Ola ! C’est dimanche, le nouveau rendez-vous à peu près régulier d’Entre Les Lignes ! Ça remplace pas la messe par Skype, mais ça occupe au moins 5 minutes de la journée, ça se refuse pas 😉 ! Aujourd’hui, je te partage un nouveau retour de lecture de ma nouvelle catégorie La Bibli Roulante. Et je te parle d’un roman qui m’a juste tellement plu que j’ai for invité mon compagnon à le lire en lui foutant le livre bien en vue dans chaque recoin de notre appartement avec ma délicatesse coutumière. Disons qu’en cette période, il a pas pu y échapper longtemps. Les Maraudeurs, je l’avais piqué à la bibli, parmi quelques autres titres (sur FB) et dès les premières lignes, je me suis téléportée dans le bayou, pour ne plus jamais le quitter, à part pour manger et dormir. Et encore. Alors, pour tous ceux qui ont pas le temps de se taper tout l’article, je préviens tout de suite, c’est une chronique dithyrambique ! Déjà, parce que je tenais à placer ce mot qui a son petit succès au scrabble, et parce qu’en cette période de confinement, j’ai absolument pas envie de te parler d’un livre qui m’a emmerdée déplu. Oui, en ces temps de confinement, je ne suis plus qu’amour et bienveillance.

Le pitch, le patch, le résumé en gros

On est en 2010, cinq ans après le passage de l’ouragan Katrina et quelques mois après la catastrophe pétrolière au large du golfe du Mexique qui a sinistré le littoral de la Louisiane, et ses nombreux habitants. Aux alentours de Jeanette, on tente de se relever comme on peut et de se sortir de cette putain de pétaudière. Une pétaudière où il ne fait bon vivre, ni pour les crevettes, ni pour ceux qui les pêchent. Les oiseaux sont mazoutés, les eaux polluées, les destins brisés et les gueules cassées. Et dans cette obscurité, la lumière tente de s’infiltrer. Malgré les marécages qui aspirent les rêves dans leurs entrailles et les cieux qui ne promettent plus d’étoile pareille. Extraits de vie qui se croisent et s’entremêlent, à la recherche d’une figure oubliée, de richesses enfouies, d’une vie plus facile, de la vie tout court. Chimères aux allures d’alligator.

Mon humble avis de lectrice abonnée bien trop tôt à Spirou Magazine

Comme je l’ai dit plus haut, dès les premières lignes, j’ai été transportée dans l’univers de Cooper. La magie du livre : j’ai traversé des milliers de kilomètres et l’océan atlantique, sans bouger mon petit doigt (sauf pour tourner les pages, bien sûr). Chaque chapitre est dédié à l’un des curieux personnages qui peuplent ce bayou. On découvre leurs aspirations, leurs blessures, on se marre, on a la petite larmichette qui monte, on s’enfonce dans les profondeurs de ces eaux troubles, on a du mal à s’en extirper, on les voit clairement. Lindquist qui fouille les sols pour dégoter son foutu trésor, un bras en moins, la mine frondeuse de Wes Trench qui envoie bouler son père, les sourires déments des frères Toup, les plans foireux de Cosgrove et Hanson. Leurs défauts, leurs désirs. Leur humanité quoi.

Bref, en une phrase comme en mille, parce qu’on est pas là pour compter les haricots, j’ai kiffé (très chère Sabrina, pour vouloir percer dans le milieu de la chronique littéraire, il va falloir réviser votre lexique, nous ne pouvons nous abaisser à un tel niveau de langue, même en confinement) !!! Ce roman contient tout ce que j’aime dans un livre : de l’humour, un univers très particulier, des portraits bien dressés, des phrases dynamitées, et plein de gros mots. Et aussi, cerise sur le gâteau – même si c’est pas la saison – une réflexion sur notre condition d’être humain, et sur le bordel que nous aimons semer gaiement sans penser aux graines que l’on récoltera, sous une forme ou une autre.

Extraits choisis pour finir de te convaincre (ou pas)

« Son bras n’était plus là. Lindquist était pourtant certain de l’avoir laissé dans son pic-up deux heures plus tôt. Il n’avait pas pour habitude d’égarer sa prothèse myoélectrique à trente mille dollars ni d’oublier de verrouiller son véhicule, que ce soit dans cette bourgade en lisière du bayou où tout le monde se connaissait ou ailleurs.« 

« Où est King ? lui demanda Lindquist.

Dans l’Indiana, répondit Dixon.

Lindquist s’était attendu à ce que Dixon lui réponde : dans son lit. À l’hosto. Au bar. Pas dans l’Indiana. Pas à un putain de demi-continent d’ici.

Bon, je ne sais pas si ça t’incite à découvrir ce roman. Tu as peut-être envie de t’évader dans un univers moins fracassé et fracassant… En tout cas, Les Maraudeurs est disponible en librairie indépendante, ou sinon en Ebook (ben oui, moi aussi normalement je préfère le papier sous les doigts itou itou, mais on peut pas dire que tout soit très normal en ce moment). Et si j’ai réussi à te convaincre de le lire sans utiliser la manière forte, c’est que je me suis pas trop mal décarcassée pour ce deuxième essai. Allez, je vais fourrer le livre à côté du chat pour essayer de tirer une photo potable pour cette chronique, que tout ne soit pas perdu. Dis-moi en commentaire si tu connais ce roman, cet auteur ou si tu préfères une chronique sur Martine est confinée la prochaine fois. Belle soirée à toi, Sabrina.

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