Bonsoir à tous ! Coup de tonnerre sur la toile ! La communauté entière s’est arrêtée. La Terre, je crois, a même tremblé, ou alors c’est juste un autre train qui vient de passer… Après des mois de tâtonnements, de bataille intérieure, je ferme mon Insteugreum pour les mêmes raisons qui font que j’ai eu du mal à m’y mettre ahah. J’ai pas envie de faire un chapitre sur le pourquoi ça marche pas sur mon cervelet un peu têtu sur les bords, mais je trouve que ça va trop vite pour moi, et le fait qu’une publication soit obsolète des heures après son lancement me dépasse. Et j’ai pas la rigueur intérieure pour poster plusieurs fois par semaine, et encore moins par jour. En plus, excusez-moi, mais qui a réellement quelque chose d’intéressant à raconter toutes les heures ? Je suis sûre qu’on peut s’emmerder, même au bras de Thomas Pesquet. Thomas, désolée, ce n’est pas contre toi du tout, c’était pour la métaphore. Bref, le poisson rouge a fait le tour de son bocal.

Mais comme une porte qui se ferme laisse toujours l’opportunité pour une autre de s’ouvrir, je m’essaie au retour de lecture ici-bas dans cette nouvelle rubrique : la Bibli Roulante ! Le titre m’est venu comme par enchantement, parce qu’avant de m’adonner à l’écriture et de passer pour une vieille fille avec des lunettes, un chat sur les genoux, une addiction au scrabble et à l’humour d’Oscar Wilde (en vrai, ma veine, c’est plutôt la série Toto), je faisais la fofolle avec mon backpack et mon compagnon. Donc, comme on continue tous les trois à explorer les environs à notre manière et que j’ai toujours un livre dans mon sac… Vous avez la bibli roulante ! Et quoi de mieux pour commencer, que le livre de M. Michalik avec ce titre évocateur : Loin !

Pitch – Patch – L’histoire en gros

Loin, c’est l’histoire d’une carte postale, et d’un bon démarrage de roman, avec ces mots « Je pense à vous, je vous aime », signés d’un père absent depuis belle lurette (20 ans, c’est pas mal tout de même) que son fils Antoine retrouve un jour qu’il faisait du tri dans la maison de son enfance. Et voilà ce qui arrive quand on commence à se la jouer à la Marie Kondo, et qu’on trifouille dans les anciennes affaires de la demeure familiale. Il n’en fallait pas plus pour que Antoine change la destination de ses vacances, embarque son meilleur ami Laurent et se lance sur les traces de Charles, cette ombre de père dont il ne reste plus grand-chose, à part cette mystérieuse image où figure un manoir… allemand ? autrichien?

Le duo s’enfonce alors dans une véritable enquête, aux allures un peu foldingues, épaulés à certaines étapes par Anna, la petite soeur d’Antoine, qui est aussi délurée qu’il est coincé du bâton. Ça n’est pas dit comme ça dans le roman, mais vous avez l’image. Je ne peux pas vous en révéler plus, car un, on mêle l’histoire à la grande Histoire (donc c’est complexe, faut suivre les différentes relations), et 2, je risque de retrouver les agents de la CSA (Compagnie des Spoilers à Anéantir) devant ma porte demain matin. Ils ne travaillent pas après 18h, ce qui me laisse des heures de tranquillité tout de même.

Mon humble avis de lectrice abonnée bien trop tôt à Mickey Magazine.

Alors, personnellement, j’avais choisi ce livre grâce à sa couverture (même méthode d’expertise que pour le vin, en somme) : un globe, une voiture qui trotte dessus, ça me parlait, forcément. Et pour l’auteur. Car pour ceux qui ne le savent pas, Alexis Michalik est le génialissime créateur de la très fameuse pièce de théâtre Edmond, dont on a fait l’adaptation au cinéma ! Les deux formats ont d’ailleurs connu un franc succès, malgré la zone euro.

Donc, j’ai adoré retrouver la verve – merci de bien lire ce texte, je n’ai pas choisi le format blog, pour que vous lisiez en diagonale– d’Alexis Michalik et son humour décalé. On rit beaucoup, il a le sens de la phrase, et celui du drame. On a envie de savoir jusqu’où on va aller dans cette épopée burlesque, c’est comme une pelote de laine, on tire sur un fil, qui s’étire encore et encore, sans en voir le bout ! C’est une invitation à sauter vers l’inconnu, à pieds joints, même s’il y a de grosses flaques sur le chemin.

D’un autre côté, ce qui m’a un peu freinée à quelques rares moments, c’est le ralentissement de rythme, car il y a pas mal de flashbacks, avec des précisions plus ancrées, plus historiques, et qui requièrent, on peut le comprendre, moins de légèreté. Bon, et ce qui m’a aussi embêtée, hein, parce que non seulement j’aime le scrabble, mais je revendique aussi le droit d’être une femme et d’avoir des neurones, donc certains passages sur la fin, je ne dirai pas où ni lesquels (ouais, super ta chronique !), m’ont paru cliché, notamment entre Antoine et Jennifer, sa femme, parce que oui, au départ, il a une femme, mais on l’a un peu oubliée en chemin. Mais je lui pardonne, à cause de son putain d’Edmond.

Voilà donc mon premier retour pour cette nouvelle section de blog. Je vous recommande malgré tout ce roman, non seulement pour découvrir l’univers de Michalik, pour savourer son imagination, mais aussi pour voyager à travers ces pages. Il y en a quand même 643, beau bébé, qu’on peut pas transporter partout, sauf en poussette.

Extrait (parce que sinon, on a pas fini)

On est le 28 Août. Si on rentre demain, qu’est-ce qui m’attend ?

Une longue conversation avec ta mère.

Ce qui m’attend, c’est Lebel et Blondieu. Pas de week-ends. Un tunnel de travail. Au moins pendant deux ans. Et après ?

Laurent et Anna se consultèrent visuellement.

—… Un burn-out ? risqua Anna.

— Des vacances à la Baule ? tenta Laurent.

Alors, toi, tu l’as lu ? Qu’est-ce que t’en as pensé ? Ça te donne envie ? Ou pas ?! Belle soirée à toi !

PS : Désolée pour la photo, d’habitude, j’exploite mon chat, mais il était de mauvais… poil !

RE PS : Je viens d’apprendre que mon texte 13 heures pétantes est finaliste du grand court sur Short-Edition ! Retrouve-le ici, et aide-le à grimper dans les voix 🙂 Merciiiiiii

Pour mes écrits, et mes futurs retours de lecture, c’est toujours ici

Un commentaire

  1. Coucou Sabrina,

    Chroniqueuse maintenant, pourquoi pas ?

    Top, c’est vivant, frais, ça rebondit, il y a de l’humour, de l’humeur… Tout ce qu’on aime !

    Bon, je ne dis pas que je lirai le bouquin demain, je dois d’abord m’attaquer aux 3 sur ma table de nuit, celui dans ma besace du boulot et le carton qui attend d’être déballé dans le bureau !!!
    Mais je salue l’idée de cette nouvelle rubrique.

    Je voulais aussi te féliciter pour le relifting de ton site, il a de la gueule, vraiment… ELS en est toujours l’hébergeur ?

    Et enfin, je suis allé voter pour toi : 13 heures pétantes ! Même si ça ne servait peut-être pas à grand chose… ça me donne envie de participer au concours de printemps.

    A bientôt sur la toile,

    Ben

    J'aime

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