Bonjour, c’est déjà dimanche et j’essaie de reprendre le rythme même en vacances ! Pour tout vous dire, je me trouve en ce moment dans un camping, à 5 minutes de mon village natal (ne me demandez pas d’expliquer 🙂 ) et encore une fois je ponds un article comme je peux depuis mon téléphone intelligent (pour éviter tout anglicisme) ! Oui, je vous avais quittés sur le bord de la route avant notre voyage en France (finalement, on était au Portugal, mais bon, passons) et on peut dire que depuis, il s’en est passé des bidules machins choses.

Tout d’abord, j’ai mis un point final (plusieurs même) à mon recueil de nouvelles (imaginez-moi dansant toute seule sur WE ARE THE CHAMPIONS) et j’ai pu enfin l’envoyer en maison d’édition ! Je vous raconte pas l’aventure… Ben si je vous raconte, c’est quand même un « Apprentie en herbe spécial édition » !

Parce qu’il faut savoir que le monde de l’édition est un milieu… comment dirais-je… pernicieux… pour une néophyte de ma super trempe. Entre les maisons d’édition qui n’en portent que le nom, celles qui vous proposent des contrats à compte d’auteur (à bannir absolument, sauf si vous disposez d’un joli portefeuille, ou d’un moche avec plein de billets dedans ) ou des contrats à compte d’éditeur un peu… étranges, il y a de quoi perdre la tête et le courage !

Du coup, Google Sheet (à bien prononcer en anglais pour éviter les regards interloqués) a été mon ami ! J’ai consulté un listing gentiment offert par l’esprit livre et j’ai regardé toutes les maisons d’édition qui acceptaient ce magnifique genre littéraire pourtant si boudé de la nouvelle ! Puis de là a commencé la spirale infernale de lectures du site, de la ligne éditoriale, des collections et du mode d’envoi de manuscrit, et « tutum quantum ». Maintenant, beaucoup de ME pensent (aux écrivains fauchés) à la planète et privilégient l’envoi par mail, ce qui facilite la diffusion des écrits, et qui sied aux arbres, qui en ont ras les branches de se faire taillader pour satisfaire les lubies d’auteurs qui se prennent pour la nouvelle J.K Rowling ou le génie de la lampe d’Aladdin de l’écriture. Ouais, rien que ça. Harry Potter, tiens-toi bien.

Après ce premier tri fort sympathique qui vous prend quand même quelques heures de votre temps (mais qu’est-ce donc que le fil distendu de l’heure qui s’écoule au regard de la gloire à venir ?), il vous reste à accompagner joliment d’une lettre personnalisée, savamment dosée (d’humour ?) et de talent pour donner envie à votre prochain éditeur de venir lire vos lignes entre un manuscrit un peu pompeux qui donne envie de changer de métier et une biographie de Georges dans le fin fond du Larzac que votre éditeur croyait être une communauté amérindienne. Bref, faut pas se louper, mais je vous parlerai de la mienne (dont je ne sais guère si elle reflète ne serait-ce qu’humour) dans une future publication.

J’ai donc en tout et pour tout envoyé mon manuscrit à une quinzaine de maisons d’édition, la plupart par mail, par praticité : seulement 2 par voie postale (voir raisons probables dans le paragraphe plus haut). Puis là j’ai recommencé ma danse, mais sur Abba cette fois-ci, j’aime alterner les plaisirs. J’en ai même profité pour imprimer et relier un exemplaire rien que pour moi, car faut bien l’avouer, quand on termine enfin quelque chose de cet acabit quand le seul truc qu’on a terminé un jour, c’est un poème sur les bananes (véridique, trouvé récemment dans un vieux carton en faisant du tri), on devient parano. Et si internet disparaissait ? Et si mon ordinateur plantait ? Et si mon logiciel d’écriture effaçait toutes ces heures de travail ? Et si mon chien bouffait mon seul exemplaire, cette seule preuve de labeur parce qu’il avait foutu sa balle sous un meuble ce con et qu’il arrivait plus à la rattraper ?!!! Ok, je n’ai pas de chien. MAIS SI J’AVAIS UN CHIEN ???

Alors bien sûr, je garde les pieds sur terre sur notre belle planète avec tous ses arbres et ses humains qui s’en cognent la feuille de mes historiettes, mais il paraît que qui ne tente rien n’a rien… Et lorsque, au bout de 6 mois, toutes les maisons d’édition auront rendu leur verdict, scellé mon sort et tranché sur mon absence de génie et de réalisme et que mon Google Sheet sera rempli de croix rouges (ou vertes!??) je me tournerai sans doute vers l’auto-édition, pour tout de même donner vie à mes nouvelles, que j’ai écrites et retravaillées avec passion pendant toute cette année mouvementée. To be or not To be published, telle est la question, n’est-ce pas ? Certains le font par conviction, j’avoue vouloir essayer de passer par la case tradition, quitte à recueillir une salve de refus et me terrer à jamais dans une grotte près de Lascaux, ou pire dans le Larzac.

Voilà les dernières péripéties, maintenant place à d’autres projets tout aussi passionnants, dont un qui verra le jour sur le blog avec la mise en place de consignes d’écriture et une collaboration avec une amie talentueuse pour un album (illustré bien sûr, fort heureusement, je ne chante pas en public non alcoolisé) Mais chut, pour l’instant c’est l’heure de la pétanque ou de l’apéro, en camping, c’est synonyme, qui a parlé de culture élitiste ? C’est bien connu, pastis par temps bleu… pastis Montesquieu… 😉

Belle soirée à vous, Sabrina !

15 commentaires

    1. Merci, c’est grâce à ton travail et ta perspicacité. Merci encore pour tout, tu seras dans mes remerciements, peu importe le format final ;). Belle journée à toi, Sabrina.

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  1. Bon jour Sabrina,
    Depuis plusieurs années j’édite moi-même une dizaine d’exemplaires … chaque année. Je fais tout de A à W … et l’impression … à l’imprimeur … 🙂
    Actuellement j’ai une montagne de textes (110 730 mots) et je suis à la recherche d’un(e) correcteur(rice) à un prix abordable … 🙂 (si tu connais quelqu’un(e) … )
    En tout cas je te souhaite bon courage et surtout réussite dans ce projet d’édition et je croise les doigts pour toi et ton livre 🙂
    Max-Louis

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    1. Merci pour tes mots ! Dis donc, ça en fait du travail, ça me plairait de le lire justement. Bravo à toi pour ces créations. Pour un correcteur, je connais des sites qui en proposent, mais Béatrice dans le commentaire précédent en propose aussi il me semble sur son site, je t’invite à la contacter, elle a fait une bêta lectrice hors pair. Belle journée à roi, Sabrina.

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  2. Sabrina,

    Et si le perroquet que tu n’as pas te sifflait pour te rappeler à l’ordre ? Dans la jungle de l’édition, il existe l’auto-édition. Mais là aussi te susurrera le vieil emplumé, il y a des crocodiles. Généralement, ils parlent anglais. Amazon est leur sorcier. Alors le vieux singe qui se marre mais aussi qui est en train de t’écrire, te conseille les auto-éditeurs de taille de PME, écrivant des contrats intelligibles aux jeunes poulettes au bord du marigot. Généralement, ce sont des imprimeurs locaux qui veulent diversifier leurs activités dans cette période d’intense modernité. Le même rigolard te déconseille d’envoyer sans aucune précaution les clefs de ta maison, ton adresse, ta photo à poil et les fichiers de tes manuscrits sans aucune précaution juridique.
    Bien cordialement,
    Bernard

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    1. Merci au vieux singe de ses précieux conseils, malheureusement j’ai déjà envoyé des photos compromettantes dans l’espoir peut-être, de forcer les éditeurs à croire en mon talent. Trêve de plaisanterie, mes manuscrits sont bloqués dans un coffre en ligne avec horodatage et j’ai aussi payé pour un copyright pour le protéger. Maintenant, je sais que les recueils de nouvelles d’inconnus ne sont pas forcément la meilleure manière d’entrer dans le milieu donc je pense fortement à l’auto-édition, je serais curieuse de connaître les sites mentionnés utilisés par les pattes du vieux singe :). Merci beaucoup pour ce retour, belle journée, Sabrina.

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  3. Bonjour Sabrina,
    Compte tenu de ton talent, tu vas bien réussir à décrocher quelque chose. Mais c’est vrai que vu le nombre impressionnant de textes écrits par de multiples auteur(e)s, en ce qui me concerne, je me suis découragée. Mais toi, tu es pleine d’avenir et il faut persévérer !
    A bientôt,
    Nadine

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    1. Oh Nadine, merci beaucoup pour ce joli message encourageant, cela me touche énormément. On verra bien ce qui découlera de ce projet mais je suis heureuse d’être allée jusqu’au bout. Quant à toi, n’arrête pas d’écrire, tu as des choses à raconter et des lecteurs pour les découvrir, je te souhaite de trouver la force pour mener à bout un joli projet qui te mette en joie. Belle journée à toi, Sabrina.

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