Bonjour à tous, je vous retrouve aujourd’hui à la veille des vacances avec un nouveau texte à vous présenter. Je l’ai écrit en mai dernier, et quand je le relis, j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment moi, d’ailleurs j’ai toujours du mal à relire mes écrits après quelque temps, on remarque plus facilement les défauts, les failles et ce qui déraille…

C’était ma première participation à un concours, proposé par Aleph Ecriture, un organisme d’ateliers d’écriture (sans blague) dans le cadre du prix de l’Inventoire. Il fallait en 400 mots, parler de ville, et d’un événement qui la bouleverse. Même si je ne fais pas partie des lauréats, je suis ravie de pouvoir le partager aujourd’hui, afin de recueillir vos opinions sur ce texte produit dans un cadre auquel je ne m’étais jamais frottée. Il me tarde tout de même de découvrir les oeuvres gagnantes, et de renouveler l’expérience dans d’autres concours, car il paraît que c’est en forgeant qu’on devient forgeron 🙂 Merci d’avance pour vos lectures et belle journée à vous ! Sabrina, qui s’en va quelques jours au vert, avec ses amis, le sac en bandoulière et le coeur léger ! Pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’écriture, n’hésitez pas à checker le site de l’organisme qui propose des options sympas, que je garde en tête !

https://www.aleph-ecriture.fr/

Deuxième verre de vin. Il est plus de 13h. Autour d’elle, les hommes d’affaires s’affairent, spéculant entre deux féculents sur la marche du monde. Le serveur lui lance des coups d’œil indiscrets et inquisiteurs à chaque fois qu’il frôle sa table. Une femme seule à cuver du cabernet, ça fait mauvais genre. Pourquoi n’arrive-t-il pas ?

La rue, indifférente à sa détresse, poursuit sa monotone cacophonie. Une jeune fille promène péniblement son chien au bout d’une laisse. Ou bien tout le contraire. Des rires éclatent. Un groupe d’ados, sur sa droite, échangent de vifs commentaires sur des vidéos qu’ils se font passer de main en main. Une grand-mère semonce son petit-fils, qui ne se tient pas assez droit à son goût. Il a envie de faire une grimace, et ça se voit. La barmaid soupire devant un nouvel afflux de clients à une heure si avancée. Un couple, jeune sans aucun doute, se tient la main au-dessus de la table, se dévorant tellement des yeux qu’ils touchent à peine à leur assiette. 

Elle boit une nouvelle gorgée, pour se donner contenance, et courage.

Cette nouvelle est en finale du grand prix du court sur short-edition, pour la lire en entier, et voter pour elle, c’est sur ce lien !! Merci d’avance.

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Crédits photo : London Vibes by Cyril G.

2 commentaires

    1. Merci beaucoup glomérule ! Oui, la contrainte était plus courte que les consignes de ma formation qui se termine. Je pense donc adapter la formule pour le blog, c’est moins lourd à suivre. Vraiment merci pour ce beau message et je prends ton smiley soleil avec plaisir ! A très bientôt Akhénarule 😉

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