délivrance ! AHHHHH (indication scénaristique : imaginer une voix haut perchée qui tient la note du SI ou du DO). Je vous laisse donc avec des souvenirs que peut-être mon compagnon aurait préféré ne jamais voir rejaillir. Certaines scènes décrites ci-dessous pourraient en effet heurter la sensibilité des personnes sensibles et sensiblement froisser les sentiments des plus hyper-sensibles d’entre vous.

Carnets de voyage

La folie des glandeurs

Après avoir passé mon dimanche dernier à glander, je reviens avec un titre (et un texte) peut-être un peu provocateur, qui m’a été inspiré par une promenade avec Mister C, qui au détour de la conversation, a trouvé cette formule « la folie des glandeurs » je ne sais plus pour quelle raison. Sur le coup, le titre m’a tellement amusée (chacun son humour hein) que je me suis dit qu’il fallait absolument que je trouve comment le transformer en une nouvelle… Le voici donc enfin, en ce jour du seigneur. Comme toujours, humour, troisième degré et distance sont nécessaires à la lecture de ce texte ! Si tu me connais bien, tu sais que je ne suis qu’amour, alors, amis glandeurs, un peu de légèreté, ce texte n’est pas à prendre au pied de la lettre 🙂

Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Elle est un peu funeste, mon histoire, elle s’est déroulée dans le bourg d’un village dont le nom m’échappe à présent. Il faut dire qu’elle remonte sacrément dans le passé. Tout commença avec un être que tout le monde qualifiait d’insignifiant. Certains même allaient jusqu’à dire, d’inexistant. Or, n’y a-t-il rien de plus terrible pour un être, que de ne pas exister ? Je ne veux pas m’abaisser à vous faire de la psychologie de comptoir, mais si on devait retracer les origines de ses problèmes, on remonterait certainement au problème même de son origine. Aux yeux de la société et au creux de l’humanité, cet être vivait sans exister. Personne ne remarquait son absence, ni sa présence.  

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Du saumon et des hommes (des mots, une histoire)

Bonjour à tous, aujourd’hui, c’est vendredi et pas dimanche (même si en ce moment, c’est plus délicat de suivre les jours de la semaine). Pourquoi ce changement dans mon programme du Sunday que je suis scrupuleusement à peu près depuis un mois ? Eh bien, tout simplement parce que je participe pour la première fois à l’atelier d’écriture proposé sur le site d’Olivia Billington. Le principe est simple. Chacun peut ajouter un mot en commentaire, et pis y a plus qu’à faire une tambouille de toute cette récolte de mots pour créer une petite histoire. Voici la mienne avec la liste suivante pour Des mots, une histoire, 44 : délétère / Terre / extrait / prologue / grotte / atmosphère / prophéite / guérisseuse / marri. Me demandez pas d’où m’est venue cette idée saumonée… Bonne lecture !

PS : mon récit Clair de Lune a été accepté sur Short Edition pour le grand prix du court, récit inédit, hésitez pas à aller le lire… et voter, qui sait ?

Prologue : ce conte que vous allez découvrir se passe dans une contrée contrariée, que l’on appelle la Délé-Terre. 

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