Trouver sa voix

C’est la rentrée depuis quelques jours, et pour nous, ça signifie la fin du chamboulement estival ! On a enfin un toit bien à nous, avec le chat qui va avec, et on se prend à jouer aux trois petits cochons depuis lundi ! Halte là, esprits mal placés, je vous arrête tout de suite, si je fais référence au conte, c’est parce que notre maison, elle est en bois, que croyiez-vous donc ? Bref, une maisonnette en bois dans les bois, ça ne peut qu’être propice à l’écriture, et comme je suis toujours en retard sur le http://zodiac-challenge.forumactif.com/, je vous propose ma dernière lubie écrituresque sur l’un des thèmes imposés du mois de juin : je me souviens / la voix/ la lumière bleue / une rencontre inattendue. J’aurais pu très bien raconter une histoire très simple et très courte. Je me souviens, c’était il y 5 ans, ou peut-être plus, de cette rencontre inattendue, je me souvien surtout de sa voix, puis de ses yeux, si clairs dans la lumière bleue. Mais il faut croire que je n’aime pas la simplicité. N’hésitez pas à me dire quelle histoire vous préférez, sauf si c’est la première 🙂 ! Belle journée à vous, Sabrina.

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C’est peut-être du vent

Bonjour à tous, le Zodiac est de retour à nouveau, avec un texte que je propose aujourd’hui à vos yeux experts. Pour tous ceux qui vivent dans un grotte, ou du moins, qui ne parcourent jamais ces lignes, l’explication du Zodiaque, c’est là : http://zodiac-challenge.forumactif.com/t4-regles-zodiac et si vous voulez un exemple de ce que ça peut donner c’est ici : https://entreleslignes.blog/2019/08/07/lannee-prochaine-filou/. Les thèmes du mois de mai étaient : le vent, le miroir, derrière la porte, le retour. Encore une fois, le titre est d’une grande aide pour déterminer le mot que j’ai choisi d’utiliser ! Bon, peut-être ai-je un peu triché ce mois-ci, et je m’excuse d’avance pour la digression et le jeu de mots qui va suivre, mais vous m’en direz des… nouvelles ! Belle journée à vous, Sabrina.

Fukuoka. Ils sont assis en face l’un de l’autre, enveloppés par les vapeurs des Tonkotsu ramen qui émanent du restaurant où ils se sont donné rendez-vous. 

On est fin septembre. Il vient d’obtenir son master d’ingénierie urbaine et environnementale à l’université de Kyushu. Cinq années plutôt compliquées, à travailler d’arrache-pied pour réussir à décrocher ce sésame. Il peut être fier de lui, et il a envie que Daisuke, ce père qui le regarde d’une mine sévère, le soit aussi. Ils se dévisagent tous les deux, ne sachant trop quoi se dire. D’une signe de tête, Haru fait s’approcher la serveuse. Il veut boire un saké. Il en prend deux. Daisuke semble approuver, et se lance enfin. 

— Eh bien, mon fils, je suis extrêmement fier de toi ! Tu as travaillé dur pour obtenir ce diplôme et ta mère serait honorée de savoir que tu es devenu un beau garçon diplômé ! Ah ça, un master, c’est pas donné à tout le monde !

Les sakés arrivent à ce moment-là. Ils les engloutissent avec une avidité non feinte. 

— A ta santé, fils, tu le mérites. 

— Merci, père. 

Daisuke, échauffé par l’alcool de riz, le regarde maintenant avec une bienveillance toute nouvelle. Haru fixe ses pieds, gêné. Les mots lui manquent. Il aurait tant de choses à lui dire. Mais il est des questions qui ne se résolvent pas autour d’un saké. Toutes ces nuits, il s’est imaginé ce qu’il lui dirait. Tout s’est envolé maintenant. Son père, de nature autoritaire, mène la barque, il prend les commandes, s’exclamant à la serveuse que c’est la fête, qu’on ne devient pas tous les jours un grand garçon. 

— Que vas-tu faire, maintenant ?

— J’ai plusieurs propositions pour travailler dans des ONG. 

— A l’étranger ? 

— Non, ici, à Tokyo, Osaka et même… Fukushima. J’ai de bonnes références grâce à mes stages. 

Une ombre passe sur le visage du père. 

— Fukushima, oui… Enfin, regardez-moi celui-là ! Il a des offres à travers le pays ! C’est magnifique ! Alors, tu vas pouvoir te trouver une jolie compagne et te marier, comme ton vieux père !

— J’en suis pas encore là. Ca arrivera, si ça doit arriver. 

— Allons, on ne peut être complètement heureux si on reste seuls, tu sais bien !

— C’est ce que maman disait toujours. 

— Oui, évidemment. 

— Tu sais que j’aurais voulu que vous soyez là. J’aurais voulu que tu me soutiennes en fait. 

— Je sais fiston. Après la mort de ta mère, c’était compliqué. Je pouvais pas. J’ai pas pu rester à Fukushima. Je le regrette, et le regretterai sans doute jusqu’à mon dernier souffle. 

— Je t’en ai tellement voulu. 

Les larmes lui picotent les yeux. 

— Haru, pas un jour ne s’est passé sans que je pense à toi. Je savais qu’on prendrait soin de toi et qu’ici, à Fukuoka, ta tante pourrait t’offrir le meilleur ! Regarde, tu es masterisé maintenant ! Et puis, un arbre n’est jamais totalement séparé de ses fruits quand ils tombent à terre. C’était pour ton bien, parce que ton pauvre père, parce que… enfin… je t’aime mon fils. 

C’est peut-être du vent, mais ces mots l’ébranlent, ce sont eux qu’il est venu chercher. Il regarde cet homme dont l’assurance tremble, ratatiné à présent sur son siège. Haru se lève et le prend dans ses bras. C’est déjà l’heure de se quitter, il le sait. Il se tourne une dernière fois vers ce père et lui glisse une enveloppe entre les doigts. 

Daisuke reprend la route, le coeur lourd, l’esprit embrumé. Ca avait été plus rude qu’il ne l’avait imaginé. Déjà, son téléphone clignote sous les notifications. Il ouvre l’enveloppe et y voit des billets, la somme convenue, et un simple petit mot “merci”. Il a un pincement au coeur. Mais il doit déjà repartir. Pour une autre mission. Certaines sont plus faciles que d’autres. Cette fois-ci, il prendra le rôle d’un oncle, du nom de “Makoto”, ce qui signifie sincérité en japonais. Il en aurait presque souri. Il commence à lire les infos sur son nouveau personnage pour l’entrevue dans un bar du quartier branché de Daimyo. Il jette un dernier coup d’oeil à la silhouette solitaire qui s’enfonce dans la frénétique Fukuoka, et soupire cette ville insensible aux chagrins des siens.

Il ne voit déjà plus Haru.

Et si vous avez aimé, n’hésitez pas à le dire (ça fait toujours plaisir), et à me suivre, toujours par là !

Je marche seul

Dernier jour avant la fin du mois d’août, et je persévère dans mon espoir de rattraper le Zodiac Writing Challenge (toujours ici pour les intéressés http://zodiac-challenge.forumactif.com et tous mes textes pour ce challenge sont dans la catégorie Textes d’hiver sur le blog, sous une photo du zodiaque) ! Comme je l’ai dit dans mon dernier article d’apprentie en herbe, (https://entreleslignes.blog/2019/08/27/apprentie-en-herbe-4-ou-le-secret-de-lecriture-ou-dun-titre-accrocheur/) il ne faut jamais cesser d’écrire ! Que ce soit sur un long projet, sur des consignes, dans des ateliers, dans des forums, pour des concours… Je vous laisse donc découvrir ma publication « Je marche seul », un titre qui évoque peut-être, à l’approche du mois de septembre, les doux souvenirs d’un été en goguette. Une fois n’est pas coutume, je ne dis rien sur ce texte avant que vous ne le terminiez et que vous deviniez le thème que j’ai choisi et les contraintes que je me suis imposées parce que quand on aime, on ne compte pas ! Bonne lecture à vous !

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Au bout de l’arc-en-ciel

Je continue sur ma lancée du Zodiac Writing Challenge et mon objectif de rattraper mon retard (mes deux précédents textes sont ici https://entreleslignes.blog/2019/08/13/une-declaration/ et https://entreleslignes.blog/2019/08/07/lannee-prochaine-filou/) avec cette proposition du mois de mars : -écrire à partir d’un tableau / par-delà les montagnes/ un étrange sourire / au bout de l’arc-en-ciel. Bien évidemment, nul besoin de revêtir les frusques de Sherlock Holmes pour deviner sur quelle thématique mon choix s’est naturellement porté. Changement de ton pour cette troisième proposition, parce que, pour ceux qui commencent à me connaître, j’aime aussi quand l’écriture invite (un peu) à la réflexion. Pas d’inquiétude, ça reste du format court, du presque 3000 signes comme dans la consigne, alors, n’ayez pas peur de découvrir ce qu’il y a, au bout de mon arc-en-ciel. Belle lecture à vous, et magnifique journée.

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Homo Erasmus

Bonjour à tous, me revoici avec une nouvelle participation à un concours de nouvelles en mai dernier, pour le joli mois de l’Europe, proposé par la région Nouvelle-Aquitaine ! La règle était simple, 400 mots pour écrire une petite histoire mettant à l’honneur notre belle Europe. Le sujet était tout trouvé pour moi, vous qui me connaissez et qui savez à quel point Erasmus a marqué un tournant, dans ma vie, et dans mon esprit. Rien que ça ! Je vous laisse donc découvrir ce très court écrit, qui, je m’en rends compte maintenant, a plutôt des allures de slam, que celles d’un texte abouti. C’était néanmoins un bel exercice pour moi et j’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire, que moi, à replonger dans mes souvenirs.

PS : il va sans dire, que ce texte n’a pas été sélectionné, mais comme je suis en train de lire la biographie de Stephen King, et qu’il s’est fait refuser des paquets de textes, je me dis qu’il y a de l’espoir 🙂 ! Je vous en parle dans un très prochain numéro de ma section « Apprentie en herbe ». Belle journée à vous. Sabrina

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Une déclaration

De retour avec un nouveau texte de participation au Zodiac Writing Challenge dont je vous ai parlé dernièrement ! (https://entreleslignes.blog/2019/08/07/lannee-prochaine-filou/) parce qu’il faut que je rattrape mon retard ! Pour février, les thématiques proposées étaient : je l’aimais / la pluie / une déclaration / le 29 tous les 4 ans / le livre ancien. Je vous laisse deviner lequel j’ai choisi, grâce à des indices subliminaux scrupuleusement choisis. Trêve de plaisanterie, je vous laisse avec cette lecture légère mais pas que, pour garder cet esprit des vacances. N’hésitez pas à me déclarer… ce que vous en avez pensé !

“Tu me fais jamais de déclaration !” qu’elle lui avait dit. 

Il avait pris cette accusation, et la porte qui avait claqué derrière,  littéralement en pleine face, au beau milieu du brunch. 

Il avait bien cru encore à une blague, dont elle seule avait le secret, c’était une théâtrale, doublée d’une astrologue patentée. On devait être encore sous l’influence de Mercure. Ca passerait… Les planètes s’alignaient toujours. Au bout de quelques heures d’indifférence, ayant entièrement fait confiance au cosmos pour mettre fin à ce chaos, il s’était douté qu’au lieu de plans sur la comète, il s’était pris une véritable astéroïde sur la tête. 

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L’année prochaine Filou

Me voici en vacances ! Mais comme cela ne rime pas (toujours) avec paresse, je vous livre depuis un clavier QWERTY un texte sorti tout droit d’une après-midi sous le soleil de la Bretagne (si si, c’est possible) juste avant mon départ ! C’est le premier d’une longue série, précisément 12, car c’est un challenge qui propose de suivre une règle toute simple : 1 mois, 1 signe du zodiaque, 4 thèmes imposés, une nouvelle de 3000 signes ! Je commence légèrement en retard donc, avec ma nouvelle de janvier, pondue en juillet car une vie sans challenge serait ennuyeuse, n’est-ce pas ?

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13 heures pétantes

Bonjour à tous, je vous retrouve aujourd’hui à la veille des vacances avec un nouveau texte à vous présenter. Je l’ai écrit en mai dernier, et quand je le relis, j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment moi, d’ailleurs j’ai toujours du mal à relire mes écrits après quelque temps, on remarque plus facilement les défauts, les failles et ce qui déraille…

C’était ma première participation à un concours, proposé par Aleph Ecriture, un organisme d’ateliers d’écriture (sans blague) dans le cadre du prix de l’Inventoire. Il fallait en 400 mots, parler de ville, et d’un événement qui la bouleverse. Même si je ne fais pas partie des lauréats, je suis ravie de pouvoir le partager aujourd’hui, afin de recueillir vos opinions sur ce texte produit dans un cadre auquel je ne m’étais jamais frottée. Il me tarde tout de même de découvrir les oeuvres gagnantes, et de renouveler l’expérience dans d’autres concours, car il paraît que c’est en forgeant qu’on devient forgeron 🙂 Merci d’avance pour vos lectures et belle journée à vous ! Sabrina, qui s’en va quelques jours au vert, avec ses amis, le sac en bandoulière et le coeur léger ! Pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’écriture, n’hésitez pas à checker le site de l’organisme qui propose des options sympas, que je garde en tête !

https://www.aleph-ecriture.fr/

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